Jeune mélomane, Steve Jones commence à jouer de la guitare vers 6 ans. Ce touche-à-tout boulimique enchaîne très rapidement au piano, au violon et à la batterie. Il accorde son premier concert à l’âge de 8 ans au sein d’un orchestre local.
C’est armé de sa guitare et un master en Music Composition en poche que Steve Jones décide de quitter son Angleterre natale (Wolverhampton). En 1999. Il rêve d’autres horizons. Destination : Bruxelles. Ville où ce jeune auteur-compositeur, chanteur, guitariste et claviériste écume les cafés-concerts de la capitale. C’est précisément lors d’un concert acoustique dans un pub irlandais, un soir de novembre 2000, que sa route croise celle de Philippe Havelange. Olivier Demeyer (Batterie) et Laurent Stelleman (Guitare) le rejoindront plus tard pour former le Steve Jones band désormais devenu Saint. Happé par d’autres projets (Monsoon…), Laurent Stelleman quitte le groupe avant l’enregistrement studio du deuxième opus Medusa. Le trio est alors rejoint sur scène par Geoffrey Lesire à la guitare.
Très vite remarqué par Classic 21, le trio belgo-britannique devra cependant attendre 3 ans avant de sortir son second elpee. Pourtant, la presse soulignait déjà les talents de compositeur du leader charismatique et la qualité musicale du premier album, « Bones and Telephones », un disque autoproduit, paru en 2005.
Autre rencontre importante pour le groupe, Michael Lunt (producteur et éditeur de Marie Warnant) qui les signe sur son nouveau label Pico Grande Productions. Réalisé au Synsound Studio par Dan Lacksman (Lio, Hooverphonic, Vive La Fête…), « Médusa » prend la direction des bacs fin 2008.
L’univers musical de ce deuxième elpee évolue quelque part entre Coldplay et Travis sans jamais renoncer à sa singularité créative.
Malgré la présence vocale de Steve Jones, « Medusa » s’ouvre, malheureusement, sur quelques morceaux pop-rock classiques sans grande originalité. Nuançons néanmoins ce ‘malheureusement’ car la deuxième partie de l’album nous présente fort heureusement un tout autre profil. Dès la septième plage, un monde musical bien différent s’entrouvre et s’offre à nous. Steve Jones y imprime pleinement son talent de mélodiste et d’auteur-compositeur. D’une voix singulièrement puissante et fragile, il raconte la vie sur des morceaux sensibles et intelligents. La qualité des arrangements studio opérés par Dan Lacksman est également remarquable. L’album se referme lentement par « All In Good Time ». Une compo douloureuse, généreuse et merveilleusement écrite. Sans oublier la voix aux inflexions ‘buckleyennes’. Et ce piano. Un final magnifique.
Excepté ce léger faux pas initial, un album réussi. A conseiller à un large public.

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