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Idaho

This way out

Tout comme Red House Painters et American Music Club, Idaho appartient à la vague des nouveaux dépressifs qui secoue aujourd'hui les States ; et en particulier la Californie. Inutile de vous dire (!) que les thèmes abordés sur cet opus ne sont pas particulièrement joyeux. Vide existentialiste. Futilité de la vie. Inéluctabilité de la mort. Des thèmes qui alimentent un climat morose, austère, sombre. Mais cette expérience est purifiée par l'électricité des guitares. Qui filtre lentement, à travers la mélodie, telle une coulée de lave incandescente, crépitant de feedback. Et transcendée par le vocal angoissé, angoissant, ‘’eitzelien’ de Jeff, dont les bouffées languissantes, éplorées, libèrent une mélancolie grise. Excellent, à défaut d'être original!

The Human League

Octopus

Sheffield. 1979. Martyn Ware, Ian Marsh, Adrian Wright et Phil Oakey commettent un album de musique électronique totalement révolutionnaire. "Reproduction". Post industrielle, inspirée par son propre environnement, parvenant à fusionner la rigidité synthétique et la mélodie enivrante, elle suscitait la transe dérisoirement robotique. Mais l'album est très mal accueilli par la presse insulaire. Aussi Marsh et Ware décident de voler de leurs propres ailes, épousant successivement les aventures de BEF et d'Heaven 17. Deux nouveaux électroniciens mais surtout deux choristes, Susan Sulley et Joanne Catherall comblent les places laissées vacantes. Sous ce nouveau line-up la formation enregistre "Travelogue", une œuvre qui ouvre toutes grandes les portes de la new-wave. Des portes qu'un John Foxx tentait bien de forcer depuis quelques temps. Mais sans succès... Un succès dont va profiter l'ensemble insulaire pendant cinq bonnes années. Multipliant les hits comme "The Lebanon", "Fascination" ou "Don't you want me", mais négligeant de se régénérer son inspiration. A un tel point que début des nineties, il tombe dans le ridicule avec le morceau de plastique "Romantics". Dans ces conditions, vous imaginez bien que le commun des mortels n'aurait plus osé parier un penny sur Human League. Et pourtant! Réduit au trio Oakey, Sulley, Catherall, il semble avoir retrouvé une seconde jeunesse. Nonobstant trois fragments insipides, sub Saint Etienne, "Octopus" nous a franchement étonnés. Le single "Tell me when" trotte certainement dans votre tête depuis quelques semaines. Mais des titres comme "Cruel Young Lover", réminiscent d'"Empire State Human" ou "House full of nothing" sont encore plus percutants. Et si "Never again" suinte de romantisme glacé, "John Cleese: is he funny" devrait faire le bonheur des animateurs de radio, en recherche perpétuelle d'indicatif. Pensez à "Love action". Oakey?(!) Une excellente surprise!

 

H.P. Zinker

At the mountains of madness

Ce groupe autrichien est cité par Thurston Moore (Sonic Youth) et Evan Dando (Lemonheads) comme un de leurs groupes préférés. Une formation qui à l'origine se limitait à un duo et une boîte à rythmes. Le line up initial en est d'ailleurs rapidement revenu à une formule plus classique, et engagé un drummer, faute de débouché créatif. Aujourd'hui, H.P. Zinker semble avoir atteint la pleine mesure de son art. Expérimental par excellence, il agrège des styles aussi différents que le métal (Led Zepplin), le psychédélisme (13th Floor Elevators), le prog rock (King Crimson), le postcard (Felt), la no wave (Live Skull), le post grunge (Smashing Pumpkins), l'avant-garde (John Zorn) et le jazz (Ornette Coleman) ; le tout sous un format pop. Donc mélodique ; ce qui n'est pas pour nous déplaire. Néo progressif!

 

The Hoax

Sound like this

Découvert puis signé par Mike Vernon, The Hoax est passé du régime amateur au stade professionnel en un peu moins de douze mois. Mi 94, cet ensemble londonien s'est même vu décerner le titre de meilleur groupe britannique par le magazine Blueprint. Parce qu'il ne jure que par le blues. Parfois dynamisé par le rock ou traduit dans la langue du boogie, surtout lorsque Hugh Coltman exerce ses talents d'harmoniciste. Mais du blues célébré à la gloire de ses héros. En l'occurrence Albert Collins, Stevie Ray Vaughan, Albert King et les Fabulous Thunderbirds. Ce qui ne veut pas dire que Hoax fasse des concessions aux adaptations. Pas une seule. Rien que des originaux. Onze en tout, qui "Sound like this"...

 

Helium

The dirt of luck

Helium chercherait-il à ravaler la façade de la noisy? Probablement! Mais en utilisant toutes les variétés des caractéristiques originelles de ce style musical. Puisées à la fois chez Sonic Youth, Breeders, Pale Saints, Boo Radleys, My Bloody Valentine et même les Pixies. Bref une opération pas tellement facile, underground même, qui doit, en outre, tenir compte de la structure mélodique. Hésitant entre la pop la plus allègre (Stereolab?), le folk celtique et le blues aride (PJ Harvey?). Une seule constante, la voix claire, savoureuse de Mary Timony, matière grise d'Hélium, dont le timbre vocal navigue quelque part entre celui de Suzanne Vega et de Tanita Tikaram...

Heather Nova

Oyster

Ce qui frappe d'abord chez Heather Nova, c'est son timbre vocal. Ethéré, vulnérable, vertigineux même, à la croisée des chemins de Kristin Hersh, d'Harriett (Sundays) et de Joni Mitchell. "Oyster" constitue son troisième opus. Un disque aux compositions romantiques, tourmentées, cousues à vif dans la mélodie par des cordes de guitare semi acoustiques ou de violon majestueux; un album très agréable, mais qui laisse cependant une impression de déjà entendu...

Heather Nova

Live

"Oyster", premier album solo d'Heather Nova ne nous avait pas fait une très grosse impression. C'est vrai que le timbre vocal éthéré, vulnérable, à la croisée des chemins de Kristin Hersh, d'Harriett (Sundays) et de Joni Mitchell sert parfaitement les compositions romantiques, tourmentées, cousues à vif dans la mélodie par des cordes de guitare semi acoustique ou de violoncelle majestueux. Mais l'ensemble pêchait par ses excès stylistiques. Pourtant, Heather Nova est capable de dépasser les limites du simple exercice de style. D'atteindre une véritable intensité émotionnelle. Et notamment en ‘live’. Enregistré au Melkweg d'Amsterdam, cet opus en est la plus belle démonstration. Il n'y manque plus que l'image... de la très, très jolie Mrs Nova!

 

Headswim

Flood

Curieux! Un ensemble britannique qui se met à patauger dans le grunge, alors qu'aujourd'hui toute sa genèse cherche à éviter les éclaboussures de sédiments seattlenesques. Headswim semble n'en avoir cure. Et n'hésite pas à se repaître de cette fange sonore. Pensez à Soundgarden, Pearl Jam et à Stone Temple Pilots. Même à Nirvana, auquel le chanteur emprunte régulièrement les inflexions vocales de feu Kurt Cobain. Et sous son aspect le plus métallique, "Flood" s'enlise dans le heavy metal d'Alice in Chains. Quatre ans trop tard!

 

Juliana Hatfield

Only everything

En 1995, Juliana gravait son premier album solo. Une œuvre climatique, sauvage, adolescente dont la force instinctive oscillait imprévisiblement du plus tendre au plus fanatique. Pour enregistrer son deuxième opus, Juliana Hatfield a décidé de muscler son expression. Et puis en même temps de ne plus épancher aussi naturellement ses émotions les plus secrètes. Adieu donc l'autobiographie. Mais en même temps adieu à cette forme de spontanéité lyrique qui nous avait autant enchantés autant qu'intrigués. "Only everything" fait la part belle aux mélodies pop contagieuses, lyriques, torturées par les cordes de guitares acérées, excitantes, grésillantes. Son noisecore n'a jamais été aussi proche de Veruca Salt. Ce qui peut sembler étonnant, lorsqu'on sait que Juliana fait aujourd'hui pratiquement cavalier seul. Coproduction, guitare, claviers, et même un tantinet de basse. C'est vrai que depuis la dissolution de son groupe Three, elle doit composer avec des musiciens de studio. Et pour la circonstance de John Freese (School of Fish, Paul Werterberg), Mike Levesque (Tribe, Scare) et Dean Fisher. Un disque finalement d'excellente facture, mais qui nous semble déjà un peu trop artificiellement dans l'air du temps.

 

PJ Harvey

To bring you my love

"To bring you my love" constitue le troisième album de PJ Harvey. Et nous devons avouer que sa première écoute ne nous a pas particulièrement enthousiasmés. Il est vrai que tout le tam-tam, qui se trame (!) autour de cet événement depuis sa sortie, était plutôt de nature à nous rendre prudents. Pourtant, si nous nous étions bornés à refléter cette première impression, nous aurions commis une grave erreur. Car cet opus est tout à fait remarquable. Mais s'aborde comme une œuvre de Nick Cave. Pas de PJ Harvey. Le guitariste des Bad Seeds, Mick Harvey, est d'ailleurs de la partie. Tout comme celui de Tom Waits, Joe Gore. Un disque âpre, tordu, mais inexorablement envoûtant. La voix de Polly Harvey est désespérément fascinante, sauvagement menaçante, suspendue à une texture blues mélodramatique, qui s'enlise entre la perfection et le putride. Le clavier lancinant, insidieux. Les guitares mornes, fiévreuses. Les compositions fantastiquement dérangées. Un must!

 

Mick Harvey

Intoxicated Man

Bad Seeds, ex-Crime & The City Solution, cet Australien vient d'enregistrer son premier album solo. Une œuvre consacrée exclusivement à des reprises de Serge Gainsbourg. Depuis "69, année érotique", à "Inceste de citron", en passant par "Harley Davidson", "New York USA", "Bonnie & Clyde", "Je viens te dire que je m'en vais" et bien d'autres. Seize fragments accommodés à la langue de Shakespeare. Et dans le rôle de partenaire vocal féminin, commise aux chuchotements puérils, mélancoliques et sensuels, Mick a choisi Anita Lane. Responsable, voici quelques mois, d'une nouvelle version du célèbre "Je t'aime... moi non plus", en compagnie de Nick Cave. Mick prend, tout au long de cet "Intoxicated Man" beaucoup de liberté avec les classiques de Gainsbourg. Certaines sont d'ailleurs à peine identifiables. Et il n'a pas tout à fait tort. Donnant une dimension plus trouble, plus sophistiquée, plus caverneuse, aux chansons, plutôt que de se contenter d'une banale adaptation. Mick n'a cependant pas reçu le concours des Bad Seeds pour enregistrer cet opus. Mais bien du violoniste Warren Ellis (Dirty Three) et de James Cruikshank (Cruel Sea). Ainsi que d'une section à cordes. Extrêmement efficace. Notamment sur le final vertigineux, frénétique "Initials BB"...

 

Grant Hart

Ecce homo

Exclusivement réservé au chant et à la guitare sèche, "Ecce homo", titre inspiré de la collection d'eaux fortes de l'artiste George Grosz, propose douze adaptations minimalistes du répertoire de l'ex-guitariste d'Hüsker Dü, toujours Nova Mob, enregistrés en public le 13 octobre 1994 à Seattle.

 

Emmylou Harris

Wrecking Ball

Figure emblématique de la scène country aux States, Emmylou Harris semblait avoir complètement disparu de la circulation depuis le début des eighties. Par la grâce de Daniel Lanois, elle vient de se voir projeter derechef à l'avant-plan de la scène rock contemporaine. Non content de produire ce "Wrecking Ball", l'Acadien a réuni autour de l'interprète, la crème de la scène rock. Depuis Malcoln Burn à Tony Hall, bassiste des Neville Brothers, en passant par Larry Mullen (U2), Brian Blades, Lucinda Williams, Steve Earle et surtout Neil Young. Un Young qui a, en outre, composé le titre maître de l'opus. Dans ces conditions, le résultat ne peut être qu'excellent. On ne peut d'ailleurs émettre qu'un seul reproche à l'égard d'Emmylou ; c'est de ne participer que très superficiellement à l'écriture de deux chansons. Pas davantage.

 

Happy Mondays

Loads

Sous-titré ‘best of’, "Loads" propose en 16 titres un aperçu de la discographie du défunt Happy Mondays. Si on y retrouve bien le second single "Tart tart", "24 hour party people", "Lazytis", semi cover des Beatles", les reprises de "Step on" et "Tokoloshe man" de John Kongos, "Kinky Afro", "Hallelujah" dans un mix de MacColl, on regrettera l'absence du premier single "Delightful", et surtout de "Freakin' Dancin'", considéré comme la composition la plus percutante des Mondays. Bref, hormis ces quelques réserves, cette compile constitue un testament assez intéressant du mythe mancunien.

Responsable de la naissance de la scène rave et du mouvement baggy, antithèse du mouvement glamour, réputé pour ses rythmes épileptiques, nés du pillage de la soul des seventies et des catalogues funk de Motown et de Stax, le combo mancunien était parvenu à se construire un style tout à fait personnel, redoutablement hypnotique, au groove irrésistible. Malheureusement, l'abus de drogues aura raison de la bande à Shaun Ryder et de Bez. Deux personnages qui tomberont même dans la déchéance la plus totale, avant de revenir, après désintox et rachat de bonne conduite sous la forme de Black Grape. Mais là, c'est une autre histoire...

James Hall

My love, sex and spirit

Enfin! Après nous avoir gratifiés de deux superbes singles, en l'occurrence "So precious" et "Silver tongues", l'ex-leader de Mary My Hope se manifeste par la voie d'un premier album. Nous nous demandions même si un troisième extrait de cet elpee n'allait pas encore nous être refilé, question de nous faire davantage languir. Habillé d'une pochette au design artistique remarquable, "My love, sex, and spirit" répond parfaitement à nos espérances. Il inclut les singles précédents bien sûr, mais aussi neuf fragments qui valent leur pesant d'or. Une œuvre riche en atmosphère contaminée par le jazz, le folk, le blues, la soul, la new wave, le reggae blanc et le white funk (avez-vous remarqué la différence?). Un opus dont la ligne mélodique repose sur ce contraste saisissant entre la ligne de basse pulsante, tendue, les cordes de guitares effilées, jaillissantes, acides, et le vocal passionné, passionnel de Hall. Epatant!

 

Ed Hall

La la land

Trio texan (Austin), Ed Hall pratique un hardcore cinglant, saignant, sculpté basiquement dans les cordes de guitares, rongé par une basse ronflante, sinistre, et balayé d'une multitude de caractéristiques rock, pop ou progressives. Oscillant, dans le désordre de King Krimson période "Lark's tongue in aspic" à Beck, en passant par Litfiba, Vini Reilly, Tea Party, Gong, Stranglers, Primus, Helmet, All et Sex Pistols. Un album fort intéressant mais sans doute trop éclectique pour pouvoir se faire une idée précise des objectifs poursuivis par le trio. Quelques titres sont cependant parvenus à nous faire flasher. Comme "Pollution", "The Hybrid" et puis cet énigmatique, presque mystique et surtout puissant "Angel". Quant au final, il propose en dix-neuf minutes une sorte de "Revolution 9" proche des divagations les plus extrêmes d'un Brian Eno ou d'un Fall...

 

H Blockx

Time to Move

En Allemagne, les ensembles de rap et de hardcore ne sont pas légion. Le rock se conjugue surtout au temps des seventies et trop souvent au mode du hard rock. Alors, dans ce contexte, un groupe de rapcore est taxé d'extra-terrestre. Nous préférerions le qualificatif de visionnaire. Parce que H-Blockx mène un combat contre le racisme. Contre le fascisme. Et il le clame à la manière des Noirs américains. Pour ce quintet, dont la moyenne d'âge atteint à peine vingt ans, il est temps que la société réagisse. Il est "Time to move", si vous préférez! Et le combo le clame sur une expression sonore excitante, dansante, qui flirte avec le punk, le metal, le trash et le hip hop. Avec une conviction qui n'est pas sans rappeler Red Hot Chili Peppers, Beastie Boys, Rage Against the Machine et une audace comparable à 25th Of May ou Pop Will Eat Itself.

 

Lisa Gerrard

The mirror pool

Ce "Mirror pool" constitue la première expérience en solitaire de la chanteuse du groupe australien Dead Can Dance. En fait de groupe, nous devrions plutôt parler de duo, puisqu'elle partage ce patrimoine avec Brendan Perry. Pour enregistrer cet opus, elle a bénéficié d'une flopée de musiciens à formation classique. Et notamment l'orchestre philharmonique de Melbourne. Rien de bien différent, cependant, par rapport aux derniers opus de DCD. D'autant plus que pour préserver ce parfum oriental, elle s'est également abreuvée à l'instrumentation ethnique. Bouzouki et yang ch'in notamment. Subrepticement, c'est vrai. Tout comme pour l'instrumentation basique conventionnelle. Réduite à sa plus simple expression. "The mirror pool" nous plonge ainsi dans un climat mélancolique, solennel, mais à l'intensité dramatique presque insoutenable. La voix exceptionnelle, sinusoïdale de Lisa Gerrard tissant des charmes et des malédictions sur des mélopées à caractère symphonique. Pourtant, si l'œuvre se révèle aussi rare qu'intemporelle, elle finit par lasser faute de relief contemporain. C'est d'ailleurs à ce niveau que l'absence de Brendan se fait cruellement sentir...

 

The Geraldine Fibbers

Get Thee Gone

C'est vrai que ce quintet yankee aurait pu choisir un nom moins équivoque. Un patronyme qui ne retrace pas les aventures de cette meurtrière. Paraît quand même que le groupe ne l'aurait pas fait exprès (NDR: mon œil!). Blague à part, les Geraldine Fibbers exécutent (!) un country folk légèrement électrifié. A la croisée des chemins de Tom Waits, Violent Femmes et Johnny Cash. Le chef de bande ? Carla Bozulich. Et ses méfaits vocaux venimeux, désespérés, s'apparentent très fort à ceux perpétrés par Kristin Hersh au sein de Throwing Muses. En outre, son violon (!) pille la mélodie à la manière de dEUS. Six forfaits ont été commis sur ce "Get Thee Gone". Le mobile ? L'amour, la mort, l'inceste et le meurtre (évidemment!). Et le dernier est de taille, puisqu'il dépasse les dix-huit minutes. Une cover fatale de Bobby Gentry, "Fancy". Le groupe est même déterminé à ne pas s'asseoir (!) sur sa réputation. En injectant (!) davantage de violence et de tension dans la solution sonore de son prochain opus. D'électricité contemporaine. Une nouvelle assise qui devrait permettre au quintet d'échapper à la récidive...

 

Genius / GZA

Liquid swords

Genius est un pionnier du hip hop. Réputé pour son style visionnaire, intelligent, réaliste, il est considéré aujourd'hui comme un philosophe de la culture rap. Tant mieux pour lui! Nous sommes d'ailleurs au regret de vous confesser qu'après deux fragments, nous avons été contraints et forcés de déclarer forfait...

 

Gene

Olympian

A force d'entendre parler de ce quatuor gallois, nous nous demandions si nous n'allions pas hériter d'un hype monté de toutes pièces par la presse insulaire. Il est vrai qu'en ne comptabilisant que deux singles à son actif, il était plutôt difficile de se faire une idée exacte du potentiel de ce groupe. "Olympian" ne nous a cependant pas déçus. Mais pas davantage émerveillés. Un bon album, mais qui est indéniablement influencé par les Smiths. Or, si en 1983 le groupe de Manchester était par définition novateur, celui de Watford ne peut l'être. Ce qui ne devrait cependant pas empêcher cet opus de faire un tabac.

"Olympian" est découpé en onze chansons flamboyantes, hymniques, harmonieuses trempées dans la pop insulaire la plus contagieuse. Onze fragments de glam pop dynamisés par les envolées de cordes de guitare mercuriale, instillés insidieusement de claviers ‘hammond’ et raffinés par le vocal vibrant, lascif, arrogant de Martin Rossiter, dont le timbre navigue quelque part entre John Watts (Fisher Z) et Morrissey (of course!) Onze chansons dont la poésie contemporaine aborde des sujets aussi brûlants que le suicide, le viol, l'anorexie, la violence et la politique. Un excellent opus, à défaut d'être original!