Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

logo_musiczine

The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Viagra Boys
Editors

The stars are god’s bullet holes

Écrit par - -

L’histoire de cet artiste n’est certainement pas un long fleuve tranquille et sa biographie ne raconte pas tous les drames humains qu’il a pu endurer au cours de son existence. Ses coups durs les plus récents ? Le décès de son ami et mentor, Tim Money, par ailleurs drummer chez American Music Club, Toiling Midgets et Sun Kil Moon. A cette époque, c’est alors Michael Timmins, le guitariste de Cowboy Junkies, qui va l’aider à remonter la pente et à sortir son deuxième opus solo, « A Short History of Decay », qu’il va par ailleurs produire. 

Puis celui de Bob Frank, disparu en 2019. Un artiste en compagnie duquel il avait enregistré ses deux premiers essais. On comprend ainsi mieux pourquoi ses chansons ne respirent pas la joie de vivre.

« The stars are god’s bullet holes », le troisième elpee personnel de John Murry, a cette fois bénéficié du concours de John Parish (PJ Harvey, Arno, Dionysos, Giant Sand, Sparklehorse, Dry Cleaning), à la mise en forme. Ce qui explique, peut-être la présence d’électronique, dans l’expression sonore ; mais, et c’est une bonne nouvelle, elle ne corrompt jamais l’instrumentation organique.

John est en colère à l’égard de la violence qui gangrène notre société contemporaine, et il la manifeste à travers le single qui ouvre l’album, « Oscar Wilde (came here to make fun of you) », une plage jalonnée d’interventions de pedal steel. Un instrument qu’on retrouve, bien évidemment sur les compos les plus ‘americana’ de ce long playing.

Lorsque les guitares se mettent à bourdonner ou à entrer en distorsion, on entre alors dans un univers plus noisy/rock. A l’instar du titre maître. Incantatoire, il libère une intensité réminiscente du « Gimme shelter » des Stones. A moins que ce ne soit de Sisters of Mercy. Puis du tumultueux « Time & a rifle ». Ou encore de l’expérimental « 1 (1) 1 ». Sans oublier la piste finale, « You don’t miss me (so long) ».

John a également recours à l’électronique, de manière subtile, sans jamais empiéter sur l’instrumentation organique.

Evoluant sur une boucle reptilienne, « You little black book » invite des cuivres, en fin de parcours. Bien qu’imprimé sur un tempo new wave, « Perfume & decay » marche sur les traces de The National.

Titre le plus optimiste (?!?!?), « I refuse to believe (you could love me) » reflète le penchant pour l’autodérision de l’artiste, un titre qu’on pourrait qualifier de glam, mais au drumming particulièrement souple.

Enfin, Murry s’autorise une cover étonnante du « Ordinary world » de Duran Duran. Imprimé sur un tempo fiévreux, le morceau est nappé de claviers ‘manzarekiens’.

Un album sombre, introspectif et décadent, au cours duquel de superbes chœurs féminins –assurés notamment par Nadine Khouri– adoucissent les déclarations révoltées et grinçantes que Murry dispense d’une voix marmonnée, semblable à un discours…


 

Informations supplémentaires

  • Band Name: John Murry
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: Submarine Cat / Hans Broere Promotion
  • Date: 2021-06-24
  • Rating: 8
Lu 1017 fois
Plus dans cette catégorie : « North pacific Hey what »