Derrière sa barbe et ses petites lunettes, William Fitzsimmons est un homme plein de bonnes idées. Et un auteur interprète aussi doué que Sam Beam (Iron & Wine). Ce qui est un gage de qualité en soi. Le don largement exploité sur ce ravissant « Goodnight », il le doit à ses deux parents aveugles, musiciens de formation. Ceux-ci auront flanqué un instrument entre ses petits doigts avant même qu’il ne prononce son premier mot. Et maman et papa peuvent être fiers du résultat. « Goodnight », troisième ouvrage de leur rejeton, est sans conteste un travail d’orfèvre. Pas étonnant donc qu’il soit également le disque de la révélation.
Relevé d’un poil d’electronica, « Goodnight » n’aurait pas fait figure d’intrus au sein de la discographie d’Iron & Wine. Le folkeux de Pittsburg accomplit un travail soigné comme pas deux. Les mélodies, coiffées de splendides vocalises, y sont d’une délicatesse hors norme. William Fitzsimmons est l’un de ces artistes qui s’adresse directement à la sensibilité de ses auditeurs et marque sa cible à tous les coups. Et un artiste qui fait la nique à Kanye West en réinterprétant de manière magistrale l’une de ses compositions les plus moyennes (« Heartless », inédit dispo sur les plateformes de téléchargement légal) ne mérite rien d’autre qu’un immense respect. « Goodnight » est l’un des incontournables de 2009.

Nederlands
Français 
