Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Vanilla Coke

Supermarket

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Qui a dit que les concours musicaux ne servaient pas à grand-chose ? Depuis 1999, date de leur participation remarquée et récompensée au ‘Concours Circuit’, Vanilla Coke n'a cessé de tourner : Festival de Dour, Festival du Devenir, Nuits du Botanique (1ère partie de Supergrass), 1ère partie de Matmatah et de Dionysos, signature chez Distrisound concrétisée par la gravure du single " So shy ", inclus sur cette plaque. Et maintenant sortie de ce " Supermarket ". Avouez que les perspectives d'avenir peuvent être ouvertes. Adeptes d'une musique spontanée et radiophonique, Vanilla Coke aime la dérision et le second degré. Sans pour autant tomber dans la dernière bonne blague belge. Non, car sous des dehors d'amateurisme et de bande de joyeux drilles, le groupe tient la route en alternant les ambiances et les recherches mélodiques instantanées. Tous les titres ne font pas mouche du premier coup et il en manque peut-être un ou deux plus accrocheurs qui permettent d'avaler d'une traite ce " Supermarket ". Maintenant, le groupe a pris le parti pris de l'humour. Une chose est sûre, s'ils avaient été issus d'une région flamande ou d'une plaine limbourgeoise, ils auraient déjà été sacrés " dieux superstars "….

 

Stevie Ray Vaughan

Blues at Sunrise

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Attention, ceci n'est pas un album inédit de SRV mais une collection du meilleur de ses blues lents enrichie, pour raisons commerciales de 2 plages qui ne sont encore jamais sorties, dont une splendide version de son réputé "Tin Pan alley". Enregistrée live au festival de Montreux en 1985, elle réveille le souvenir d'un autre bluesman texan bien regretté, Johnny Copeland. A la guitare, mais aussi au chant. Un très grand moment, saturé de feeling, de le part de ces deux pensionnaires du Paradis du blues. L'autre inédit est une version alternative de "The sky is crying", d'Elmore James, immortalisée en 1984, lors des sessions de l'album "Couldn't stand the wheather". Dernière particularité à se mettre sous la dent, une version live de "Texas flood". Jamais gravée sur CD à ce jour, elle figurait sur la vidéo "Live at the El Macambo", tournée au célèbre club de Toronto, au Canada.

Il reste donc sept plages parmi lesquelles, je suis très étonné de retrouver "Blues at Sunrise". Issu de sessions commises en compagnie d'Albert King, elle figure sur l'album "In session", sorti en 99. Lorsque je pense qu'il dure un bon quart d'heure, il aurait été plus judicieux de trouver trace de l'un ou l'autre merveilleux concert de SRV. Cet opus recèle également "The things that I used to do", appuyé par le frère Jimmy à la 2ème guitare, mais aussi le très beau "Dirty Pool", extrait du 1er album"Texas flood", paru en 83. Sans oublier "Ain't gone 'n' give up on love", tiré de "Soul to soul", et "Leave my girl alone" (de Buddy Guy) de "In step". Il serait ingrat de ne pas signaler la présence de l'inoubliable section rythmique constituée de Chris Leyton et de Tommy Shannon, ainsi que du claviériste Reese Wynans, mais seulement pour quelques plages. Cet album permettra, à coup sûr, à ceux qui ne compteraient pas d'album de Stevie dans leur discothèque, d'écouter celui qui fut probablement le musicien phare de la dernière génération du blues et le porte-drapeau de ce fabuleux Texas blues…

 

Venus

Welcome to the modern dance hall

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Premier album pour ce quatuor issu de Bruxelles. Et quel album ! Encensé en 2000 par la presse nationale, mais aussi celle d'outre-Quiévrain, " Welcome to the modern dance hall " constitue, sans nul doute, l'une des meilleures réalisations musicales noir jaune rouge de ces dix dernières années ! Prenez une guitare sèche, une contrebasse, un violoncelle et une batterie. Soit un line up 100% folk dont est extrait une structure musicale qui flirte tantôt avec les mélodies tendres de la pop anglaise (James, Radiohead), tantôt avec la fièvre enivrante du rock atmosphérique (dEUS), sombre (Pere Ubu, Nick Cave) ou minimaliste (Velvet Underground), tantôt avec les ballades celtiques (Waterboys). A ce magnifique ensemble de références deux traits particuliers ne peuvent être omis. Le premier concerne l'ambiance globale de l'opus. Une ambiance captivante, mystérieuse, déchirante, comparable à une pièce de théâtre qui joue au fil du temps avec nos sentiments. Et ce n'est pas un hasard si sur scène, Venus fait appel à un véritable scénariste afin de rendre les prestations plus expressives encore. Un deuxième aspect touche à la puissance des vocaux. Marc Huygens, interprète inspiré d'une histoire fantastique qui d'une voix anxieuse, rassurée, violente ou timide, parvient à transpercer le derme de tous ses auditeurs. Pourvu que ce conte de fées ait une suite…

 

Various Artists

Allons en Louisiane

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Ce double album célèbre la Louisiane et fête l'accordéon. Un double disque composé d'un CD rom et d'un CD audio! Sur le CD rom, vous pouvez y recueillir des informations sur le tourisme local, les bons restos, la musique cajun et zydeco, les danses et la cuisine et tout ce qui fait l'originalité de cette région. Le CD audio réunit différents artistes louisianais, dont plusieurs accordéonistes bien connus des amateurs du style. Geno Delafosse tout d'abord. Mais aussi Steve Riley & the Mamou Playboys dans un vivifiant "Ca tu dis et ça tu fait ne sont pas pareils". Chris Ardoin & Double Clutchin' navigue entre funk et les rythmes des Caraïbes sur le terrain bien connu du "Bon Temps rouler" avec Clarence Garlow par Beausoleil. Bercez-vous en écoutant les Balfa Toujours interpréter une valse cajun toute en douceur, "Restez, mom et pop, restez" ; ou encore Al Berard & the babin Brothers, responsables de "Dans la Louisiane". Le regretté Beau Jocque se fait très blues avec ses Zydeco Hi-Rollers sur "Going to the country". Alphonse "Bois Sec" Ardoin chante comme un véritable poivrot (avec un nom pareil!) sur "Allons danser", et Bruce Daigrepont, amoureux transi, chante avec ferveur "La clef de moncoeur". Un beau tour des bayous louisianais, de tout le pays cajun, de Lafayette à Opalousa, en 15 chapitres.

Various Artists

Bacharach Burt - One amazing night

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Burt Bacharach est un grand compositeur. En tout cas, c'est que le CD tente de nous prouver. Enregistrement d'une émission TV, cet album propose 12 ‘standards’ du compositeur repris par une foule d'artistes tous plus variés les uns que les autres : de Sheryl Crow à Elvis Costello en passant par les Ben Folds Five, les All Saints ou encore Mike Myers himself. Et s'il est vrai que l'influence de Bacharach peut se retrouver dans les compositions respectives de ces artistes (cette recherche de l'arrangement soigné, de la mélodie " immédiate "), on ne peut s'empêcher de penser que nous l'avons échappé belle. Car, si finalement certains de ces morceaux font partie d'une mémoire musicale collective (" What's new pussycat "; " Do you know the way to San Jose ", c'est lui), ce que fait Bacharach ne s'éloigne pas de la variété Las Vegassienne comme peut nous proposer, au hasard, Tom Jones. Alors tant que ça s'arrête à l'influence, c'est tant mieux. En tout cas les spectateurs qui assistent à l'émission semblent ravis. Les applaudissements nourris, mais polis, ponctuent les morceaux ; et lorsque l'interprète commence à chanter, c'est reparti pour une salve. L'album idéal à offrir à votre grand-mère.

Various Artists

Blue Haze

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Trente ans qu'il est parti, lors d'une sombre nuit de septembre 1970. Il venait de traverser l'univers de la rock music tel un météore ; mais en l'espace de trois ou quatre années, il est parvenu à y inscrire son nom en lettres indélébiles. Plusieurs générations se sont succédées depuis ; mais jamais Jimi n'a été oublié, jamais son héritage n'a laissé indifférent. Même dans le monde musical contemporain. C'est la marque du génie. Voilà donc une collection de plus, réunissant des reprises de titres de Hendrix, rehaussée par la participation de quelques uns de ses disciples. Et l'on retrouve ici, ce qui fut la facette blues mais aussi la facette expérimentale de sa fin d'existence.

L'hommage démarre dans la douceur, la mélancolie amère, la beauté acoustique, d'un "Angel". James Peterson siège au piano. Eric Bibb chante de manière lumineuse, d'une voix étrangement proche de celle de Jimi. On ne sera guère étonné de retrouver à plusieurs reprises Walter Trout. D'abord parce qu'il retrouve sa principale source d'inspiration. Ensuite parce qu'il fait partie de l'écurie Ruf. Sur "Who knows", c'est l'orgie des cordes. Walter est rejoint par Popa Chubby et Jimmy Thackery. C'est à Walter que revient le droit de jouer sans surprise "Hey Joe", introduit par le "Star spangled banner". Eric Burdon a bien connu Hendrix. Son manager était en effet Chas Chandler, un ancien Animal. Eric écrit ici les notes de pochette et se présente deux fois. Pour "I don't live today" et l'aérien "Third stone from the sun/The story of my life". Il est ici flanqué de sa nouvelle formation, basée comme lui, à la Nouvelle Orleans. "The wind cries Mary" est l'une des plus belles compositions d'Hendrix. Buddy Miles, ancien compère du Band of Gypsies, la chante, entouré par Chris Layton et de Tommy Shannon, la section rythmique de Double Trouble. Il est vrai que Stevie Ray Vaughan eut aimé participer à un tel hommage! Les bluesmen sont bien présents. Taj Mahal chante un funky "All along the watchtower". Trudy Lynn furieusement et autoritairement "Voodoo Chile", avec un très hendrixien Eric Gales aux cordes. Bernard Allison nous sert "Hear my train coming" et Alvin "Youngblood" Hart, "Remember". Protégés teutons de Thomas Ruf, Constanze Friend et son partenaire Thomas Fellow nous proposent une curieuse reprise de "Purple Haze".

 

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Blueprint

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Le célèbre magazine de blues anglais Blueprint propose ici son 3ème volume consacré aux productions locales. Un disque qui commence par l'excellent "Just can't afford it", une composition sur laquelle le pianiste intrépide Mike Sanchez, chante sur un rythme endiablé. Cette chanson est également le titre maître de son nouvel opus. Mike a quitté les Big Town Playboys pour entamer une carrière individuelle. Il chante, joue du piano, mais également de la guitare et de la basse. Nous le retrouvons en compagnie du vétéran sudiste, Bob Pearce flanqué de son Blues Etc, pour le nerveux et entraînant "14". Un extrait de son dernier album, caractérisé par le talent du pianiste Matt Empson, qui joue ici son petit Sanchez. La nouvelle reine du British Blues, Connie Lush monte sur les planches du Royal Albert Hall, pour chanter "Can we love again", entouré de son Blues Shouter. A travers "Crazy life", les Barcodes nous livrent une production prometteuse. L'atmosphère jazzy est entretenue par l'harmonica d'Alan Glenn (ex-Nine Below Zero et Yardbirds). Passionné de Jimmy Smith, le chanteur Bob Hadrell s'acquitte fort bien de sa tâche. En outre il double aussi à l'orgue Hammond. A l'instar des précédents recueils, Blueprint a mêlé blues électrique et blues acoustique ; et cette dernière frange est fort bien représentée par les Hokum Hotshots, Will Killeen, Ian Siegal, Papa George et quelques autres. Corrina Greyson possède une voix soul bien sentie. Elle le démontre sur "Why get up". Son guitariste, Matt Schofield, y va d'un solo proche du style de Jimmie Vaughan. Flanqué de ses Magnitones, Pete 'G' nous sort un shuffle inspiré du Texas et de la Louisiane, sur "Everything you say and do". Cette nouvelle collection se révèle une nouvelle fois intéressante, même si les plages ne sont pas toutes de première force. Elle se referme dans la quiétude d'un blues à la T-Bone, assuré par le guitariste Richard Studholme.

 

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The Helena Scene

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Il s’agit déjà le 6ème volume de cette superbe série baptisée "Blues across America". Arrêtons-nous donc dans l'Arkansas, le long du Mississippi, dans une cité surtout connue par son show radio ouvert en 1941 : le ‘King Biscuit Time’, sur KFFA. Helena est aussi réputée pour ses bluesmen prestigieux : Sonny Boy Williamson II, Robert Nighthawk, Pinetop Perkins et Robert Lockwood Jr.

Cette collection s'ouvre sur les derniers enregistrements du regretté Frank Frost, sous la bannière des Jelly Roll Kings. Sam Carr est aux drums et, dans le rôle de Big Jack Johnson, nous retrouvons le guitariste et producteur, Fred James. L'entrée en matière, dans le blues d'Helena est royale. A cause de cette interprétation lumineuse de Frank, à l'harmonica, sur le nerveux "Better take it slow". Le rythme ralentit. L'émotion monte d'un cran. Frank chante son "Hey baby", sans concession, ni fioriture, d'une manière très directe, mais combien convaincante. Une production roots qui va en ravir plus d'un. Frank rétablit le tempo sur "Keep things right". La section rythmique est implacable. Sam martèle ses peaux et Fred trace les lignes de basse avec une six cordes. Frost clôt sa participation avec panache, dans " Come here baby ", un titre de swamp blues, proche de Slim Harpo. C'est à John Weston que revient le redoutable rôle de succéder à Frank Frost. Cet harmoniciste d'Helena a déjà enregistré pour Evidence, Appaloosa, mais également Fat Possum. Il pratique, lui aussi, mais avec moins de panache, un blues électrique assez primaire. John est un musicien assez discret, inspiré par Sonny Boy II. Un chanteur sans charisme, qui peut toutefois se révéler efficace, lorsqu'il aborde le blues. A l'instar de "Baby weather blues", exécuté devant son guitariste, Troy Boussard. Dave Riley est sans aucun doute le moins connu des artistes présents. Il a passé une bonne partie de sa vie à Chicago, et est d'ailleurs toujours le bassiste de Byther Dmith. Sa version de "Automobile", écrite par Fred James, est une excellente entrée en matière. Le blues lent "Living in borrowed time" reste proche de Chicago. Dave joue de sa guitare avec parcimonie, me rappelant ainsi le Jimmy Dawkins d'une époque. Sa finale en shuffle "Heat up the oven " ne manque pas de panache. Un bon album qui vaut surtout par la dernière cuvée de Frank Frost.

 

Various Artists

Blues across America : The Los Angeles Scene

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Pour ce volet supplémentaire à l'aventure américaine de Cannonball, nous voici donc, sans surprise, à Los Angeles! En compagnie de quatre bluesmen noirs, très différents. Le chanteur Finis Tasby, le guitariste Kirk Fletcher, l'harmoniciste Johnny Dyer et le sax Joe Houston. C'est ce dernier qui ouvre avec le blues fin de soirée, "If you see my baby". Son sax baveux est appuyé par le piano de Fred Kaplan, alors que les guitares de Kid Ramos et de Fletcher restent sur la défensive. Un Ramos qui se déchaîne sur un "Sweet home Chicago" à la sauce jump. Voilà près d'un demi-siècle que Joe a quitté son Texas natal pour la Californie. Il en a superbement intégré le swing. Comme sur "All I need is you".

L'harmoniciste Johnny Dyer est assez bien connu chez nous. Il a régulièrement enregistré en compagnie du guitariste des Mighty Flyers, Rick Holmstrom, pour le label Black Top. Il se manifeste par un bon shuffle tout au long d'"I wonder why". Fletcher est efficace aux cordes. Très versatile, Dyer passe aisément au boogie, et Kaplan y donne un accent jazzy sur " Cross town ". N'oublions pas que Johnny a longtemps été un proche de George ‘Harmonica’ Smith. "Real easy baby" est un instrumental accrocheur.

La série de Finis Tasby démarre par une version de "Reconsider baby", largement inspirée par Albert King. Un enregistrement très Memphis. Enrichi de cuivres (Jeff Turmes est au sax baryton!), il est à nouveau balisé par les guitares de Ramos et de Fletcher. Nonobstant les cordes de Ramos, sa reprise du "Kansas City" de Leiber et Stoller, sonne étrangement New Orleans. Finis se fait T Bone pour terminer, "Victim of circumstance". Il est vrai que son parcours suivit aussi l'axe Texas - L.A. Pour les 3 derniers titres, dont deux instrumentaux, Eli Fletcher reçoit son billet de sortie. Il est cependant remplacé par Lynwood Slim, au chant et à l'harmonica, pour une reprise sémillante du "99" de Sonny Boy 2. Slim signe aussi la production impeccable de l'album.

 

Various Artists

Chicago 2018... It´s gonna change

La scène musicale de Chicago a toujours été florissante. Mais depuis quelques années, elle est devenue interactive. A cause des musiciens de Tortoise, c'est une certitude. Qui ont ouvert les portes de leurs studios à une multitude de musiciens aux styles différents. Et leur ont permis de se rencontrer, de s'apprécier, de s'entraider, d'avoir envie de collaborer. Ainsi free jazz, hip hop, punk, indie rock, jazz fusion, funk, folk ou expérimentalime avant-gardiste ont trouvé un terrain d'entente propice à la recherche. Ce qui a donné et donne encore des résultats souvent surprenants et permet surtout de faire évoluer la musique. Ce double CD est le fruit du travail d'un certain Wolf Kampmann, journaliste au magazine allemand Jazzhetik. Un spécialiste de la question qui est allé sur place proposer le projet à Jim O'Rourke. Fort de son aide, Wolf n'a eu aucune peine à réunir, sur ce double CD, toute la crème de cette nouvelle tendance. Depuis Bobby Conn à Isotope 217, en passant par Bundy K. Brown, Freakwater, Sam Prekop et bien d'autres ; sans oublier Tortoise, of course. Le box est en outre accompagné d'un booklet comprenant quelques articles plutôt bien torchés sur le phénomène. Rédigés par Wolf, évidement, mais également par Mitch Myers et John Corbett, question de ne rien laisser au hasard sur l'histoire de la culture musicale développée à Chicago depuis le début du XXème siècle...

 

Various Artists

Chill Music vol 1

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Regroupant 16 titres mixés par Dave Lambert, cette compilation ‘house’ lorgne vers un minimalisme classique assez feutré. Un minimalisme tapissé de vocaux blacks langoureux allant dans le sens du poil de l'auditeur. Rien de nouveau sous le soleil, puisqu'on on retrouve les inusables Ian Polley pour un " Coracao Tambor " délicat ou sur " Nu Yorican Soul " ; et un Nervous Trax prouvant, par son jeu rythmique appliqué, sa basse rondement ajustée, combien nos compères savent manier les mélodies tamisées. D'autres, moins connus, ont néanmoins plus d'un atout dans leur sac. Gamat 3000 nous donne la chair de poule avec sa tech-house enjôleuse. Boobjazz joue la carte de la répétition enivrante et mélodieuse. Sin Plomo propose une new wave robotique, au gimmick larmoyant imparable, bien que parfois surproduit (NDR : le saxophone eighties gâche un peu la chose). Comme toute bonne production de ce type, Roadrunner permet également au connaisseur de trouver une ou deux pépites, notamment " 72nd Stranza ", dont le riff funky nous plonge en pleine Blaxploitation (NDR : il ne manque que les bruits des sirènes policières), et surtout Silicone Soul et son " Right on right on ", entièrement construit à l'aide d'orchestrations de cordes. Beau à pleurer ! Le splendide " Moments in love " des parrains Art of Noise constituant la cerise posée sur le (gros) gâteau…

Ce produit, bien que semblant répondre à des impératifs commerciaux discutables, évite donc l'écueil inhérent au genre d'une simple addition de titres sans réels liens entre eux. Qu'on se rassure, le Dj a des qualités. L'ensemble ayant une construction assez singulière, il y a donc des chances pour que le volume deux soit attendu des novices curieux, trop heureux d'avoir enfin pu trouver le skeud adéquat pour leurs soirées du samedi. Et plus si affinités ! Par contre, si vous connaissez le chill'out par cœur, courrez plutôt acheter le vinyle de Silicone Soul, je vous garantie l'extase perpétuelle. A bon entendeur !

 

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Club Classics Presents - National Anthems

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Les Anglais n'ont rien perdu de leur esprit colonial, et quand ils partent en vacances, ça se sent, notamment du côté d'Ibiza livrée, chaque année, à des hordes de touristes/houseurs en mal de Ministry Of Sound. Ces deux doubles compiles devraient donc les ravir, de même que tout amateur d'une club music/garage qui ne se casse pas trop la tête (d'accord, c'est redondant). Ça bouge, c'est chaud, ça cartonne ("Can't Get Enough" de Soulsearcher) et ça va encore coûter un pont en boissons...

Various Artists

Compilation 2000 A.D.

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Voici une compilation très intéressante. Et pour cause, les artistes signés sur le label de Michaël Gira, maître à penser du défunt et mythique Swans, ne peuvent évidemment qu'attirer l'attention... En 2 titres puisés dans des travaux à venir ou déjà dans les bacs, chaque artiste essaie de convaincre. Même si les styles pratiqués sont parfois fort différents, un fil conducteur permet de consolider l'ensemble. Un fil conducteur ou plus exactement une ambiance que libèrent les 12 titres ici réunis. Gira est associé à un certain pan du mouvement gothique et il ne fallait pas s'attendre à ce qu'il signe des groupes punk rock ! Le recueil concède ainsi Angel of Light et son rock proche de Nick Cave, la guitare crépusculaire de Calla, l'intellectualisme francophone d'Ulan Bator, l'industrialisme ‘neubautien’ de Flux Information Sciences et les incantations divines de David Coulter ; pour enfin conclure par Windsor For The Derby. Je ne sais pas à quel prix sera proposée cette compile. Si c'est en mid price ou autres joyeuses réductions, n'hésitez pas. Sinon jetez-y quand même une oreille ; les amateurs des artistes précités devraient y trouver leur compte.

 

Various Artists

Download 2000

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Vendue à un prix plus que sympa (6€20), cette compile constitue un excellent échantillonnage du catalogue actuel du label Roadrunner, aujourd'hui fusionné avec Arcade. Un soupçon de gothique (Type O Negative), une bonne louche de punk-rock (Misfits, Toilets Boys, Workhorse Movement) et une armada de groupes néo métal, principal fond de commerce du label hollandais (Slipknot, Soulfly, Glassjaw, Machine Head, Downer...). Rien à voir avec Boulevard des Hits !

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Earwig music 20th Anniversary Collection

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Label de Chicago, Earwig a été fondé en 1979 par Michael Robert Frank, un fou de blues, originaire de Pittsburgh ; et qui passa le plus clair de son temps à Chicago, en la compagnie des bluesmen locaux comme Honeyboy Edwards, Jim Brewer, Floyd Jones et bien d'autres. En 20 ans, il a gravé 32 albums et produit quelques autres. Curieusement, il a débuté sa carrière en compagnie des bluesmen venus du Mississippi, tels que les Jelly Roll Kings du regretté Frank Frost, flanqué ici de Jack Johnson et de Sam Carr.

Ce 20ème anniversaire coïncide malheureusement avec la disparition de Frank. Cette collection débute donc par "Jelly Roll stroll" tiré de ce 1er album. On retrouve plus loin Big Jack Johnson ; et à 3 reprises ! Le 2ème elpee réunit les amis de Michael, sous la bannière des Old Friends : Floyd Jones, Edwards, Sunnyland Slim et Kansas City Red. Et le choix s'est porté ici sur "Mr Freddy Blues". Sunnyland Slim est rejoint par Magic Slim pour "Patience like job" et par Honeyboy Edwards dans "The Army blues". Des années qui suivront, je retiendrai "Wiggle Tail" de Louis Myers, avec Steve Freund et John Primer aux guitares ainsi que Barrelhouse Chuck au piano. Un très grand moment! Tout comme la rencontre entre Jimmy Dawkins et Mad Dog Lester Davenport. Homesick James, lui est seul, en 92, pour exécuter "What done got into that woman". Le 2è volume est principalement consacré aux productions des 90s, au premier rang desquelles figure Lousiana Red. Trois plages lui sont consacrées, dont deux du dernier "Millenium blues". On ne peut non plus oublier la savoureuse Liz Mandville Greeson, les bassistes chanteurs, Willie Kent et Aron Burton, les harmonicistes, Willie Anderson et Big Leon Brooks, entourés de la crème des musiciens de la Cité des Vents. Une solide tranche de l'histoire du blues contemporain !

 

Various Artists

Essential - Club Anthems

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Chez Beechwood, on ne s'est pas trop cassé la tête non plus et on a balancé sur cette compile des titres figurant déjà sur "National Anthems" (Soulsearcher, Atera, The Tempest, ...). A choisir, autant opter pour celle-là plutôt que celle-ci. Elle est en effet assortie d'un CD mix réalisé par Jay C du Kiss à Ibiza. A condition d'aimer, bien sûr...

 

Various Artists

Essential - Hardcore

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Ce double CD sorti dans la série Essential rassemble vingt titres hardcore, c'est-à-dire de la musique de boîte qui tourne à un haut taux de bpm. Avec ou sans les voix, avec ou sans happy feeling, c'est souvent très vite épuisant et de toute manière inécoutable à la maison. Rien que le nom des bidouilleurs compilés ici devraient vous mettre l'eau à la bouche: Paul Sadcore, Terminal Force, Terminator, Apocalypse. Ça va comme ça?

 

Various Artists

Free The West Memphis 3

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West Memphis Arkansas, le 5 mai 1993. Trois adolescents sont arrêtés, accusés et condamnés pour les meurtres de Steve Branch, Chris Byers et Michael Moore, alors âgés de huit ans. Les autorités de cet état des USA, réputées pour leur ‘vision très particulière de la justice’, affirment même qu'un rite mortuaire satanique a été organisé par les trois ados pour faire passer de vie à trépas les victimes. Si le fait n'a jamais été prouvé, on sait néanmoins que l'enquête a été négligée; peu de preuves matérielles sur le lieu du crime, aucune preuve physique, aucun témoin, mais juste des dépositions incomplètes, arrachées à de jeunes enfants. Par contre, la procédure s'est basée sur des ‘évidences’. Comme le fait que ces jeunes gens écoutaient de la musique heavy métal, portaient des vêtements noirs et lisaient des romans de Stephen King. Aujourd'hui, Damien, Jason et Jessie sont derrière les barreaux depuis plus de sept ans pour un crime qu'ils n'ont pas commis. Bouleversés par ce phénomène d'injustice, les responsables du label "Aces n' Eights" ont décidé d'entamer une action en mobilisant des artistes rock pour enregistrer un CD, dont les bénéfices serviront à défendre la cause des présumés innocents. Dès lors, on ne s'étonnera guère de retrouver sur la compilation "Free the west Memphis 3" des musiciens réputés pour leurs engagements philosophiques et politiques, ou impliqués dans la lutte pour les droits de l'homme. Steve Earle, L7, Tom Waits, Joe Strummer du Clash, Supersuckers, Eddie Vedder de Pearl Jam, les très "motorheadiens" Nashville Pussy et les idéalistes de Killing Joke ont offert chacun un titre inédit pour la mise en forme de la compilation qui, outre son caractère "philanthropique", a le mérite de proposer du matériel neuf et quelques plages bien senties. Le single "Poor Girl" d'Eddie Vedder associé aux Supersuckers, la reprise d'AC/DC de Nashville Pussy et le " Indicted " de Tony Scalzo, irrésistible titre punk rock, justifient à eux seuls l'achat de l'album déposé dans les bacs le 6 novembre dernier.

 

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Gatecrasher - Immerse: Yourself

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Ecrit bien en vue au-dessus du tracklisting: ‘Immerse yourself in the greatest dance album of the summer... Over two and a half hour of Gatecrasher's most awesome music’. La seule chose qui soit vraie dans cette pub pour la nouvelle discothèque géante à la mode en Angleterre, c'est que cette double compile dure en effet deux heures et des miettes...

 

Various Artists

Hit It

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Cette collection de R&B a donc inspiré les Blues Brothers. Nous pénétrons dans l'univers des frères Jake et Elwood Blues ; et pour entrer dans ce film, rien de tel que le "Peter Gunn Theme" du créateur, Henry Mancini. Une chanson qui remonte quand même à 1959. Dans le même esprit, une autre musique de série TV : "Rawhide" par Frankie Laine. Souvenez-vous du jeune cow-boy, Clint Eastwood ! Et pour rester dans le western, "Ghost riders in the sky" par Vaughan Monroe. La fête du R&B est lancée. Le parfum Stax est de rigueur. On retrouve ainsi successivement Otis Redding sur "I can't turn you loose", Solomon Burke dans l'irrésistible "Everybody needs somebody to love", Sam & Dave et son célèbre "Soul man" ; et enfin Wilson Pickett pour "6345789". D'autres styles sont également abordés. Le swing, a l'instar du "Hey Bartender" de Floyd Dixon en 1954, "Flip flop and fly" pour le shouter Big Joe Turner en 55. Sans oublier le doowop, les Chips avec "Rubber biscuit". Et puis, si ces frères se nommaient Blues, c'est qu'ils aimaient cette musique. Une opportunité pour Junior Wells d'exécuter "Messing with the kid", Willie Mabon "I don't know", Billy Boy Arnold "I ain't got you", John Lee Hooker "Boom boom", et bien sûr ce bon vieil Albert King "She caught the Katy". N'oublions pas la présence de ce titre inoubliable, le meilleur du Spencer Davis Group : "Gimme some lovin". Chanté divinement par Stevie Winwood et nappé par ce son d'orgue qu'on croirait venu tout droit de Memphis. En finale, chacun reprendra "Sweet home Chicago" rehaussé, pour la circonstance, par la présence de l'harmoniciste Junior Parker.

 

Various Artists

I Love Techno - Volume 7

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Nouvelle livraison discographique pour l'un des deux événements majeurs de la scène techno de chez nous. Soit un album à la mesure des line-up habituellement concoctés. Le septième volume de "I Love Techno" rassemble 14 titres essentiellement techno (ben, tiens...), sans vraie surprise. Le "Cajmere mix" de "Coïtus" (Green Velvet) qu'on y trouve déçoit même un peu dans la mesure où il a fait l'impasse sur les... gémissements caractéristiques. Quant au "Polynasia" de Takkyu Ishino, tout en percussions tribales et exotiques, il fera passer un bon moment aux accros du genre, fatigués par les loops trop convenus.