Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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One Inch Punch

Tao of the One Inch Punch

Consoles vidéos, culture rap, arts martiaux, look ‘cool’, tabagisme, illustrent parfaitement l'attitude adoptée par One Inch Punch. Une véritable caricature de la génération des vidéo games et des machines à sous! Trêve d'analyse sociologique; musicalement, Burning Orange se limite à digérer une marmelade de Beastie Boys et de Tricky mélangée avec de la bile Einstürzende Neubauten. Réservé aux amateurs de rap/soul/hipcore industriel... S'il y en a!

 

Tapsi Turtles

I wanna hear the sunshine

Il faut croire que cette formation allemande a dû beaucoup écouter les Pogues avant de se lancer dans une carrière musicale, et surtout d'enregistrer un tel album. Tout y est: accordéon, flûte, harmonica, violon, mandoline et même voix limite du lead singer; quoique son timbre ne soit pas encore aussi ravagé que celui de Shane Mc Gowan. Les Tapsi Turtles ont même osé s'attaquer à un classique du Clash, "Should I stay or should I Know", mais évidemment pour en faire une version folk. Vous avez d'ailleurs, peut-être déjà eu l'occasion de l'entendre à la radio. "I wanna hear the sunshine" n'a cependant d'autre prétention que de vous entraîner dans une folle danse celtique, 'One pint of beer' à la main. Mais pour l'originalité, faudra repasser...

 

Tripping Daisy

I'm an elastic firecracker

Deuxième album pour ce quartette texan (Dallas) qui voue une grande admiration à l'artiste italien Guglielmo Achille Cavellini, peintre sur timbre devenu après sa mort un véritable mythe dans cette discipline. Ce qui explique pourquoi la pochette de ce disque est illustrée par une photographie insolite de ce personnage célèbre, peinturluré sur tout le corps... Je suis une allumette élastique, une métaphore justifiée par Tim De Laughter, leader du groupe, par une volonté d'épancher un maximum d'émotion dans son expression. Une volonté qui se répercute dans la richesse de la musique de Tripping Daisy, comparable à celle que dispense Presidents of the United States of America. Mais (in)consciemment inspirée par Weezer, Buzzcocks et les Pixies. Avec des changements de tempo vertigineux, une conjugaison parfaite entre cordes de guitares cinglantes, gémissantes, frémissantes et le groove percutant. Une alternance climatique entre tendresse et férocité responsable de mélodies pop contagieuses. Mais des mélodies littéralement transpercées par la voix grinçante, voilée, distordue de Tim (Perry Farrell?) Superbe!

 

Transglobal Underground

Psychic karaoke

TGU répercute à travers sa musique, le phénomène multiculturel qui caractérise la Grande Bretagne des nineties ; et en particulier celui de la métropole de Londres. Toutes les ethnies s'y mélangent. Asiatique, arabe, africaine, australienne et bien sûr européenne. Une richesse qui sert, bien sûr, à alimenter une pop technologique. Riche en orchestrations somptueuses et en arrangements exotiques, agitée de rythmes subtils, sinueux, mid tempo, house, dont la ligne mélodique est purifiée par la sensualité vocale acrobatique de Natacha Atlas. Pas sur toutes les compositions de "Psychic karaoke". Mais sur la plupart. Un opus qui nous a laissé une excellente impression. Notamment sur "Scully" et le titre maître. Deux compositions mystérieuses, ténébreuses, presque filmiques qui ponctuent l'œuvre, avant de laisser la place, en bonus track, à une version française de "Boss tabla"...

 

Trans Am

Trans Am

A première vue, cette formation yankee recycle tout ce qui lui tombe dans l'oreille. Sans a priori. Aussi bien le popcore, le prog rock, le krautrock, le boogie, le synthé pop, le psychédélisme, le garage que la musique industrielle. En ce qui concerne le hip hop, le dub, le rythm 'n blues et le funk, le traitement est cependant double. Puisque avant de retravailler cette matière première, elle est totalement blanchie. C'est à dire expurgée de ses caractéristiques ethniques. Au bout de la chaîne la solution épurée est confrontée aux éléments basiques de la guitare et de la basse. Un résultat surprenant, expérimental pour un album exclusivement instrumental que les éminents spécialistes situent quelque part entre Ui et Run On. Mais lorsqu'on sait que ce mini album a été concocté dans les studios de Tortoise, on comprend mieux pourquoi cette musique appartient au mouvement post rock. Faust et Can auraient-ils trouvé en Trans Am un héritier naturel?

 

Toto

Tambu

Si vous êtes grands consommateurs de rock FM spécifiquement yankee, vous allez vous régaler. Dans le cas contraire, vous aurez plutôt tendance à rigoler. C'est vrai que la musique de Toto a toujours été soignée, sophistiquée à l'extrême, agréable à l'oreille. Et que dans le style, seules des formations comme Kayak ou Kansas sont parvenues à atteindre un tel niveau de perfection. Mais en 1996, des ensembles de ce type n'apportent plus rien à la musique. Ce qui ne veut pas dire que leur musique ne rapporte rien à l'industrie du disque. Au contraire! Aux States, et même en Europe, il y a encore un public pour cette scène. En général constitué de quadragénaires et de quinquagénaires. Ce qui explique le succès d'un groupe comme Toto. A nouveau dédié à la mémoire de feu Jeff Porcaro, cet opus tente quelques incursions dans le funk. Privilégie les harmonies vocales féminines à caractère gospel. Et puis glisse parfois l'une ou l'autre ballade, dont le profil mélodique n'est finalement pas tellement loin d'un Elton John. Dans ces conditions, comment voulez-vous que nous parvenions à avaler cette tamb(o)u(ille)...

 

Tortoise

Millions now living will never die

Tout comme Stereolab, Tortoise avoue avoir été influencé par le krautrock de Neu, Can et Kraftwerk. Ce qui explique sans doute pourquoi, John McEntire, drummer et ingénieur du son du quintet yankee (Chicago), vient de produire le nouvel opus de Stereolab, "Emperor tomato ketchup". Kraftwerk tout d'abord. Car dès le morceau d'ouverture, "Djed", on a l'impression que le groupe cherche une projection dans le futur, une "Autobahn" pour le XXIème siècle... Malgré la multitude d'instruments et de gadgets électroniques utilisés - basses (parfois quatre!), xylophone, harmonium, marimba, piano électrique, percussions africaines, boîtes à rythmes flippants ou bourdonnants, synthés (archaïques et contemporains), samples, collages, guitare (sans doute!), etc. - la musique se révèle intimiste, paisible, hypnotique, rampante et bien sûr complexe. Tortoise nous propose à travers ce "Millions now living will never die", une excursion subliment léthargique dans le rock, le dub, le trip hop, l'avant techno, le jazz moderne (Miles Davis?), la lo-fi (Swell?), la muzak (Brian Eno), l'art techno (Mouse on Mars), la bande sonore cinématographique (Ennio Morricone), ... dans une multitude de styles quoi ! Un périple dans la romance frêle, imaginaire de l'underground américain. Un fameux pas en avant dans l'art du recyclage que les médias ont déjà taxé de post rock avant-gardiste. Pourquoi pas?

 

Tool

Aenima

Pour Tool, l'aspect visuel est très important. C'est sans doute la raison pour laquelle il tourne des clips vidéo aussi explosifs et puissants. Et dans le même esprit, pourquoi il a souhaité un effet d'optique mobile pour illustrer la pochette de son nouveau CD. Une formation sans doute moins extrême que le Rollins Band, moins engagée que Rage Against The Machine, mais beaucoup plus dangereuse, plus juvénile, plus cynique...

 

Tanita Tikaram

The best of

Après quatre albums, Tanita avait besoin de faire le point. Faut dire que depuis la sortie de son premier opus, " Ancient heart ", elle cherche son deuxième souffle. Pire encore, après avoir enregistré " Eleven kinds of loneliness ", elle était littéralement au bord de l'asphyxie (!). Sur cette compil, vous retrouverez bien sûr tous les standards. Depuis " Twist in my sobriety " à " My love tonight " en passant par " Cathedral song ", " World outside your window ", " Good tradition ", " Lovers in the city ", " You make the whole world cry " et " Only the ones we love ". Dix-sept titres qui valent surtout pour le timbre vocal de Tanita, un timbre très particulier, intimiste, sensuel, exotique, qui serait beaucoup mieux mis en valeur, si l'accompagnement était à la hauteur. Ce qui est rarement le cas!

 

Throwing Muses

Limbo

Neuvième album pour cette formation bostonienne qui a toujours manifesté un dédain certain pour la structure conventionnelle de la composition. Même après le départ de Tanya Donnelly. Et c'est encore et toujours le cas pour ce " Limbo " qui déploie un incroyable éventail de textures et de nuances originales, sous un format pop extrêmement mélodique. Si ce nouvel opus continue de mélanger colère, mélancolie et esthétisme dans un contexte électrique sinueux, il véhicule des lyrics à la fois torturés, obsessionnels et lascifs, lyrics épanchés par le timbre vocal souple, insidieux de Kristin Hersh...

 

Thin Lizzy

Wild one

Il y a déjà dix ans, le quatre janvier 1986 très exactement, que Phil Lynott a quitté ce monde. L'occasion était donc belle pour Mercury de rendre hommage au leader de Thin Lizzy, à travers cette compilation. C'est entre 1974 et 1978 que cette formation a connu ses heures de gloire. Lorsqu'elle pouvait s'appuyer sur la conjugaison de deux formidables solistes, Scott Gorham et Brian Roberston. Sous ce line-up, ils graveront une série de hits. Six perles incluses sur ce morceau de plastique, et en particulier l'immortel "The boys are back in town". Tout ce qui est antérieur et surtout postérieur à cet état de grâce ne vaut pas tripette. Même pas les compositions relevées par la présence de Gary Moore, artiste qui séjourna pourtant deux fois au sein du groupe. Et encore moins après 1980. C'est à dire au moment où la musique de Thin Lizzy sombra dans le heavy metal pathétique...

 

Suzanne Vega

Nine object of desire

Pour enregistrer son nouvel album, Suzanne Vega a encore reçu le concours de Michaël Froom à la production. Une collaboration qui date de « 99.9 F° », et pour laquelle, il était parvenu à donner une toute autre dimension à la musique, en recherchant des arrangements d'une richesse à laquelle la folk music n'était guère habituée. Et il vient de récidiver sur " Nine objects of desire ". Douze titres enrichis tantôt d'orchestrations symphoniques, synthétiques ou de percussions ethniques, douze fragments hydratés de cordes de guitare légères, syncopées ou nappées de claviers fluides, bien rognés comme au cours des sixties. Douze chansons ou bossa nova, house, funk, jazz, pop et folk rivalisent de mélodicité et d'efficacité. Un must!

 

Varnaline

Man of sin

Drivé par un certain Andrew Parker, ce trio new-yorkais appartient à la même scène musicale que Swell, Pavement et consorts. Lo fi bien sûr. Ce morceau de plastique a d'ailleurs été enregistré dans les appartements d'Andrew, où il y a monté un studio maison. Sur un quatre pistes. Ce qui n'empêche pas les compositions de libérer une intensité phénoménale, que nous pourrions situer à la croisée des chemins du défunt Cell, de Dinosaur Jr, de Sparklehorse et même d'American Music Club. A cause de cette fusion parfaite réalisée entre sonorités acoustiques, minimalistes et électricité pudiquement, délicatement torturée qui sert de texture à des chansons aussi contagieuses que mélodiques. Un must!

 

Urusei Yatsura

We are Urusei Yatsura

Non, cette formation ne nous vient pas du pays au soleil levant, mais d'Ecosse. De Glasgow, très exactement. En fait, elle s'est inspirée d'une bande dessinée japonaise pour choisir son nom. Pourquoi pas? "We are Urusei Yatsura" constitue son premier album, un disque fondamentalement imprégné par le post punk. Celui de Fall, tout d'abord. A cause de cette véhémence dans le laconisme (!) des vocaux. Jesus & Mary Chain ensuite. Lorsque les mélodies se chargent de feedback. Sonic Youth, enfin. Dans son approche du nosy rock, mais également dans la recherche systématique d'accords de guitares expérimentaux, inusités. Ce qui explique sans doute pourquoi, le quatuor était comparé, à ses débuts, à Bis et Pavement. Album délicieux dans son impétuosité juvénile, "We are..." est ponctué d'une composition sordide, malsaine, douloureuse, rémisniscente de Joy Division, mais alimentée par un flux d'électricité aussi capricieux que chez Wire...

 

The Violet Burning

The Violet Burning

Pour une formation qui sort de nulle part, il faut reconnaître que son premier album est un véritable coup de maître. Un opus qui exsude une richesse électrique prodigieuse. Normal lorsqu'on sait que le line up compte la bagatelle de trois guitaristes! Mais également une richesse mélodique. Capturant à la fois le psychédélisme teinté de funk propre à Love & Rockets, le sens hymnique de U2, l'agressivité passionnelle de Smashing Pumpkins, le garage de Grant Lee Buffalo, la noisy pop de House of Love et l'intimisme vibrant de Radiohead. Un intimisme accentué par la voix suppliante, langoureuse de Michaël Pritzl, dont le falsetto nous rappelle Thom Yorke, surtout dans ses moments les plus mélancoliques... juste avant que le calme ne laisse la place à la tempête... Superbe!

 

The Violet Blue Flames

Years of innocence

Quatuor batave (Zwolle), les Violet Blue Flames pratiquent une soft pop inspirée par les Nits, Lloyd Cole et Ian McNabb, en apportant un soin tout particulier au sens mélodique de leurs chansons. "Years of innocence" secrète treize compositions tendres, moelleuses, romantiques, tout en pastel, raffinées tantôt par un violoncelle, un hammond ou un piano, et pigmentées par juste ce qu'il faut d'électricité pour ne pas déranger... Côté pile, "Under my skin", en ouverture, "Release me now" puis "Highland", en épilogue, sont assurément de petites perles. Côté face, l'absence de relief dans le registre finit par engourdir l'esprit. A consommer à dose homéopathique!

 

The Verve Pipe

Villains

Tout comme Black Crowes, Verve Pipe est contaminé par le heavy rock de la fin des sixties et du début des seventies. En particulier celui que pratiquaient à cette époque les Allman Brothers Band, le Free, les Small Faces, Humble Pie, Cream, Steppenwolf et consorts. Mais là où le groupe géorgien se contente de revivaliser dans la performance technique, Verve Pipe parvient à dépasser ses propres références en agrégeant la simplicité naturelle de la pop et l'urgence émotionnelle du rock. Certaines compositions de ce "Villains" ne sont d'ailleurs pas loin d'atteindre l'intensité passionnelle, âpre, d'un Stone Temple Pilots, d'un Pearl Jam, d'un Screaming Trees, voire tout simplement de REM...

 

Versus (USA)

Secret swingers

Curieux line up pour cette formation composée de trois frères, dont le leader/compositeur/chanteur/guitariste Richard Baluyut, qui partage les vocaux avec une bassiste répondant au nom de Fontaine Toups. A première écoute, la musique laisse percevoir de nettes affinités avec la scène new-yorkaise. Et en particulier Pavement et Sonic Youth. Ce qui semble tout à fait normal, lorsqu'on sait que Versus est également issu de cette métropole. Mais au fil des écoutes, on se rend compte que l'expression est beaucoup plus riche qu'elle n'y paraît. Lorgnant tantôt vers la noisy pop insulaire de Pale Saints, celle des ses débuts pour ne rien vous cacher, la new wave du Sound, et même sur l'excellent "Jealous", la pop ‘aussie’ des Go-Betweens. Côté vocal, Richard et Fontaine se confinent dans le dialogue, plutôt que d'élaborer de véritables harmonies vocales. Un peu à la manière sauvage, intrigante de Thurston Moore et de Kim Gordon. Mais là, on en revient à Sonic Youth...

 

Velvet Belly

The landing

Tout comme Bel Canto, Velvet Belly nous vient de Norvège et pratique une musique atmosphérique, esthétique, inspirée par les paysages scandinaves. Ses fjords, la mer, les lacs, les rivières. La nature quoi. Une musique épurée par un timbre vocal clair, limpide, féminin. Celui d'Anneli Drecker chez Bel Canto et d'Anne-Marie Almedal pour Velvet Belly. Les deux formations courtisent, en outre, toutes les propriétés issues de la technologie moderne. Simplement, si B.C. y consacre toute sa flamme, V.B. y laisse une place pour l'instrumentation basique. Piano, drums, guitare acoustique et électrique, basse entre autres. Et puis permet à certains musiciens de studio de se mettre en évidence. Comme le trompettiste Svein Holtan, Geir Sundstol à la guitare ‘steel’ et puis surtout la violoniste Hege Rimestad. Sur le morceau maître. Un titre de près de neuf minutes où elle exprime pleinement toute la mesure de son talent, dès que les dernières notes de sampling du "Lark's tongues in aspic" de King Crimson se sont évanouies...

 

Luke Walter Jr.

Back to normal

Écrit par

Aujourd'hui émigré à New York, cet artiste belge a connu ses heures de gloire au sein d'un groupe qui répondait au nom de Blue Blot. Il avait d'ailleurs décroché deux tubes en compagnie de cette formation. Deux covers. Une de Toto, "Hold the line" ; et l'autre de Bill Withers, "Who is he". De graves problèmes de santé l'ont cependant décidé à se retirer du groupe. Bien que toujours engagé dans son combat contre la maladie, Luke (de son vrai nom Luc Renneboog) a cependant décidé d'entreprendre une carrière solo.

"Back to normal" constitue sa première expérience en solitaire. Et pour un coup d'essai, il a réussi un coup de maître. Bénéficiant tout d'abord du concours de la célèbre section de cuivres Muscle Shoals. Donc de leur studio en Alabama. Et puis de la participation d'une flopée de musiciens huppés. Parmi lesquels on retrouve l'ex-Traffic, David Hood et l'ex-Steppenwolf, Larry Byrom. Tony Joe White également, responsable, en outre, de trois chansons pour ce "Back to normal". Et enfin Roger Hawkins pour la production, un illustre personnage qui avait fait ses preuves aux côtés d'Aretha Franklin et de Percy Sledge. Musicalement, cet album s'écarte du ‘blunk’ (mélange de funk et de blues) auquel il semblait pourtant viscéralement enchaîné, pour aborder un style plus rythm'n blues, plus soul. Quoique pour le profane, ce "Back to normal" demeure fondamentalement un album de blues...

 

Wishing Tree

Spring

Le popcore de Buffalo Tom continue de faire des émules. Même aux Pays-Bas. Wishing Tree n'a pourtant pas adopté la formule d'un trio, mais bien d'un quatuor, histoire sans doute d'apporter davantage de nuance et de finition dans sa construction mélodique. Ce qui explique sans doute pourquoi les douze chansons de ce "Spring" adoptent un profil aussi soigné que celui manifesté par "Big red letter day", quatrième opus du groupe de Boston. Et au fil de l'écoute la liste des caractéristiques semblables s'allonge. La simplicité, la candeur, le charme des compositions et même une sophistication excessive des arrangements. En outre, les incursions dans le garage ont été subtilement raffinées par la production. Et pour ne rien vous cacher, sachez que Bert Volmer affiche un timbre vocal aussi écorché et douloureux que celui de Bill Janovitz...