Minsk est un combo à l’esprit torturé dont les membres sont originaires de Peoria et Chicago, dans l’Illinois. Le groupe fondé en 2002 compte trois démos, un split CD (partagé avec Unearthly Trance) et trois albums à son actif.
La première écoute de « With Echoes In The Movement Of Stone », son dernier opus, est douloureuse. Physiquement et mentalement douloureuse. Minsk élabore une musique lourde et suffocante, sise quelque part entre le doom et le post-hardcore cher à Neurosis. Une musique partagée entre ambiances et expérimentations sonores plutôt que de construire de vraies mélodies. Il faut cependant avoir le courage de surmonter la répulsion que procure cette première écoute pour apprivoiser et finalement apprécier totalement cet elpee. Une fois passée la phase de rejet que déclenchent ces climats glauques, ces rythmes oppressants et ces vocaux torturés, la musique de Minsk se révèle dans toute sa splendeur. Les rythmes tribaux où la batterie de Tony Wyioming se mêle aux congas de Tim Mead (NDR : aussi responsable du chant et des claviers). Les étranges expérimentations guitaristiques de Chris Bennett. La basse agressive et destructrice de Sanford Parker. Les vocaux à la fois mélodieux, colériques et funèbres. Autant d’éléments qui contribuent à donner à Minsk ce son unique et à faire de « With Echoes In The Movement Of Stone » l’un des opus de rock expérimental les plus réussis du moment.
Un must pour les amateurs de sensations fortes, avides d’expérimentations sonores, mais aux nerfs solides et au moral d’acier (NDR : je ne voudrais pas avoir votre suicide sur le dos).

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