Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Kreator - 25/03/2026
Hooverphonic
Béber

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vendredi, 23 mai 2014 10:50

Romance Floats

De son véritable nom Anna Muchin, Scarlett O’Hanna est originaire de Toulouse. Elle entame sa carrière solo, en 2007. Intitulé « Cheap Bling Bling », son premier Ep lui permet de se forger une certaine notoriété et surtout de tourner en compagnie d’illustres artistes issues de la scène folk telles que Laura Veirs, Scout Niblett ou encore Emily Jane White. Et après avoir publié son deuxième elpee, c’est Wilco qui l’invite à assurer le supporting act de sa tournée. Quand elle s’établit à Bruxelles, il y a trois ans, c’est d’abord pour dénicher un emploi au sein des instances européennes…

Elle vient de graver son troisième opus. Et sur ce « Romance Floats », elle se réserve une nouvelle fois l’écriture, la composition et la production. Un disque qui va bien au-delà du format folk. La Française y explore d’ailleurs un univers sonore chargé de contrastes. Elle n’hésite ainsi pas à prendre du recul par rapport à ce style forcément acoustique, en général lassant, pour glisser vers le rock lo-fi. « Romance Floats » baigne ainsi au sein d’un univers qui oscille entre douceur, hédonisme et électricité. Une amplitude qui rappelle celui embrassé par des artistes telles qu’Angel Olsen ou encore Cat Power. Caractérisé par sa mélodie imparable, « Dramamine » illustre parfaitement la vivacité du folk/rock de la demoiselle. Les sonorités chaleureuses des six cordes, les percussions basiques et les chœurs généreux nous permettent d’oublier Bruxelles et les origines françaises d’Anna Muchin. Son univers sincère et touchant rappelle même davantage les forêts canadiennes que les lugubres bâtiments de l’Union européenne.

Dans son style, Scarlett O’Hanna est une des révélations de ce début d’année. Lors d’une interview accordée à un média belge, la Française exprimait son envie de décrocher le statut d’artiste afin de vivre de sa musique. C’est tout le mal qu’on lui souhaite. Il serait dommage qu’un tel talent soit obligé de finir sa carrière dans un sinistre bureau de l’Union Européenne !

 

jeudi, 15 mai 2014 16:22

Permanent Signal

Véritable globe-trotter, Mauro Remiddi est né à Rome, a grandi à Londres et s’est établi, depuis une douzaine d’années, à Brooklyn. Le choix d’entreprendre une carrière professionnelle, dans l’univers de la musique, s’est rapidement révélé à lui. C’est vers l’âge de 10 ans qu’il touche pour la première fois un instrument. Après avoir enregistré quelques Eps sous différents patronymes et écrit une B.O. pour un film italien, il décide de lancer un nouveau projet qu’il baptise Porcelain Raft. Et comme il est déjà connu dans la sphère musicale, il déniche rapidement un maison de disques, en l’occurrence le label indépendant américain, Secretly Canadian (War on Drugs, Damien Jurado, …) Il publie d’abord un Ep, et dans la foulée, un premier elpee intitulé « Strange Weekend ».

Après avoir passé plusieurs mois sur les routes et pris quelques jours de repos, l’Italo-britannique se remet au travail et couche sur papier ses expériences engrangées au cours de cette aventure enrichissante. Moins de deux ans après la sortie du précédent long playing, Porcelain Raft nous propose donc ce « Permanent Signal ». Pour enregistrer cet LP, le multi-instrumentiste a reçu le concours de quelques relations qui militent au sein de l’univers indie-rock américain ; et notamment Jonny Rogoff (Yuck) aux fûts, Darby Cicci (The Antlers) aux chœurs et à la trompette ainsi que Gaspar Claus (qui a notamment apporté sa collaboré à The National et Sufjan Stevens) au violon.

Tout au long de « Permanent Signal », Mauro puise un peu dans tous les styles. Si bien que le véritable fil conducteur des onze pistes de cet elpee est tramé par la voix. Une voix douce, nasillarde et chargée de feeling qui nous plonge dans une atmosphère mélancolique. L’album s’ouvre par deux plages magistrales, sculptées dans la dream-pop, évoquant Beach House. Soit le captivant « Think of The Ocean » et le vaporeux « Cluster ». Porcelain Raft commence très fort ! La suite manque malheureusement de constance et surtout d’intensité. Caractérisé para ses références 80’s, « Minor Pleasure » est même totalement dispensable. Il faut attendre « The Way Out » et « Five Minutes From Now » pour retrouver chez Remiddi l’inspiration du début. Deux morceaux de shoegaze digne de The Antlers. Quatre titres sur onze, c’est néanmoins un bilan insuffisant pour le talent de Mauro. Il nous doit une revanche !

 

Tomorrow We Sail est originaire de Leeds. La formation compte sept musiciens en son sein et « For Those who Caught the Sun in Flight » constitue son deuxième album. Depuis 2009, les Anglais s’évertuent à affiner leur post-rock. Leur musique intègre tous les éléments classiques du style : des guitares cristallines et des crescendo maîtrisés (NDR : malheureusement trop rares…) Cependant, deux violons, un piano et des vocaux viennent étoffer l’ensemble. Néo-classique leur post-rock lorgne alors surtout vers Mono.  

« For Those who Caught the Sun in Flight » aurait pu se révéler intéressant, s’il n’y avait ces voix. Celle du chanteur est maniérée. Et comme ni les chœurs féminins, ni les harmonies vocales ne parviennent à contrebalancer ces envolées lyriques, on décroche assez rapidement pour ne plus retenir que cet aspect de l’œuvre. Qui à cause de ces paramètres, ne pourrait même pas servir de musique de fond…

 

jeudi, 15 mai 2014 16:01

Lo-Fantasy

Guère notoire sur le Vieux Continent, le Sam Roberts Band jouit d’une grosse popularité au sein de son pays. Pour preuve, la formation a déjà décroché plusieurs prix, depuis sa création, en 2000. « Lo-Fantasy » constitue son sixième album et le deuxième depuis que le groupe a décidé de poursuivre l’aventure sous ce patronyme. Malgré la présence du backing group, les elpees précédents étaient parus sous le nom de Sam Roberts. Enfin, quoique québécois, les musicos se sont établis à Montréal.

En publiant « Lo-Fantasy », le combo canadien a voulu se frotter à l’électro-rock. Résultat des courses, la musique de cet opus est assez accessible et se boit comme du petit lait. L’énergie est communicative et les mélodies accrochent dès la première écoute. Bref, l’opus possède toutes les caractéristiques requises pour enflammer de grands stades.

Néanmoins, après avoir écouté les onze plages, on n’a vraiment l’impression de ne pas en avoir retenu grand-chose.

 

vendredi, 09 mai 2014 21:32

Pillar Point

La toile ne nous apprend pas grand-chose au sujet de Scott Reitherman, aka Pillar Point. On y découvre quand même qu’il est originaire de Seattle et a milité au sein de la formation indie-pop, Throw Me The Statue. Enfin, que cet opus éponyme constitue le premier elpee de ce jeune artiste. Or, l’Américain est signé chez Polyvinyl Records, un label intéressant qui héberge, notamment, Japandroids, The Dodos, Deerhoof et Xiu Xiu…

Pillar Point pratique une synth-pop au sein de laquelle il mêle judicieusement claviers et guitares. Il remet ainsi au goût du jour les sonorités 80’s, sans pour autant tomber dans le kitsch ni reproduire les recettes consommées par tant de formations contemporaines. Pourtant, les neuf plages de cet elpee constituent un véritable appel à la danse, provoqué d’abord par la ligne de basse caoutchouteuse (« Touch »). Puis par le climat sensuel au sein duquel les compos baignent. Et comme les mélodies sont terriblement contagieuses, je vous souhaite bonne chance pour vous débarrasser du virus…

Pourtant, malgré ce potentiel indéniable, la musique de Reitherman n’a pas encore traversé l’Atlantique. Ce qui ne devrait plus tarder… A quand une tournée européenne ?

 

samedi, 03 mai 2014 11:17

Sunken

Rien à voir avec la série de David Lynch du même nom ! Twin Peaks est le patronyme choisi par un quatuor originaire de Chicago et « Sunken » constitue son premier album.

En à peine vingt minutes, ces quatre jeunes Américains, fraîchement sortis du lycée, démontrent qu’ils possèdent un sacré potentiel. Leur mélange de dream-pop et de noise vaut clairement le détour. Bénéficiant d’une production garage ‘vintage’, ils parviennent à nous balancer huit morceaux aux mélodies entêtantes. « Boomers » en est certainement le meilleur exemple. La voix nasillarde du chanteur évoque rapidement celle de Julian Casablanca tandis que les morceaux rappellent ceux de Beach House.

Au final, « Sunken » est un album excitant au bout duquel on reste sur notre faim. On est impatient de voir débarquer leur premier véritable long playing. Un peu plus conséquent, histoire de vérifier si le groupe tient la route...

 

samedi, 03 mai 2014 11:13

We followed every sound

Un an après avoir livré un album intitulé « Rivonia », la jeune Sud-africaine, Cherilyn Macneil, aka Dear Reader, nous propose un opus ‘live’ enregistré en compagnie de l’orchestre symphonique allemand, le Deutsches Filmorchester Babelsberg.

Sur ce disque, on retrouve une majorité de titres issus de l’elpee précédent, soit sept sur douze, le reste procédant des premiers long playings. Pas de nouveaux morceaux donc. Néanmoins, « We Followed Every Sound » est une œuvre intéressante tant sa dimension lyrique est transcendée par l’ensemble des musiciens (cordes, cuivres, chœurs, etc.) qui soutient à la perfection, la Berlinoise d’adoption. Révélant ainsi encore mieux son univers fantasque et féerique.

Bref, on est impatient de découvrir cette jeune artiste, sur les planches. Et pourquoi pas prochainement en Belgique ?

 

samedi, 03 mai 2014 11:13

Lands

Sous le patronyme de Piano Chat se cache le Français Marceau Boré. Après avoir publié un premier Ep intitulé « Ours Molaire », en 2011, et assuré la première partie de la tournée de Yann Tiersen, il vient donc de graver son premier opus, un disque paru chez Kythibong (Fordamage, Papaye, Pneu, …)

« Lands » relate les années passées sur la route par l’artiste. C’est d’ailleurs au cours de ces périples, qu’il a composé ces chansons. Pas étonnant qu’il ait invité des personnages rencontrés ou accompagnés lors de ces expédition, tels que Yann Thiersen, Mesparrow ou encore JB Geoffroy (batteur de Pneu), pour concocter cet elpee. Somme de diverses expériences ou influences, cette œuvre ressemble à une mosaïque haute en couleurs où chaque morceau a sa propre spécificité. Difficile d’ailleurs d’y trouver un fil conducteur. Evoluant au sein d’un univers sonore sis quelque part entre Grandaddy et Gablé, sa musique pourrait être pompeusement être qualifiée d’électro-pop-folk. Encore que l’un ou l’autre morceau laisse filtrer une énergie carrément punk. Hormis les deux derniers morceaux du long playing, plages plus acoustiques chantées dans la langue de Molière, le reste de l’elpee est balayé de bidouillages électroniques, et interprété dans celle de Shakespeare. Une voix dont il parvient brillamment à moduler le ton et l’intensité, suivant les pistes. Cependant si l’éclectisme est le point fort de l’album, c’est également son tendon d’Achille. Cette trop grande disparité entre les différentes compos nuit finalement à un ensemble qui souffre également de la présence de l’une ou l’autre plage totalement dispensable, à l’instar de « Fragiles Lands ». Dommage !

 

jeudi, 24 avril 2014 11:58

Do you Love the Sun

Ce disque était sorti à la même époque que « The Early Year », soit la réédition des deux premiers albums parus avant la reformation du groupe en 2011, « Dance the Night Away » et « Pine Box ». « Do You Love The Sun » constitue donc le premier opus publié après la réunion de Scud Mountain Boys. Un premier test donc pour le groupe originaire du Massachusetts depuis leur séparation en 1997. A-t-elle été bénéfique ? Le folk du band à Joe Pernice a-t-il retrouvé des couleurs ? Si l’émotion est toujours palpable, on ne peut pas en dire autant de l’énergie. Car la voix de Joe Pernice est toujours aussi apathique et plaintive. Elle est même d’une constance époustouflante. Néanmoins, n’enlevons pas le mérite du band. Car il faut avouer que si la musique est généralement soporifique, l’instrumentation demeure plutôt sympathique. Tous les instruments nécessaires au country-folk –lap steel, grattes acoustiques, etc.– y sont. Et les berceuses sont particulièrement bien torchées. Certaines mélodies parviennent même à accrocher, à l’instar de « Do You Love the Sun ».

En gravant « Do You Love the Sun », Scud Mountain Boys revit à défaut de se réveiller, ce qui n’est au final déjà pas si mal. ..

 

jeudi, 24 avril 2014 11:54

Symmetry

A l’instar de Pneu, Electric Electric, Marvin ou autre Chevreuil, Jean Jean relève de la scène française math-rock. « Symmetry » constitue le deuxième album de ce duo batterie/guitare qui se mue circonstanciellement en trio (basse ou clavier). Un disque aussi court que le précédent. Il atteint d’ailleurs, à peine 25 minutes.

Essentiellement instrumentales, les compos sont véloces, énergiques et intenses. Tout comme les formations susvisées, Jean Jean a le don d’aiguiser ses riffs et de provoquer des ruptures inopinées au sein d’un même morceau. Et « Coquin l’éléphant », le titre qui ouvre le disque en est un bel exemple. Cependant, la formation hexagonale ne se contente pas d’aligner des pistes de math-rock. « Love » baigne ainsi dans un climat davantage ambient. Là ou le band se fourvoie, c’est quand il sonde le néo métal (« Laser John »). Heureusement, cet écart est le seul recensé sur le disque. Le retour au math-rock s’avérant alors une sage décision…

Bref, à défaut d’être original, « Symmetry » est un album de bonne facture, et surtout susceptible de vous donner un bon coup de fouet les jours de fatigue.

 

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