L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Various Artists

Awesome

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Excellente initiative du label néerlandais Munich qui propose à 200 balles (5 €), la vitrine pop/rock de son écurie texane. On y retrouve ainsi la formation lo fi Centro-Matic et son projet alternatif électrique South San Gabriel ; Jackpot et son rock mid tempo ; le folk punk insolite des Baptist Generals ; le ténébreux et énigmatique Johnny Dowd ; l'ex Dieselhed Virgil Shaw ; Western Electric, le nouveau groupe de Sid Griffin, mieux connu pour avoir sévi chez les célèbres Long Ryders ; le disciple de Johnny Cash, Damon Bramblett ; Washington Phillips, grand admirateur de Ry Cooder, mais également très sensible à culture mexicaine ; et enfin les Gourds qui se réservent, pour la circonstance, deux titres de country mêlé de bluegrass et de gospel.

 

Various Artists

La belle gigue, petite histoire belge de la chanson française

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Thierry Coljon, critique musical au ‘Soir’, a sélectionné 36 titres pour donner un aperçu de la chanson francophone en Belgique. On y retrouve quelques tubes belges qui ont fait le tour de la francophonie voire du monde : "Ca plane pour moi" (Plastic Bertrand), "Dominique" (Sœur Sourire), "Banana Split" (Lio) ou "Cœur de loup" (Philippe Lafontaine). Thierry Coljon ne s'est heureusement pas contenté d'aligner les succès, mais a cherché à dépeindre la Belgique à travers ses artistes. De Brel, il retient "Marieke" pour nous offrir un peu de flamand; de Sttellla, il choisit "Années 80" pour son irrésistible "Années septante-dix"; d'Arno, il propose le très typé "Comme à Ostende"... Le disque donnera aussi l'occasion à certains francophones de découvrir le wallon, en version blues (le tonitruant "Toudis su'l voye"), jazz (Guy Cabay) et folk dans "La p'tite gayole" de Julos Beaucarne, la seule chanson wallonne que tout Wallon connaît, mais dont le Parlement régional ne voulut pas faire un hymne... Le penchant national pour l'autodérision n'est pas pour autant oublié, grâce à Claude Semal ("Tout est petit dans ce pays") et les Snuls, coupables d'avoir réussi à détourner Brel. Le grand Jacques demeure d'ailleurs toujours aussi contemporain, au point que son "Plat pays" inspire les talentueux rappeurs liégeois de Starflam. Evidemment, on pourra ergoter pendant des heures sur telle ou telle absence (Annie Cordy, Paul Louka, Priba 2000), ou encore sur le choix de l'une ou l'autre chanson. Nous préférons retenir le plaisir de redécouvrir le "Kingston" de Lou and the Hollywood Bananas (NDR : le premier reggae chanté en français, bien avant Gainsbourg !) et puis surtout, la version déjantée du "Nationale 7" (de Trenet, bien sûr) par les regrettés et bien trop oubliés Tueurs de la lune de miel. Le double CD "La belle gigue" se complète d'un livre du même titre, au sein duquel Thierry Coljon raconte en détail l'évolution et les grands courants de cette chanson belge. Il donne aussi l'occasion à de nombreux artistes de parler de leur belgitude. Ce livre de 176 pages paraît aux éditions Luc Pire.

 

Various Artists

Compared to What / Mushroom vs Bundy K. Brown vs Faust vs Gary Floyd

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Un sans faute pour ces remixes divers et variés. Expliquer en long et en large qui fait quoi à qui ; mais surtout comment, relève du casse-tête. Les connaisseurs ont d'ailleurs déjà tiqué sur le titre. Toute la joyeuse bande qui traverse cet EP s'en donne à cœur joie pour tirer le maximum de chaque titre et le résultat est probant. Musiques de film, morceaux étranges et triturations de pistes repêchées d'on ne sait où, le ton oscille entre expérimentations électroniques, ambiances jazzy, parfois dub ou encore post rock. Relativement inclassable, mais au final suffisamment intriguant et spontané pour accrocher d'un bout à l'autre, "Compared to What" plaira surtout aux initiés ou à ceux dont la transfiguration des schémas et codes des genres précités ne font pas peur. Pas mal.

 

Various Artists

Dance Tracks - Do you know house ?

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Dance Tracks est un des meilleurs (NDR : si ce n'est le meilleur) magasins de disques house du monde ! Et cette compilation est consacrée à l'histoire de la house music. Enfin, suivant Stefan Prescott, DJ résident et propriétaire de Dance Tracks. Il a donc compilé et habilement mixé ces classiques, qui pour la plupart n'ont jamais été éditée sur CD. Recueil de qualité accessible au néophyte, " Do you know house ? " affiche le véritable esprit house. Un bon disque d'ambiance susceptible d'être apprécié aussi bien lors d'une soirée que chez soi. Je dis bien ‘ambiance’, car si vous n'êtes pas un véritable amateur du style, vous trouverez peut-être cet opus un peu long. N'empêche, vu le choix des titres opérés sur ce disque, il y a de quoi y retrouver son compte, tant on y trouve l'essence même de ce style musical, récupéré de manière déshonorante par les productions actuelles au but exclusivement commercial.

 

Various Artists

Download 2001

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Etiquetez ce genre de compile comme bon vous semble. Carte de visite, vitrine, attrape nigaud, opération marketing (2 inédits et un live sur 15 groupes)… Je vous laisse le choix. Après "Download 2000" voici donc la cuvée 2001 (d'où le titre…) de l'écurie Roadrunner. Les locomotives sont belles et bien présentes (Fear Factory, Sepultura, Soulfly, Machine Head, Slipknot), les nouveaux tentent de se faire une place au soleil (Downer, Glassjaw, Spineshank) et enfin les nouvelles pousses (devinez la tendance et les influences…) acquièrent une chance d'être écoutés, distraitement ou avec intérêt… Si vous organisez des soirées ‘various metal’ et que passer d'un cd à l'autre vous fatigue, vous connaissez déjà certainement cette saga de l'été. Avec un peu de chance, vous devriez même vous en tirer pour pas cher. Je vais prendre mes renseignements...

 

Various Artists

Everything You Always Wanted To Know About Twisted Nerve But Were Afraid To Ask

Twisted Nerve est le label de Damon Cough, alias Badly Drawn Boy, et d'Andy Votel, DJ, graphiste et musicien. Les deux compères de Manchester se sont rencontrés en 97 lors d'une soirée, durant laquelle, après quelques bières, ils ont décidé d'unir leur talent et leurs efforts pour fonder un label. Aujourd'hui, Twisted Nerve est l'une de enseignes les plus affriolantes en matière d'electro-pop-rock lo-fi britannique. L'étiquette à rallonge prête à sourire ? Et pourtant, Twisted Nerve abrite la crème de l'underground anti-Oasis; cet esprit DIY qui faisait déjà les beaux jours de Manchester au début des années 80, quand Barney Sumner de New Order, en reliant par mégarde son séquenceur au charleston de son batteur, inventait en direct la première chanson de dance-music moderne, " Blue Monday "… Pour fêter sa trentième sortie, Twisted Nerve se fend ici d'une compilation, pour laquelle chaque artiste-maison propose un inédit, un remix ou une face B en guise de carte de visite. Cela va du post-rock à la Mogwai de DOT à l'electro-boogie de Mum & Dad, en passant par le folk désincarné d'Alfie et les ritournelles de poche de Dakota Oak. Cerise sur le gâteau : " Shake The Rollercoaster " de Badly Drawn Boy, un morceau du premier EP de Damon Cough, sorti à 500 exemplaires il y a quelques années et aujourd'hui coté en bourse. D'autres artistes bien barrés se partagent l'affiche, comme ce Sirconical qui reprend du Van Morrison (" Moondance ") en version électro cheap et ces Cherrytones, dont le morceau ressemble à du hip hop instrumental dépareillé qui n'aurait pas rougi sur le défunt label des Beastie Boys, Grand Royal. Un bémol à l'entreprise : beaucoup de morceaux sont très courts, et on sent la compile un peu trop vite torchée ; comme l'attestent l'inédit de BDB et quelques autres, qui sentent quand même fort le fond de tiroir… Dommage, sinon le reste est impeccable.

 

Unwound

Leaves turn inside you

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Parfait exemple du groupe indépendant américain, ce trio aligne album sur album depuis maintenant quelques années. De qualité constante, ces plaques sortent sur les labels réputés en la matière : Kill Rock Stars et Matador entre autres. Et c'est bien sûr encore le cas pour "Leaves turn inside you". Guitares maîtrisées, basse ronflante et percussions simples, mais efficaces, constituent la charpente musicale d'Unwound. Une musique qui évoque souvent Blonde Redhead, mais aussi parfois Sonic Youth. En effet la nature délicate des sonorités et des mélodies me replongent dans l'univers du "Melody of certain dommaged lemon" de la bande à Kazu. Bien entendu la voix de Justin Trosper n'a aucune intonation féminine, mais les similitudes sont bel et bien présentes. En outre, peu de déflagrations sonores traversent cette plaque ; alors que l'électricité brute hantait leurs précédents opus. Unwound est la nouvelle victime consentante du syndrome "Deserter's song" de nos amis les Mercury Rev. Conseillé !

 

Ugly Duckling

Journey to Anywhere

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A première vue, il est difficile de croire que ce disque est une des dernières sorties hip hop. Trois blanc becs californiens à la mine plutôt amusante illustrent la pochette stylée "cartoon" d'un disque qu'on ne sait trop ou classer... L'écoute, elle, ne laisse aucun doute : c'est le grand retour du hip hop old-school. Un hip hop sincère, loin des guerres de gangs et des clips superproductions. Et on s'en réjouit ! Les sorties de ce style se font rares et c'est à point qu'arrive Ugly Duckling flanqué d'un disque aussi rafraîchissant. Les instrus sont classiques mais efficaces, au point, je le répète, de nous faire renouer avec une époque semble t-il révolue. Les samples particulièrement bien choisis, parmi lesquels figurent Easy-E ou les Beastie Boys, parlent d'eux-mêmes. Et si nos trois amis d'Ugly Duckling adoptent des allures de Beastie Boys, la comparaison a valeur de compliment pour un groupe qui a su rester fidèle à lui-même depuis 1993 ( ! ), avant de sortir son premier album. Ce n'est certainement pas le disque de l'année, ni la nouveauté à se procurer à tout prix, mais juste un album sympathique qui se démarque clairement de toutes les dérives qu'a pu connaître le hip hop récemment...

 

Tool

Lateralus

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Voici enfin le successeur d'" Aenima " ! Passons sous silence l'épisode A Perfect Circle, un projet récréation monté par le chanteur Maynard James Keenan. Et replongeons nous dans l'univers incomparable de Tool. J'avoue que j'appréhendais appuyer sur la touche "play" de mon lecteur… D'autant plus que je fus déçu par ma première écoute. Album long et complexe, "Lateralus" n'allait pas se livrer aussi aisément. Repeat. Je ne m'avoue pas vaincu. C'est reparti, mais à un niveau sonore plus élevé. Et là, le sol commence à trembler au son de la puissance de "The Grudge" qui ouvre les hostilités. La machine est lancée, désormais plus rien ne l'arrêtera. Tool n'a pas fondamentalement changé de style : ambiances malsaines, longs morceaux élaborés en "actes", influences métal progressistes, voire psychédéliques; basse, guitare et batterie de bloc, soutenant implacablement Keenan, toujours aussi furieux, dans ses envolées lyriques. Pas de doute, Tool est un groupe homogène, tendant vers un projet commun sans jamais s'écarter de sa ligne de conduite. On pourrait lui reprocher de toujours utiliser les mêmes recettes. En effet, si " Lateralus " est un très bon album, fondamentalement puissant et intriguant, la forme ne surprendra guère les connaisseurs de la discographie du groupe. Résultat des courses, si je vous conseille d'acheter malgré tout ce disque les yeux fermés, ne vous surprenez pas à réécouter plus facilement " Undertow " ou " Aenima "…

 

Travis

The invisible band

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Il n'aura fallu que cinq années et trois albums avant que ces surdoués de la pop anglaise ne s'imposent définitivement sur le marché mondial du disque. Après avoir rôdé un premier album (" Good feeling ") en 1998, et fait un tabac au volant de titres qui s'inscrivaient parfaitement dans le style britpop, le second CD, " The man who " leur a littéralement conféré un statut de star. Mieux produit, plus doux, plus mélodique et surtout plus accessible, il a atteint le sommet des charts britanniques. Et s'est vendu à plus d'un million d'exemplaires, rien que pour les Iles Britanniques. Choisir pour titre de son nouvel opus, " The invisible band " m'a paru quelque peu ironique ; surtout lorsqu'on sait que leur premier single " Sing " est loin d'être passé inaperçu. Programmé en radio et en TV à une fréquence susceptible de rendre jaloux les dinosaures de la musique pop, il devrait permettre au combo d'entrevoir l'avenir en toute confiance. Et ce n'est pas un hasard ; car non seulement Travis est composé de musiciens hors pair, mais en outre, il a le nez creux pour concocter le cocktail musical le plus à la page. Tirant parti au maximum du mysticisme de The Verve, de la puissance mélodique d'Oasis et de l'expérimentation de Radiohead, pour pondre de chansons tout simplement craquantes, avec un zeste de fraîcheur qui nous rappelle parfois la belle époque de House Of Love. Lorsqu'elles n'adoptent pas un profil très McCartney à travers l'une ou l'autre ballade sentimentale. A moins qu'elles ne libèrent un groove digne du bon vieux Paul Weller. Avec simplement une basse, deux guitares, une batterie et un clavier, que souligne le timbre vocal exceptionnel, enrichi de quelques chorus, de Fran Healy, nous avons peut être là les Beatles du nouveau millénaire. C'est tout simple, mais il fallait y penser. Oasis s'est essoufflé, Radiohead a décidé de revenir à une configuration plus underground et The Verve s'est séparé. La voie était donc libre pour que ces " Gentle guys " endossent le rôle de leader de la scène anglo-saxonne, laissé vacant par ses illustres prédécesseurs. Reste à voir comment le groupe évoluera dans le futur. Parce que cet opus manque de titres percutants. Une carence qui pourrait être préjudiciable sur scène. En outre, je me demande comment nos amis écossais vont réagir face à la pression exercée par les grands médias internationaux…

 

Tricky

Blowback

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Toujours attendu au tournant depuis " Maxinquaye ", un des piliers fondateur de ce qui allait devenir le trip hop, Tricky n'a eu de cesse de brouiller les pistes depuis lors. Et ce n'est pas demain la veille que cela changera. A fortiori avec ce nouvel album. A l'image de la pochette, " Blowback " inspire/expire le bon et le moins bon. On retiendra surtout les différentes collaborations qui parcourent cette plaque : les Red Hot au presque grand complet pour un titre, Alanis Morisette ou encore Cyndi Lauper. Le spectre musical ici balayé est bien évidemment vaste : ambient, rap, rock pur et dur (une reprise de " Something in the way " de Nirvana), voire de la pop inspirée par Eurythmics ; le tout à la sauce Tricky, c'est une évidence. Taxé d'autiste ces dernières années, l'artiste s'aère quelque peu les neurones en livrant un album à la frontière de la pop gerbante. Très peu de titres font péter la baraque, nous abandonnant face à une collection d'instants, d'envies. Rien de bien homogène donc…

 

Trüby Trio

DJ Kicks

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Voilà donc le nouveau volet de la mythique série de DJ mix albums (j'ai nommé DJ Kicks), avec cette fois Trüby Trio aux manettes. Composé de Rainer Truby et du groupe Fauna Flash (dont l'album, " Fusion ", est sorti l'année dernière), le trio nous offre ici 78 minutes d'un mix de qualité qui jongle aussi bien avec la house music qu'avec des sonorités plus downtempo. Ces dernières dominant tout de même l'album ; car si ses rythmiques gagnent en ardeur à mesure qu'il avance, le DJ Kicks du Truby Trio reste un disque appréciable pour une soirée sympathique chez soi. Cette house parsemée de rythmes latinos et de jazz sait combiner différents morceaux qui gardent leur identité tout en se mélangeant aux autres…. Comme le veut la coutume, Fauna Flash nous offre un nouveau fragment (" Tel Aviv ") pour conclure ce mix qui deviendra, sans aucun doute, une valeur sûre du genre tout en faisant honneur à cette série qu'il vient de compléter.

 

Trust (France)

Still a live

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Enième témoignage public pour le combo de Bernie Bonvoisin et du guitariste Nono, "Still a live" a été enregistré durant la tournée hexagonale de l'album "Ni dieu, ni maître" sorti en avril 2000. Formé en 1977 et surnommé à l'époque "Le gang de la banlieue ouest", Trust a connu ses années de gloire avec des titres rageurs, à mi-chemin entre le punk et le hard, tels que "L'élite", "Antisocial", "Le mitard" ou "Les templiers". Si ces derniers figurent bel et bien sur cette nouvelle livraison publique, évoquant l'aspect résolument métal du groupe français dans les eighties, on se rend compte à l'écoute des morceaux plus récents comme "Reac prendre à vivre", "Le temps efface tout" et "La tounga" que Trust a emprunté une direction totalement différente dans la deuxième partie de sa carrière. Flirtant avec la chanson française et même avec la variété la plus douteuse, le combo a pris certaines distances par rapport à son public d'origine et a perdu son âme par la même occasion. La pêche n'y est plus, la foi a disparu, le mythe s'est éteint. On ne s'étonnera guère que le split soit passé totalement inaperçu au sein de la confrérie métal.

 

T-99

Coo-Coo

Écrit par

T-99 nous vient des Pays-Bas. Un trio constitué du chanteur guitariste Mischa den Haring, du bassiste Thijs Gorter et du batteur Henk Punter. Tout au long de ce " Coo-coo ", il mêle ses propres compositions avec des références héritées de Chicago. Caractérisé par une section rythmique très en avant, leur son est très personnel, très sale. Et la responsabilité en incombe certainement à la production du leader des Seatsniffers, notre Walter Broes national.

L'album démarre par un "Your fool too long", au riff venu tout droit du Delta du Mississippi. La guitare libère un son métallique. Invité pour assurer les parties de saxophone, Arend Bouwmeester épouse un son très Sniffers. Boyd Small est aux backing vocals. Sur "Let that eagle fly", la section rythmique porte à nouveau la guitare et la lapsteel de Richard Van Bergen. Le son de T-99 se libère de la guitare de Mischa. Ses accords sont plaqués vigoureusement, nerveusement. Une technique qui revient sans cesse tout au long de l'album. Et en particulier sur "One man down" ; ou encore sur la reprise de "I wanna love you" d'Eddie Taylor. Mon titre favori est sans doute "Evil eye". Le rythme imprimé est proche des Caraïbes. Dépouillée, la section rythmique laisse tout le loisir à la guitare de créer un décor très coloré. La tonalité bien dégagée, lumineuse, rappelle même le meilleur d'Otis Rush. Une réussite incontestable ! Et cette guitare sait se faire inventive, empruntant même des phrases à Albert King, sur "Double eyed whammy". La reprise du "What have I done" de Jimmie Rogers est un condensé parfait de leur son. Sans doute le titre " carte de visite " de T-99. "Do the do" de Willie Dixon sonne le retour dans le Delta. Van Bergen est à la mandoline. L'inspiration Chicago reste chez " Round and round " de JB Lenoir. L'esprit trace un axe nord sud, entre inspiration primitive du Delta et sonorité urbaine tr ès électrique. Les cordes torturées de Mischa ont le mal de vivre et emportent tout sur leur passage. Ce " Coo-coo " est assurément un bon départ, pour une formation capable de se faire proche des Paladins. A l'instar de "So many times", ou encore du "Evil eye" déjà cité. Ecoutez cet opus de T-99, vous ne serez pas déçus!

 

Tarmac

L´atelier

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Vous avez aimé Louise Attaque ? Vous aimerez Tarmac. On retrouve, en effet, le chanteur et le violoniste, soit les auteurs des deux sons les plus caractéristiques du groupe. Ils nous emmènent ici dans un voyage un peu plus intimiste (" Un charleston à deux, où nos genoux seraient amoureux "), sans jamais se départir de cette mélancolie adolescente qui fait le charme, mais aussi parfois le côté irritant, de Louise Attaque. On se réjouit aussi de ces petites touches d'orgue qui soulignent les chansons et en renforcent la beauté. Tarmac sacrifie au rite de la reprise de Brassens (" La ballade des gens qui sont nés quelque part "). Une catastrophe : c'est interprété avec une telle emphase que le clin d'œil adressé à Brassens disparaît totalement. Et sans cette touche d'humour, la chanson sombre dans le ridicule le plus profond. Ils ont certes le mérite d'avoir cherché à réinventer le titre plutôt que de simplement le reprendre, mais ça ne suffit pas. Dommage car on aurait aimé défendre Tarmac jusqu'au bout.

 

Techno Animal

The Brotherhood Of The Bomb

Dans l'univers aseptisé du hip hop, les deux DJ-producteurs de Techno Animal font figure de dissidents, préférant le beat crade au sample bien léché, l'offensive industrielle aux poses ridicules. A l'instar de groupes comme cLOUDDEAD, Cannibal Ox ou Anti-Pop Consortium, Techno Animal serait la bête d'une foire qui aurait tourné au vinaigre, terrifiant les fans de R. Kelly de ses disques assassins balancés en pleine poire. Cela fait dix ans que ces moutons noirs du hip hop pour midinettes larguent leurs bombes soniques sur le terrain miné du rap abruti de P. Diddy et compagnie, creusant avec leur musique explosive des sillons inaltérables dans le paysage du rap contemporain. Aux commandes de cette machine infernale milite trouve Justin Broadrick, ex-Napalm Death et Godflesh, autres groupes malades qui n'hésitaient pas à mélanger les styles, dans une agressivité souvent morbide mais salvatrice. On reconnaît ici cet indus-rock marteau-piqueur, mais cette fois trempé dans la marmite d'un hip hop coriace et sauvage, comme si les rappeurs de Death Row se cognaient aux beats convulsifs d'un Alec Empire. De ce chaos tellurique, on ne sort pas indemne, perdu sous une chape de gros sons terrifiants nous empêchant de voir la lumière d'un jour plus serein (mais plus morne). Adhérer à la " Fraternité de la Bombe ", c'est donc se battre pour un hip hop authentique, sans concessions, plus proche de Company Flow et d'Aesop Rock que de Will Smith et Ja-Rule. Et même si nos tympans tentent parfois de résister à ces décharges magnétiques de breakbeats retors et de freestyle hardcore, on signe les yeux fermés. Mais vous êtes fous ? Oh, oui !

 

Telefunk

Côte sauvage

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Solex, Throwing Muses, les Slits, Nico et les Cranes constituent probablement les principaux fils de références nécessités pour tisser la toile sonore de ce quatuor batave, de Deventer très exactement. Une toile sonore complexe, originale, solide, étrange, tendue par une instrumentation minimaliste mais hétéroclite, oscillant de la contrebasse au xylophone, en passant par les guitares (acoustique et électrique), l'orgue (au son pourri), le piano, les drums et l'harmonica. Sans oublier les samples, boucles et autres bruitages, histoire d'accentuer l'aspect expérimental des compositions. Une toile sonore brodée par les voix féminine de Simone Pieters Holsbeek et surtout d'Esther Sprikkelman, dont les timbres clairs, limpides, serpentent au cœur même des mélodies. Rafraîchissant !

 

Telepopmusik

Genetic World

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Fait rare pour une production électro française, les lyrics de cet opus ont été composés dans la langue de Shakespeare. En outre, on n'y trouve aucune trace de ce que les spécialistes appellent la " French Touch ". Bien que touchant à la trip hop, au hip hop, à l'électro et à l'acid jazz, sans pour autant tomber dans le ‘patchwork’, le disque manifeste une homogénéité assez surprenante, vu le mélange de styles. Un opus qui oscille des ambiances downtempo, cultivées sur " Breathe ", " Love can damage your health " ou encore " Smile ", à l'électro pur et dur, entretenu sur "Dance me " et " Genetic world, en passant par des exercices de style plus rythmiques, dominés par le hip hop, tels que " Animal man " ou " Let's go again ". Et le titre maître qui fourmille de sonorités électro-organiques, illustre parfaitement l'environnement sonore au sein duquel Télépopmusik navigue. Pas de quoi crier au génie cependant, les bidouilleurs frenchies ayant simplement eu le nez creux pour tirer parti au maximum des expérimentations de ses contemporains et accoucher ainsi, d'un disque, ma foi fort agréable à écouter…

 

Jimmy Thackery

Sinner street

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Jimmy est né à Pittsburgh en 1953. Sa vie a changé lorsqu'à 17 ans, il est allé voir un concert de Buddy Guy. Dès 1974, il rejoint les célèbres Nighthawks de Washington DC. Fatigué des 300 concerts annuels, accordés par le groupe à l'époque, il les quitte en 1987. Il forme alors les Assassins. Mais après avoir commis 3 albums, la formation splitte, en 91. L'année suivante, il fonde son trio, les Drivers, et signe chez le label Blind Pig. Il aligne alors successivement les elpees "Empty arms motel" en 92, "Trouble man" en 94, "Wild night out" en 95, "Drive to survive" en 96 et "Switching gears" en 98. " Sinner street " constitue donc le 6ème album des Drivers, pour lequel la production a de nouveau été confiée à Jim Gaines.

Jimmy est aux commandes, Mark Stutso à la batterie, Ken Faltinson à la basse et Jimmy Carpenter au saxophone. L'opus s'ouvre de manière royale par "Grab the rafters". La voix éraillée et puissante de Thackery domine son sujet. Le R&B puissant est appuyé par une section rythmique sans faille, pendant que le sax est suspendu aux riffs de la guitare. "Bad news" swingue avec beaucoup de retenue. Jim y signe un superbe solo. La plage titulaire est instrumentale. Une page de surf music, sur laquelle guitare et sax s'entrelacent avec bonheur. Elle aurait pu figurer sur une bande musicale des Blues Brothers. "Lovin' my money" est un rock accrocheur. Le riff funky et dévastateur de "Chained to the blues line" emporte la mise. Thackery y joue de manière très relax des lignes de guitare d'une pureté étonnante ; une performance lorsqu'on sait que l'homme est plutôt du style extraverti. Dans le même registre, "Never enough" se révèle tout aussi séduisant. Au cours de cette claire invitation à la danse, l'homme rocke et rolle comme un dieu sur ses cordes. C'est d'ailleurs le moment qu'il choisit pour négocier l'instant le plus dur du disque, "Detroit Iron". L'acier de Detroit, n'inspire guère la douceur, n'est-ce-pas? "Hundred into ones" consomme un blues pur, délicatement rythmé. Toute bonne composition, "Havin' a heart" autorise le retour d'une grande guitare en fin de parcours. Cet opus s'achève dans la chaleur langoureuse de l'instrumental "Blues 'fore dawn", un titre qui pu figurer au répertoire de Ronnie Earl. Un très bon album!

 

Tindersticks

Can our love...

Écrit par

Il existe des groupes qu'on ne voudrait jamais voir changer. "Simple pleasure" (1999) nous proposait une définition personnelle d'une certaine musique pop. Pour un résultat mitigé. Peu habitué à de tels penchants ‘guillerets’, Tindersticks se taillait, selon moi, un costume dépareillé, certainement pas étroit, après 3 albums trempés dans une certaine langueur et une mélancolie affirmée. "Can our love..." est un véritable retour aux ambiances qui ont installé le groupe. Pour quel résultat ! Cet album est maîtrisé de bout en bout, c'est une évidence. Tout est dosé, placé avec parcimonie, élégance et discrétion. Voici donc la synthèse parfaite (ultime ?), reprenant les différentes lignes de force de toutes les précédentes plaques. Que se soit dans les cordes, les cuivres, les guitares ou encore le chant, tout ce qui caractérise Tindersticks est ici présent. Du véritable travail d'esthète.

 

Tindersticks

Trouble every day O.S.T.

Écrit par

La bande sonore du dernier film de Claire Denis, "Trouble every day", a donc été réalisée par Tindersticks. Un long métrage qui a suscité la controverse, lors de sa projection, au dernier festival de Cannes. En cause : son thème central qui gravite autour du sexe et du cannibalisme. Pour enregistrer cette musique, Tindersticks s'est entouré d'une bonne vingtaine de collaborateurs ; et en particulier de nombreux violonistes, quelques violoncellistes et des cuivres. Une sorte de mini orchestre symphonique, si vous préférez. Il faut cependant attendre le morceau final de ce disque (NDR : et également titre maître) avant que l'œuvre ne sorte d'une certaine torpeur. Un fragment qui s'inscrit d'ailleurs dans la lignée du blues claustrophobe dispensé tout au long de " Curtains ". En fait, sans son support visuel, les longs développements minimalistes finissent par nous plonger dans un profond ennui. Pour inconditionnels seulement !