Cet album est paru en novembre 2007, mais il vient seulement de bénéficier d’une distribution officielle chez nous. Et si « Heads on fire » ne constitue pas le premier elpee de cette formation établie à New-York, je vous promets bien du plaisir si vous cherchez à savoir combien de disques elle en a concocté depuis ses débuts. Certains ont même été pressés à un maximum de 50 exemplaires ! Julian Cope les apprécie tout particulièrement. Non seulement il les avait invités à assurer le supporting act d’une de ses tournées, mais il avait remixé les morceaux de ce « Heads on fire » sur un vinyle. En évoquant le nom du leader du mythique et défunt Teardrop Explodes, vous pensez inévitablement au psychédélisme. Et vous avez tout à fait raison. Un psychédélisme éclaboussé de space métal, de garage et de krautrock. Puisant plus que probablement ses influences chez les Warlocks, Hawkwind circa « In search of Space », les Stooges époque « Funhouse » ainsi que Can.
Découpé en 6 morceaux, Heads on fire » recèle une plage de plus de 26 minutes : « Don’t be afraid ». Véritable pièce centrale de l’opus échafaudée sur un crescendo lancinant, elle est entrecoupée d’un interlude stratosphérique, avant d’en revenir au thème initial, comme beaucoup de groupes du style opéraient au tout début des seventies. Sans quoi groove lancinant, implacable, féroce, tempo hypnotique, tentaculaire (NDR : parfois plus enlevé, comme lors de la plage finale « Eternity »), ligne de basse distordue, guitares bourdonnantes, triturées par les pédales wah wah ou cosmiques, synthés tourbillonnants et vocaux éthérés, réverbérés, ténébreux, trament la densité de cette expression sonore qui recherche constamment l’harmonie entre l’ambiance et le chaos ; mais surtout est sensée reproduire un voyage hallucinogène dans l’espace et le temps…

Nederlands
Français 
