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Bonaventura

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Duc de Norfolk, Thomas Howard (1473 - 1554) est un homme politique et un courtisan du règne d'Henri VIII, mais c’est surtout le faux nom choisi par le célèbre hors-la-loi Jesse James, lorsqu’il s’est installé dans le Tennessee, comme fermier, pour tenter d’échapper à son passé. C’est ce patronyme, en y ajoutant ‘Memorial’, qu’a choisi ce quartet issu de Guingamp.

« Bonaventura » constitue son second elpee, un disque partagé entre plages instrumentales ou chantées par Yann Olivier, alors soutenu par les backing vocaux du claviériste Elouan Jegat, dans un style qu’on pourrait qualifier de liturgique voire contemplatif. Bien qu’essentiellement organique (guitare surf ou gémissante, basse bavarde, percus puissantes ou amples, clavier ou piano), la musique de cette formation bretonne a également recours à l’électronique. Mais de manière judicieuse. Mélancolique et atmosphérique, cette expression sonore semble puiser ses influences majeures chez Pink Floyd, Archive et Mercury Rev. Einstürzende Neubauten également. Surtout sur les compos les plus bruitistes. Encore qu’instrumentales et partagées au moins en trois parties, les 8’ du titre maître doivent autant à Ennio Morricone qu’à John Barry. Ecrite par la poétesse et slammeuse Clotilde de Brito, « Feel alright » recèle les rares paroles interprétées dans la langue de Molière. Caractérisé par ses interventions de gratte en picking (Vini Reilly ?), la ballade mid tempo « Let it glow » s’étoffe progressivement avant de virer au rock hypnotique. De nombreuses pistes adoptent d’ailleurs ce format de ballade mid tempo, même si des changements de rythme se produisent circonstanciellement. Une œuvre qui devrait faire mouche chez les aficionados de néo prog…

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