« Snake magnet » ne constitue pas un nouvel essai de Kong, mais la réédition d’un album paru en 2009. Une œuvre à ne mettre qu’entre les oreilles d’un public averti. Et pour cause, rien que les références ont de quoi rebuter le mélomane lambda. Parce qu’en extrapolant, on a l’impression d’y retrouver pêle-mêle les riffs de gratte thrash metal de Prong, les stridulations électriques de Gang of Four voire de Primus, les cris hystériques de Mike Patton poussés, à une certaine époque, au sein de Fantômas ou les grognements gutturaux proférés par David Yow chez Jesus Lizard. Sans oublier les signatures rythmiques de Shellac. Le tout secoué par un drumming tour à tour frénétique, spasmodique, ample, torrentueux ou hypnotique.
Le trio mancunien injecte également des synthés dans l’ensemble, mais en général, hormis pour « Good graphics », une plage au cours de laquelle on a l’impression que R2-D2 (NDR : robot mis en scène dans la saga ‘La guerre des étoiles’) a été invité, ce type d’intervention ne devrait pas contrarier les puristes du genre.
Bref, on est ici en présence d’un opus déstructuré, expérimental, brutal, au cours duquel, Kong prend un malin plaisir à jouer sur les contrastes. Le long playing s’achève par une piste de 8’ imprimée sur un même motif rythmique, mais dont les 5 premières montent sporadiquement en crescendo avant le chaos final…

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