Saul Adamczewski et Lias Kaci Saoudi retournés (définitivement ?) chez Fat White Family, Warmduscher continue son petit bonhomme de chemin. Un parcours ne manque pas de susciter la curiosité. Et puis, tant mieux si ces deux groupes excellent chacun de leur côté. Car oui, ce « Tainted lunch », deuxième opus du band londonien est bourré de bonnes idées. Une nouvelle fois produit par Dan Carey (Squid, Black Midi, Fontaine D.C., The Oh Sees, The Kills, etc.), cet opus est à la fois, excentrique, stimulant, riche et accrocheur. 12 compos en 32 minutes ! Enfin, si on tient compte de l’intro loufoque déclamée par Iggy Pop (« Rules of the game »). Autre invité de marque, la légende du hip hop Kool Keith qui vient poser ses rimes salaces et étranges sur « Burner ». Et vous savez quoi, ce mec pourrait parvenir à convertir un public rétif au rap. Côté rap, derrière son micro ou son mégaphone, Cams Baker Jr slamme plus qu’il ne chante. Et quand il hausse le ton, il le fait un peu à la manière de Jon Spencer, parfois soutenu, pour accentuer le contraste, par des chœurs falsetto. A l’instar du garage/blues « Fill it, don’t spill it ». Ou du sauvage titre maître. Quand ils ne deviennent pas carrément angéliques. Comme sur la rumba déglinguée « Precious things » ou le funky « Dream lotion », hanté par les spectres de James Brown et de Prince. Le funk adopte un profil très 80’s (George Clinton ?) tout au long du premier single « Midnight dipper », mais sous une forme que Beck devrait apprécier (NDR : pensez à « Odelay »). Disco funk, « Disco peanuts » rappelle le « Hit me with your rhythm stick » de Ian Dury, à cause de ce beat électro crade et libidineux. On comprend aussi mieux l’intervention de l’Iguane lors de l’intro, à l’écoute de l’obsédant « Blood load », une piste qui aurait pu figurer sur un des premiers elpees des Stooges. Et on n’est pas au bout de nos surprises, puisque le riff de gratte qui lacère « Grape face » semble calqué celui imprimé sur le célèbre « Double Dare » de Bauhaus. Enfin, aux extrêmes, on opposera inévitablement le bruitiste, chaotique et explosif « The Chimp » au slow gluant « Tiny letters », qui clôt ce long playing audacieux. Et le mot est faible !
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