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Winning days

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En 2002, cette formation australienne avait frappé très fort lors de la sortie de son premier opus, « Highly evolved ». Un disque dont les chansons féroces, juvéniles, jubilatoires, parvenaient à emballer toute l'histoire du rock en quarante minutes : de la pop sixties aux métalleux d'aujourd'hui, sans jamais se casser les dents. Toujours produit par Rob Schnapf (NDR : mieux connu pour avoir mis en forme « Mellow gold » de Beck), « Winning Days » a mis davantage de pop dans son Vines ( ? ! ? ! ?). A cause des harmonies vocales, tout d’abord. Limpides, angéliques, ensoleillées, on les croirait presque empruntées, tantôt aux Beach Boys, tantôt aux Byrds. Et puis du sens mélodique capable de flirter avec la britpop. Et je pense tout particulièrement à « Rainfall » découpé dans les cordes de guitare bringuebalantes (Bluetones ?). A « Sun child » qui épouse un format électrique proche des débuts de Travis. Et puis au contagieux « She’s got something to say to me », dont l’emphase lorgne du côté d’Oasis. De psychédélisme également. Un psychédélisme visionnaire, aventureux qui ose une rencontre avec le punk gothique sur l’étonnant « Evil town ». On a parfois l’impression d’y vivre une rencontre entre le Floyd et Bauhaus. Même la voix de Craig Nicholls y épouse les inflexions de Peter Murphy. Une voix, tour à tour gémissante ou écorchée, hantée par le fantôme de Kurt Cobain sur le single furieux « Ride » et le ‘stoogien’ (guitare fiévreuse, tempo tribal, basse énigmatique) « Animal machine ». Un grunge qui prend, nonobstant son groove profond, des accents hymniques lors du final « F.T.W. ». En jouant la carte de l’éclectisme, les Vines vont fatalement s’adresser à un public plus large ; mais en même temps risquent fort de déplaire aux fans de la première heure. Ceux qui voyaient en eux l’esprit anarchique et à l’exubérance rock’n roll de rebelles …

Informations supplémentaires

  • Band Name: The Vines
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Capitol / EMI
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
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