“There are no goodbyes” constitue le cinquième album solo, enregistré en studio, pour Sophia. Et il s’inscrit parfaitement dans la lignée du précédent opus, « Technology Won’t Save Us ». Des compos poignantes, confessionnelles et mélancoliques qu’il chante de son timbre doux-amer si particulier. En s’accompagnant à la guitare. En picking. Le plus souvent acoustique mais électrifiée (NDR : une exception « Dreaming », une brève compo minimaliste interprétée à la sèche). Les mélodies sont contagieuses, parfois hymniques. Notamment sur le single et titre maître qui ouvre l’opus. Même que la conjugaison des accords de piano sonore, des envolées de guitare soniques entrecoupées par des impulsions de drums offensifs, me fait plutôt penser à Coldplay. Chanson plus allègre, « Obvious » est cependant contaminé par des lyrics toujours aussi sombres. Robin partage un duo en compagnie d’Astrid Willimason, sur la valse lente « Something ». Jusqu’alors pas vraiment de surprise. Mais le plus intéressant procède de la fin de l’elpee. Tout d’abord lors de « Sign ». Balayée par une steel guitare et des cordes de râpe languissantes, cette compo aurait pu émarger à l’americana, s’il n’y avait ce sens mélodique bien spécifique. Et enfin les trois derniers morceaux du disque. Enrichis de somptueux arrangements symphoniques. Encore que parmi ces trois chansons, « Leaving » est vraiment celle qui mérite une attention toute particulière. Car si arrangements symphoniques il y a, ils sont dominés par des cuivres énigmatiques. Et puis, cette ligne de basse pulsante remue les tripes. Bref, ce titre lorgne manifestement vers la quintessence de Broken Social Scene. Toutes proportions gardées, bien sûr. Mais le résultat est vraiment remarquable. Robin s’intéresserait-il à la nouvelle scène canadienne ?
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