L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Up In Flames

Dan Snaith aurait-il pété un câble ? Alors qu'on croyait le jeune Canadien féru d'électronica coriace (" Start Breaking My Heart ", son premier album), le voilà qu'il nous revient déguisé en vieux beatnik post-Summer of Love, avec 10 nouveaux morceaux au psychédélisme tranquille. D'entrée, ces percussions, ces guitares, cette voix éthérée à la Jason Pierce : nous voilà bien de retour en pleines années soixante, à l'époque ou Syd Barrett avait encore toute sa tête et Robert Wyatt ses deux jambes. " Skunks " et " Hendrix With KO " (déjà les titres…) continuent d'ailleurs sur cette lancée hippie : trompettes, harpe, flûte, chœurs chabadabada,… Avec quand même une touche de synthé et de breakbeats, parce que Snaith travaille avant tout sur laptop (tant pis pour les puristes). Un peu comme si Love avait découvert l'ecstasy en 1969 et s'était mis à faire du Can avant l'heure. La suite nous plonge encore dans le passé, mais toujours avec ces touches d'électronique qui font la différence. Batterie, violon, tromblon, harmonium, bruits d'oiseaux et de verre qui se brise, voix en canons,… Manitoba revisite avec bonheur ces belles années de franche défonce, en compagnie des fantômes de Sun Ra et des Grateful Dead. Pareil voyage à travers les Portes de la Perception ne nous était plus arrivé depuis le " Ladies and Gentleman … " de Spiritualized… Bienvenue, avec " Up In Flames ", dans la quatrième dimension.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Hearts Always Bleed (Ep)

Le cœur de ce trio bordelais saigne sauvagement d'une rancœur maladive, à l'écouter battre la chamade comme si le gouffre au bord duquel il tangue n'avait pas de fond… Le cri, face au vide, s'éternise et renvoie son écho sur les parois moites d'une chambre capitonnée, celle d'un cerveau déconnecté, victime d'électrochocs à courts intervalles, puissants, hypnotiques, libérateurs. Dans l'obscurité de cette solitude qui le tenaille, le corps de Maria Blonde est parcouru de spasmes terrifiants. La fin semble proche, malgré l'appel à l'aide, époumoné des entrailles… La tension, dès les premières notes douloureuses de ce disque jusqu'au-boutiste, est à son comble : les violons, menaçants, blessent nos cœurs sans langueur monotone, et les guitares, en équilibre sur le fil du rasoir, se cognent aux mélodies qui flirtent avec le néant. Le pouls, sans cesse, accélère, et les yeux se révulsent, avant le coma, la perte des sens. Ces décharges sourdes, ces crises d'épilepsie rythmique et ce vacillement guttural soufflent sur nos têtes pressurisées un vent de panique d'une violence extrême. Après le déluge, ne subsiste que le souvenir d'une musique désespérée, aux confins d'un monde où le bonheur n'est qu'illusion, et le repli sur soi la seule issue.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

100th Window

De l'art de continuer à faire de la musique quand on est tout seul, sous le nom d'emprunt d'un trio devenu légendaire. De l'art ou du cochon ? Loin de nous l'idée d'accuser 3D de pédophilie : la question n'est pas là… Sauf que 3D n'est pas Massive Attack, et Massive Attack n'est pas 3D. Mushroom parti il y a trois ans, c'était toute la couleur hip hop, soul et dub du groupe qui partait en fumée : ces demi-teintes qui avaient fait la réputation du trio (le trip hop, rappelez-vous). Que reste-t-il de Massive Attack ? Un seul homme, donc. Daddy G, lui aussi, est parti. Poudrer le pet de son gosse. A l'écoute de " 100th Window ", on sent le 3D bien dépourvu : sans les deux âmes black qui faisaient le charme (dévastateur) du groupe de Bristol, ses deux bouées de sauvetage, Robert Del Naja pique du nez, et coule. La musique de Massive Attack s'est transformée en bateau ivre voguant à sa perte, recyclant à veau l'eau la recette de " Mezzanine ", mais sans la sublimer. Réduite comme une peau de chagrin aux exigences punk-new wave du blanc-bec, ce " 100th Window " sent le trip hop rance, n'en retenant que le trip (bad). Plus de hop, donc. Et plus grand chose d'autre. Même Horace Andy, pensionnaire de longue date, semble s'ennuyer ferme. Quant à l'autre invitée, n'en parlons pas : Sinead O'Connor, avec sa voix horripilante et sa tête à claque, nous rend l'écoute encore plus rédhibitoire. Mais que fait la police ? Avec ses ambiances de fond de tiroirs, ses attractions linéaires, ses mélodies en pilotage automatique, cet album sent la mort. La mort d'un grand groupe, dont les empreintes sur la musique de ces quinze dernières années se faisaient encore et toujours prégnantes… Dommage. Devrons-nous désormais parler de Massive Attack comme un groupe du passé, alors qu'il représentait toujours le futur du rock, de l'électro, du hip hop ? Parce que jusqu'à nouvel ordre, son influence devrait s'arrêter net, à dater de ce " 100th Window " suffisant et chiant comme la pluie. Rarement un groupe d'une telle ampleur n'aura suscité une telle déception. Massive, vraiment.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

The Civil War

Après s'être distingués dans la musique d'objets chirurgicaux (" A Chance To Cut Is A Chance To Cure "), Martin C Schmidt et Drew Daniel dépoussièrent avec entrain les mythes guerriers et les oripeaux médiévaux. Sur " Regicide " et " Jealous Order of Candied Knights ", le duo californien s'amuse avec un Orgue de Barbarie et d'autres vieilleries de la Renaissance, pour un résultat cocasse où les aspérités électroniques finissent quand même par enrayer la machine (de guerre). Une rythmique martiale s'ajoute à la cacophonie ambiante, avant qu'un bruit SF nous replonge dans le futur, bref aujourd'hui, ou du moins c'est ce qu'on croit… Matmos aime brouiller les pistes et se jouer du contexte (musical, politique, technique) : forcément inclassable, sa musique est à la fois faite d'anachronismes vertigineux et d'avancées soniques encore sous-estimées. En utilisant des instruments d'un autre âge et d'autres accessoires d'une origine douteuse (la fourrure d'un lapin sur " Pelt and Holler "), Schmidt et Daniel ne font, en fin de compte, que recycler. De véritables maîtres-composteurs ! Qu'ils s'amusent avec nos nerfs (les chip tunes de " The Stars and Stripes Forever ") ou nous ménagent avec du folk en apesanteur (" la fin de " Y.T.T.E. " et " For The Trees "), les deux Américains ne font pas dans la dentelle. Sauf si c'est celle de Bruges, datée d'époque, à coudre au plus vite sur leurs costumes de fiers chevaliers de la cause postmoderne.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Just Like Blood

On avait quitté Tom McRae avec abattement : ce type, avec ses chansons tristes et dépressives, n'était décidément pas un joyeux luron. Ce " Tom McRae ", d'une beauté certes indubitable, n'était pas notre compagnon le plus cher lors de nos matinées ensoleillées : plutôt à écouter tard le soir, quand la nuit étouffante recouvrait de son manteau noir nos espoirs les plus secrets. Tom McRae, le nouveau héraut de nos doutes et de nos errances, avec sa voix haut perchée et ses hantises qui frôlaient souvent l'emphase, nous mettait presque mal à l'aise. Avec ce " Just Like Blood " d'une pesanteur certes encore marquée, l'Anglais semble s'être un peu assagi et détendu ; en témoigne le morceau d'ouverture et ses samples… africains ! " Welcome back… " : tels sont les premiers mots de ce " A Day Like Today " lumineux et reposé, à des lieues déjà de ses anciennes compos. Tom McRae donne ainsi le ton : finies les introspections larmoyantes, et en route pour la joie ! Peine perdue, déjà, à la fin de ce titre en trompe-l'œil : si l'Anglais nous accueillait avec une gentillesse étonnante, voilà qu'il nous gratifie, en toute fin, d'un " I love you to death " de triste mémoire. Triste, en effet : c'est avec ces deux mots qu'il composa la bonne moitié de son premier album… " La mort, l'amour, c'est du pareil au même ", semble nous dire Tom McRae : et de fait, il remet ça tout au long de ce " Just Like Blood ", avec plus ou moins de bonheur (ou plutôt malheur). C'est qu'on ne change pas un homme en une chanson, fut-elle imprévisible : Tom McRae continue donc, dans une veine rouge sang, à graver des chansons sombres et pas drôles, à écouter les larmes aux yeux et les dents serrées. Parfois, l'étau se desserre (" Karaoke Soul " et ses envolées de cordes), mais la couleur de l'album reste noire de chez noir. Il n'empêche que des chansons comme " " Overthrown ", " Walking 2 Hawaii " et " Mermaid Blues ", trio gagnant du milieu de l'album, confirment le talent de Tom McRae pour transcrire à merveille ce sentiment de détresse qui nous tenaille tous, un jour ou l'autre, au lendemain d'une rupture. Tom McRae : à la fois bourreau (des cœurs) et victime (consentante) de ses propres faiblesses ? Tout juste. De la pop SM, en somme.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Dead Cities, Red Seas & Lost Ghosts

D'abord des piaillements d'oiseaux, puis une voix au vocodeur, froide, impersonnelle, mécanique, avant qu'une déflagration sonore pleine d'échos ambient (Eno ? My Bloody Valentine ? Tangerine Dream ?) achève de nous surprendre. M83 ? Un duo français d'Antibes qui s'invente une musique vaporeuse, presque abstraite, construite à base de synthés pénétrants, de rythmes martiens et de riffs étouffés par la calotte glaciaire. Dans cette ambiance de fin du monde, Anthony Gonzalez et Nicolas Fromageau sculptent la matière sonore à coups de scalpel électronique. Parfois, une voix-fossile s'égare dans ces paysages crépusculaires. Peut-être un vestige d'une époque révolue, d'avant les " cités mortes " (le titre) ? Sur " In Church ", un orgue hanté rappelle pourtant à l'ordre tous les fidèles. En vain : il ne reste plus personne, que des fantômes dont on entend à peine les murmures. La musique électro-noisy de M83 semble figée dans le temps et dans l'espace : à l'auditeur d'oser y plonger, même si l'apnée peut s'avérer dangereuse. A la surface, pas une âme qui vive : juste ces bruits blancs et ces réverbs abrasives, derniers reflets d'une quelconque présence humaine… Serions-nous en plein rêve ou victimes d'une expérience hallucinatoire ? Ce disque, c'est un peu comme le monolithe noir de " 2001, l'Odyssée de l'Espace " : on ignore ce que c'est, et ça nous obnubile. SOS Terre : nous voilà pris au piège comme des couillons !

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Music for the Maases 2

Depuis la sortie de son premier album (" Loud "), Timo Maas est devenu une star des platines, écumant les clubs du monde entier et remixant à tours de bras, de Madonna à Fatboy Slim. Pour sa deuxième compilation " Music for the Maases ", Timo a donc choisi de faire d'une pierre deux coup : proposer un mix dance-floor de ces derniers meilleurs remixes, de quoi sustenter à la fois les clubbers et les collectionneurs. C'est Kelis, déjà entendue sur " Loud ", qui met le feu aux poudres, suivie d'une Shirley Manson (Garbage) plus docile qu'à l'accoutumée. Efficace à défaut d'être surprenant. Mais il faut attendre le quatrième morceau (" Unite "), un tube bombastic signé Timo Mass himself, pour que la machine s'emballe vraiment… Jusqu'à l'arrivée impromptue d'une Roisin Murphy terre-à-terre (le remix épuré de " Familiar Feeling " de Moloko), qui casse un peu l'ambiance et fait retomber la sauce. Après cette pause slow, Timo n'aura de cesse d'appuyer sur l'accélérateur et de rouler des mécaniques, en vain : on s'ennuie ferme, dans l'attente que les lumières se rallument et que tout le monde rentre chez soi… Surtout quand Moby et Brian Molko, les deux plus belles têtes à claques du music business, voient leur musique déjà pas terrible encore plus défigurée (le vocoder pour le premier, la trance goa pour le second). Ca suffit ! A force de vouloir remixer à tout va, Timo Maas nous pompe l'air. Espérons qu'il se rattrape à Werchter, en oubliant ses tics de production et sa vanité de DJ-star bien trop suffisant.

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Beauty Party

Il y a plus de trois ans, un album de hip hop frappait les esprits par son énergie débordante et ses innovations dans le domaine du (gros) son et des lyrics : ce disque fantasque, branleur et casse-cou, c'était " Gun Hill Road ", signé d'un " posse " jusque-là inconnu, les Infesticons. Très vite, on apprit qui se cachait derrière cette nouvelle bannière rap érigée en nouvelle tendance (moins gangsta, plus sympa, les bleeps de l'électro en cadeau) : un certain Mike Ladd, déjà croisé dans le milieu hip hop… Mais dans ses bas-fonds les moins pailletés, en direct de l'underground, en tout cas loin des spots d'MTV et de ses stars sapées comme des guirlandes de Noël. Depuis lors, bien des choses ont changé : la bête techno s'est emparée des chaînes en or et des bimbos en chaleur. Bref le rap le plus mainstream s'est acoquiné avec les beats les plus malins (une aubaine). The Neptunes, Timbaland, Dr. Dre sont devenus les nouveaux boss : pas un type qui ne veut sa mélodie estampillée N.E.R.D. ou Missy Elliott (les kings du genre), sans parler de l'avant-hop, cet hybride génial entre electronica délirante, rap malade et conscience alter-mondialiste. The Majesticons arrivent donc à point nommé pour rappeler qu'il y a trois ans déjà, alors sous le nom d'Infesticons, leur rap osait sans fard mélanger les genres et braver tous les dangers, en narguant les rentiers du business hip hop. Avec ce " Beauty Party " ravageur, la bataille continue : deuxième volet d'une trilogie géniale, cet album sonne donc un peu comme " L'Empire contre-attaque " du lot, avec Mike Ladd en Luke Skywalker venant sauver le rap, et ses potes (dont El-P, boss de Def Jux, et Vast Aire, de Cannibal Ox) en Han Solo, R2D2 (RJD2 ?) et Princesse Leia (beaucoup de ‘soul woman’ en guest de cette fête non-stop). Le concept derrière cet album est tout aussi fumeux que le premier : la seule chose à retenir, c'est qu'il s'agit donc d'une attaque en règle du music business sauvage et d'une ode à la liberté et à l'indépendance (tous les titres, d'ailleurs, finissent par " Party "). Entre les bombes racées à la Neptunes (le diptyque Piranha Party/Fader Party, Suburb Party), la drum'n'bass, les chip tunes (" Prom Night Party ") et le r'n'b le plus fiévreux (" Prom Night Party ", " Luv Thief Party ", " San Trope Party "), " Beauty Party " porte bien son nom… 2003 ne vient que commencer, et voilà déjà un album à retenir pour les tops de fin d'année. Vivement le troisième épisode.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Pig Lib

Comme il est loin le temps où Pavement déchaînait les passions juvéniles, avec ses mélodies bancales et ses refrains en équilibre précaire. Aujourd'hui, Stephen Malkmus tente de continuer l'aventure en solo, avec plus ou moins de bonheur. Mais comme tout ex-leader de groupe influent, Malkmus se promène désormais au-dessus du vide avec trop de prudence, sans oser les acrobaties d'antan. Car il n'y a plus de filet pour amortir sa chute (les Jicks ne sont qu'une couverture). Voilà pourquoi ce " Pig Lib " n'a plus rien de funambule, en témoignent ces 11 morceaux bien arrimés au plancher, qui ont beaucoup de mal à (nous faire) décoller. Malkmus aurait-il troqué sa dégaine d'éternel adolescent nonchalant contre une grosse bedaine flasque et pleine de graisses, à l'instar d'un Frank Black en panne des Pixies ? Parce que ces morceaux, loin d'évoquer le Pavement grande époque (" Slanted and Enchanted ", " Crooked Rain Crooked Rain "), nous font plutôt penser au rock lourdingue des Eagles qu'à la pop lo-fi de " Wowee Zowee "… " 1% of One " déroule ainsi des solis pompiers pendant neuf minutes, comme si Malkmus voulait prouver au monde qu'il sait lui aussi jouer de la guitare. Cette technicité pêche par excès, surtout chez un type dont on aimait le jeu enfantin mais distingué, plus bourré que bourru. Restent quelques reliques branques et lunatiques rappelant la grande époque (" (Do Not Feed The) Oyster ", " Dark Wave "), mais pas de quoi nous rassasier et nous rassurer quant au revirement balourd de l'ex-chanteur de l'ex-groupe le plus sympa de la planète.

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Lady & Bird

Fin de la saga Keren Ann/Bardi Johannsson, placée sous le signe de l'humour. Si les albums de Bang Gang et de la copine à Salvador (cfr chroniques) émouvaient par leur fragilité et leur spleen diaphanes, celui-ci, le plus dual des trois (les 10 chansons, à part deux reprises, sont signées à quatre mains), pêche par… joliesse. Eh oui ! Quand c'est trop mignon, ça tanne : on a même l'impression que les deux compères se foutent un peu de nous, comme s'ils s'amusaient tous seuls dans leur jardin d'enfants sans se soucier du reste. Bardi joue avec ses instruments comme s'il s'agissait de Playmobils (" Ooooh ! ! ! Un synthé ! Un xylophone ! Une guitare en plastique !), et Keren se shoote à l'hélium pour chanter comme Casimir (l'inénarrable " La Ballade of Lady & Bird ")… Certes, on retrouve ces ambiances douces et feutrées entendues chez Bang Gang, ces mélodies légères et limpides dont le duo semble friand. Il n'empêche que pour une fois, cette apesanteur ne nous donne plus le vertige, mais la nausée. Pas assez polisson mais trop poli pour être honnête, cet album s'écoute avec le sourire de celui qui n'est pas dupe.

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