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The Alexandria Quartet

Écrit par - Béber -

Martin Skalnes a grandi à Kovervik, une petite ville sise à l’ouest de la Norvège. Et plutôt que de participer aux offices religieux, célébrés dans son église, il préfère écouter de la musique. Ses premiers coups de cœur ? The Searchers, R.E.M et un peu plus tard Oasis. A l’âge de 6 ans, il commence à gratter de la guitare. Un an plus tard, il se met au piano. Il faudra cependant attendre quelques années avant que le jeune prodige se lance dans l’aventure d’un groupe. Une aventure qui débute à Bergen, en compagnie de ses trois futurs compères. Et la première chanson écrite par le quatuor s’intitule « Into The Light », un des deux singles de leur futur premier album. Ce morceau suffit à donner vie à la formation. Qui décide quelque temps plus tard, d’émigrer à Londres. Le combo s’y produit, est remarqué ; ce qui lui permet d’assurer plusieurs dates en première partie de Travis.

Dix-huit mois de travail en studio ont été nécessaires à The Alexandria Quartet (NDR : patronyme inspiré d’une tétralogie de romans écrits par l’auteur britannique Lawrence Durrel ; une lecture que les membres avouent avoir entamée, mais jamais achevée vu l’ampleur de la tâche) pour concocter ce premier disque éponyme.

Première constatation, le timbre vocal de Martin est très proche de celui de Kelly Jones (Stereophonics). Et le style évoque également le combo gallois. « The Dark Side Of The Bues », titre qui ouvre l’elpee (NDR : et deuxième single) en est sans doute la plus belle illustration. En général, le britrock ou la britpop de The Alexandria Quartet dispensé tout au long de ce cd est très conventionnelle. Hymnique même. A l’instar de « Get Lost In The City » qui pourrait facilement être repris en chœur dans les stades anglais. Mais lorsque les Norvégiens troquent leurs guitares électrifiées contre une instrumentation plus acoustique (NDR : notamment le piano et les sèches), les morceaux prennent une toute autre dimension. L’aspect mélodique y est davantage accentué. C’est à cet instant qu’on se rend compte du talent de compositeur de Martin Skalnes. Ainsi « I Need someone to Love » évoque un certain Jude alors que « Ace Upon The Sleeve » aurait pu figurer au répertoire de Rufus Wainwright.

Bref, bien dans la lignée de Travis et de Stereophonics, The Alexandria Quartet possède toutes les aptitudes pour devenir un stadium band. Un excellent songwriter. Des mélodies contagieuses, bien troussées. Il ne lui manque plus que le succès…

 

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