Patronyme inspiré d’une compo de Creedence Clearwater Revival, Green River est né en 1984 à Seattle. On y retrouve alors le drummer Alex Vincent, les futurs Mudhoney Mark Arm (chant) et Steve Turner (guitare solo) ainsi que Stone Gossard (guitare rythmique) et Jeff Ament (basse), qui vont ensuite rebondir au sein de Mother Love Bone et surtout Pearl Jam. Que du beau monde pour enregistrer un second Ep intitulé « Dry as a bone », mais sans Steve Turner, déjà remplacé par Bruce Fairweather, qui militera ensuite chez Love Battery. Paru chez Sub Pop, ce disque bénéficie alors de la mise en forme de Jack Endino.
Ce disque avait déjà fait l’objet d’une réédition en 1990, mais sous la forme d’une compile impliquant également l’album « Rehab Doll ». C’est donc la seconde, et pour la circonstance, il a été enrichi de bonus tracks. En l’occurrence le premier Ep, des singles ainsi que cinq inédits, parmi lesquels figure une version furieuse du « Ain’t nothing to do » des Dead Boys. Mais malgré la remasterisation opérée par Endino, les morceaux sont toujours aussi bruts de décoffrage et souffrent d’une carence en mélodie. Cet Ep a un intérêt purement historique et ne devrait intéresser que les collectionneurs, Green River étant considéré comme un des principaux instigateurs du futur grunge, la présence de musiciens qui vont le développer plus tard, n’y étant pas étrangère…

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