Dans les méandres ‘hype’ du milieu culturel musical, fustiger ce qui est adulé est souvent comparé à du nihilisme, voire même du snobisme. Aussi, pour pouvoir faire passer son message, il est souvent nécessaire de devoir faire face à la vox populi. Ne pas tarir d’éloges Vampire Weekend c’est comme lâcher une flatulence au restaurant et subir ce long moment de solitude, quand tous les clients n’ont d’yeux que pour vous.
Si le premier album des New-Yorkais était parvenu à annihiler toute réserve, leur nouvel elpee ne jouit plus du même crédit. Evidemment, l’album est excellent. Evidemment, il est une source de convivialité et libère une énergie positive communicative. Evidemment, il n’y a pas grand-chose à redire. Mais à dire non plus, dans le fond. Tout est parfaitement millimétré. Tout est bien en place. Pas la moindre trace de désordre, ni même d’une difficulté à mettre en boîte le moindre morceau. Pas de dérapage, de folie, ni de prise de risque. « Contra » est tout simplement, surprenant de facilité. Aseptisé, même. Une bonne dose de rythmiques africanisées, parfumée par quelques zestes de fruits caribéens. Un subtil mélange entre pop et électro. Une voix chargée de quiétude, mais aussi de juste ce qu’il faut comme émotion. D’excellents ingrédients qui devraient permettre à cet opus de cartonner sur les radios FM. « ‘C’est beau, mais on dirait du Paul Simon, mauvaise période’ me disait mon ami Enzo après avoir écouté ce disque. C’est que ce n’est pas un con mon ami. Il a du flair et de l’oreille. Et puis surtout il partage mon avis. Nous sommes ainsi déjà deux à émettre le même avis. Les candidatures sont ouvertes si vous souhaitez rejoindre notre groupe. Alors ne craignez plus de ramer à contre-courant de l’opinion générale. Et battez-vous… camarades !!!

Nederlands
Français 
