Curieux, le troisième album de The Veils semble parfois hanté par Ian McCulloch. Oui, oui le chanteur d’Echo & The Bunnymen ; même que « Larkspur » (NDR : une compo de plus de 8 minutes) me rappelle les divagations psychédéliques originelles reproduites en live par la formation de Liverpool. Un titre passionnel qui permet à Andrew Finn, le chanteur/compositeur/lyriciste d’épancher ses émotions les plus extrêmes. Ou encore lors du fougueux « Sit down by the fire », un morceau plus acoustique, au cours duquel, la voix est trempée dans la reverb. Mais la comparaison entre les timbres des deux vocalistes, s’affiche surtout sur les titres les plus calmes. Moment choisi par Andrew pour se faire crooner (NDR : qui a dit Neil Diamond ?) A l’instar de « Begin again », caractérisée par sa jolie mélodie au piano ; et puis du titre maître. Une plage dont l’indolence ambiante accentue une impression de mélancolie ténébreuse. Sans oublier « The house she lived in », une valse profilée sur un piano staccato que balaie des accès de guitare vibrato. En général, l’album est quand même sombre. Et pas seulement à cause des lyrics. Traversé de furtives éruptions de guitare, « It hits deep », par exemple, baigne au sein d’un climat lugubre, même si la mélodie me rappelle étrangement le « Don’t let me down » des Beatles. Et les deux titres les plus explosifs sont également les plus gothiques. Killed by the boom », tout d’abord. Imprimé sur un tempo convulsif il est déchiré entre refrains hantés et couplets déclamatoires voire vindicatifs. « Three sisters », ensuite. Une chanson incantatoire, survoltée, richement texturée (NDR : ces mandolines !), mais dans l’esprit de Wovenhand. Un titre plus poppy : l’hymnique « The letter ». Soutenu par des drums offensifs et bercé de guitares bringuebalantes, il aurait pu figurer au répertoire de Coldplay. Et puis un morceau de folk lo-fi contemporain : « Scarecrow ». Extrêmement dépouillé, il baigne dans une atmosphère particulièrement désenchantée. L’opus n’est pas aussi exceptionnel que « Nux Vomica », mais malgré ses références marquées et l’une ou l’autre compo plus dispensable, il tient quand même bien la route.
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