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Venom In The Grass

Écrit par - JoWell -

La prochaine coupe du monde de football, prévue pour cet été 2010, aurait-elle incité GPFC à sortir de leur vestiaire ? Une chose est sûre, les patrons du Grand Popo Football Club sont de sacrés branleurs. Ariel Wiezman et Nicolas Errera resserrent leurs crampons, réajustent leurs jambières et sortent des vestiaires la tête haute. Même pas gênés les Français, d’avoir laissé son public, 10 ans sans nouvelles. Souvenez-vous. En 2000, le duo dandy taquinait notre virilité en nous invitant à dandiner sur leur single « Les Hommes C’est Pas Des Mecs Bien », un titre issu de l’elpee « Shampoo Victims », un opus cependant passé discrètement inaperçu.

Une décennie plus tard, Le Grand Popo Football Club nous propose « Venom in The Grass ». 10 ans d’absence, c’est aussi tout un symbole ! Une période souvent mise à profit pour atteindre la pleine maturité. Chez Wiezman et Errera, c’est malheureusement peine perdue. Voguant quelque part entre électro, pop, new wave, new beat et disco, leur musique ne parvient jamais à prendre une direction bien définie. Les sons sont tellement décousus qu’ils finissent par faire des nœuds. Les mélodies sont acidulées ou offrent un goût cherry. Bref, c’est un grand foutoir. Cependant, si les joueurs du Grand Popo Football Club semblent décontractés dans leurs maillots, ils n’en sont pas moins attentifs à la réaction du public. C’est donc en s’octroyant une (belle) part féminine que le Club essaye de faire chavirer les supporters. Transfuge des Putafranges, Tania Bruna-Rosso se pose en passerelle entre l’univers psychédélique des deux affreux et une corde vocale délicate. Résultat au marquoir ? Une galette légère, un tantinet foutage de gueule (mais ça on le savait à l’avance) et un rien agaçante. Mais aussi, un univers désinhibé, translucide et hyper pailleté. Pour l’ambiance on accroche, pour le reste on s’efforcera de garder le sourire.

 

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