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Cocaïne Rodeo

Écrit par - Michel Serry -

Mondo Generator est le bébé de Nick Oliveri, l’ex-bassiste un peu taré (NDR : et pour cause, l’hurluberlu avait pris l’habitude de jouer sur scène dans son plus simple appareil) des Queens Of The Stone Age et de Kyuss. « Cocaïne Rodeo » a été enregistré en 1997, mais n’a été mis en vente, pour la première fois, qu’en 2000.

Pour les fans de QOTSA et de Kyuss, ce disque est sans aucun doute possible un album culte. En effet, pas moins de trois musiciens militant chez ces deux formations y participent. Nick Oliveri, bien sûr, à la basse et aux vocaux, Josh Homme à la guitare et Brant Bjork à la batterie. Pourtant, la musique pratiquée n’a pas grand-chose à voir avec celle des ‘Desert  Rockers’ californiens. On y décèle un peu de ‘stoner’ quand même, parce que l’on ne se refait pas ; mais c’est surtout du punk mâtiné de hard rock ou même du post hardcore qui est ici consommé.

Les vocaux écorchés d’Oliveri et le son brut des guitares préservent Mondo Generator de la philosophie plus commerciale adoptée chez les groupes qui l’ont rendu célèbre. On reconnait circonstanciellement l’intensité d’un Black Flag, la folie d’un Dead Kennedys (au niveau de la basse), la fougue du Nirvana pré-« Nevermind », mais aussi, parfois, l’esprit des jam bands des seventies. L’équilibre est d’ailleurs un peu difficile à trouver entre hymnes punk d’une minute trente (« Uncle Tommy », « I want to to die ») et jams susceptibles de s’étendre jusque 13 minutes (« Another Tension Head »). Ces variations de style reflètent probablement l’esprit un peu tordu et décousu de l’ami Nick.

Pour qu’une réédition soit intéressante, il faut, bien sûr, qu’elle contienne son lot de cadeaux et celle de 2009 nous gâte, car c’est carrément un deuxième disque qui nous est proposé en bonus. Ce second opus est un live, brut de décoffrage (mais au son correct) intitulé « Alive and Wired ». Il a été enregistré au Troubadour de Los Angeles en décembre 2003. Une exception : le dernier titre. Intitulé « Autopilot », il est issu de la prestation du groupe immortalisée lors de l’édition 2004, au Reading Festival, et bénéficie de la participation de Mark Lanegan (Screaming Trees, Mad Season, QOTSA) au chant.

Une réédition plutôt agréable pour les fans, mais pas vraiment indispensable pour les autres.

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