Il existe plusieurs manières d’appréhender la musique de PixelRace. Tout d’abord, à l’instar de n’importe quel album, au premier degré. Puis, si on la considère comme une vaste blague, au second degré. Et enfin, pour les intellos, au troisième degré. Perso, j’opterais pour la seconde solution. Sans quoi, je risque de descendre ce disque en flammes ou tout simplement de ne rien avoir à raconter d’intéressant…
Maintenant, si vous choisissez la troisième option, la musique du groupe bruxellois pourrait refléter une parodie de tout ce que le néo-métal, la pop et tutti quanti a pu nous balancer de pire, au cours des quinze dernières années. En un seul cd. Une tâche particulièrement ardue, que Pixel Race est cependant parvenu à accomplir. Cette célébration du mauvais goût implique des concepts revivalistes, qui à l’époque étaient déjà surannés. Une véritable prouesse, digne des meilleures caricatures. Serions-nous en présence de néo-métal légèrement contaminé par l’électro ? Les grattes se veulent viriles. Mais rivalisent de fadeur et de mollesse. Les mélodies sont plus que prévisibles. Et les effets spéciaux ( ?!?!?) triturant le chant font plus rire que sourire. En outre, les refrains repris en chœur, par l’ensemble des musiciens du combo, rappellent l’époque des Boys Band, vécue, il y a une bonne dizaine d’années.
Que du bonheur donc ! Mais l’euphorie des premiers morceaux estompée, on s’amuse de moins en moins. C’est alors que l’expression ‘les blagues les plus courtes sont les meilleures’ prend tout son sens. On en attrape même la nausée. Et rien que les parties vocales deviennent insupportables.
Alors : ‘Should We Pay For All This Happiness ?’ Ben non… Faut pas déconner quand même !

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