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[inc.ognito]

Une mise au point qui fait la différence…

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Dans le cadre du festival ‘La Vie en Rock’, un événement destiné à financer la recherche contre le cancer, une vingtaine de groupes ou artistes avaient accepté de laisser tomber leurs émoluments pour la bonne cause. Dont Inc.Ognito, une formation issue de la région du Centre. De La Louvière très exactement. Née en 2010, elle implique deux membres qui participent également à d’autres projets. Ainsi, le guitariste Loïc Vanhoolandt (loïc.ognito) sévit au sein de Rock En Stock, combo de covers qui jouit d’une solide réputation, alors que le drummer Lucas Lepori (loo.ognito) prête aussi ses baguettes à Romano Nervoso. Le line up est complété par Angelo Guttadauria (angel.ognito) préposé au chant, à la gratte et aux claviers, ainsi que Mourad Agjij (moo.ognito), qui se charge de la basse. Ce dernier bosse également dans l’univers musical, puisque c’est l’ingé-son du Bota.

Pourquoi ce point au beau milieu de votre patronyme ?

Angelo : Parce que Inc. est l’abréviation d’Incorporation, en anglais. Il s’ajoute au nom d’une entreprise, d’une industrie. C'est la grande corporation. Ces lignes jaunes et noires sur l'Ep, le design, tatouées sur main, indiquent que nous sommes toujours en construction. Ce détail nous permet également de nous différencier d’un autre groupe qui s'appelle Incognito.

Une question que l'on vous a certainement déjà posée : que signifie cette bande noire peinte à hauteur des yeux ?

Angelo : Lorsque sur une photo, on veut cacher l’identité de quelqu’un, on dissimule ses yeux à l’aide d’une bande noire. Et il reste incognito…
Mourad : On a voulu se la jouer à Zorro ou à Batman.

La région du Centre La Louvière est un véritable vivier de talents ; mais y a-t-il une scène propre à La Louvière ? 

Mourad : La scène du Café des Arts a été nettoyée, il y a peu de temps ; elle est donc bien propre. Non, je rigole.
Angelo : Une scène spécifique à la région de La Louvière ? Non, je ne crois pas. On y rencontre des tas d’artistes et de groupes, oui, mais qui adoptent un bel éventail de styles différents. Certains pratiquement même le reggae. Mais la plupart cherchent un créneau personnel, expérimentent, et ne se contentent pas de faire de la musique pour faire de la musique. Ce qui démontre qu’ils écoutent un bel éventail de genres et y puisent une large source d’influences…

Et si on évoquait un peu le parcours d’Inc.Ognito ?

Loïc : On a démarré de La Louvière et on a emprunté l'autoroute pour rejoindre Dour. Et on a fait le plein à Thieu. Je rigole. En fait je joue de la guitare depuis mon plu jeune âge. En autodidacte.
Mourad : Loïc m’a appris à me servir d’une basse, il y a 3 semaines. C'est un bon pédagogue. Et quand on a recours à des bandes en play-back, c'est beaucoup plus facile.
Lucas : J'ai suivi des cours de batterie à l'Académie. J'ai étudié le solfège. J'ai ensuite opté pour les cymbales et le xylophone afin de me consacrer aux drums, dans des formations de rock'n'roll. Et m’impliquer dans ce que je souhaitais faire, en fait.
Angelo : Je baigne dans la musique depuis que je suis tout petit. J'ai reçu une formation classique, mais j’ai appris à jouer de la guitare, en autodidacte, vers l'âge de 13 ans.

Quels sont les derniers concerts auxquels vous avez assisté ?

Loïc : Celui de M. Un fameux show !
Mourad : Perso, j'en vois jamais (NDR : Mourad déconne encore, puisque c’est un des ingé-son du Botanique, donc il en voit tous les jours). Sérieusement, le dernier auquel on a tous assisté est celui de Prince, au Stade de France. Lucas ne nous avait pas accompagné.
Lucas : Tant que je ne me produirais pas au Stade de France, je ne m’y rendrais pas. Le dernier set que j’ai vu, c’était celui des Hives.

Quel est l’album qui vous a récemment le plus enthousiasmé ?

Mourad : Celui des Vismets, « Abracadabra ». Je l’ai découvert ce matin.
Loïc : Le dernier de Billy Talent (NDLR : « Dead silence » ?).
Angelo : De Pete And The Pirates, une formation britannique (NDLR : « One Thousand Pictures »?)
Lucas : J’apprécie tout particulièrement celui de Temples (« NDLR : « Sun Structures ».)

Loïc milite au sein de Rock En Stock, est-ce un moteur musical dans la région de la Louvière ?

Loïc : C’est surtout l’occasion de faire la fête, dans le secteur, tous les derniers vendredis du mois.
Lucas : Oui c'est un moteur dans la région, car les musiciens sont les papas de pas mal de musiciens que nous connaissons. Ce sont eux qui ont donné envie aux jeunes de jouer de la musique.
Mourad : Oui, inconsciemment le groupe constitue un moteur pour nous.

Quel mode de fonctionnement adoptez-vous pour composer ?  

Angelo : A l'oreille et à l'instinct.

Qui est responsable de la musique et des paroles ?

Angelo : Je me charge des deux.
Mourad : Et après on apporte les corrections.
Lucas : Un jour on a essayé d’apprendre à Mourad comment lire les notes ; et il lui a fallu une demi semaine pour comprendre...
Mourad : En fait, je ne sais pas lire, sauf de droite à gauche. Par contre je suis doué pour les chiffres, et je me charge de la comptabilité.
Lucas : Tu lis à l'envers, quoi !
Angelo : La genèse de ce groupe est une histoire de potes. Outre les répétitions, nous avons énormément partagé d’événements ensemble. Quand je compose, je pense à la ligne de basse que pourrait adopter Mourad. Mais en bout de course, chacun d’entre nous apporte sa touche finale.
Mourad : Parfois je cherche à exécuter des notes qui sont au-delà de mes aptitudes. Et ces exercices de style me donnent beaucoup de travail.
Lucas : Aujourd'hui, c'est la première fois que Mourad va jouer sur une basse à 4 cordes. D'habitude elle n’en compte que deux.

Mourad, j’ai une question personnelle : une boîte de caviar sur laquelle est monté un manche de brosse et une ficelle pour toute corde. N’as-tu jamais joué de ce type d'instrument ?

Mourad : Si, si, j'ai utilisé cet instrument artisanal. Après avoir vu le groupe Hoquets s’en servir...

 

[inc.ognito]

Do it yourself (Ep)

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Quand on choisit un tel patronyme, on risque automatiquement de passer inaperçu sur les moteurs de recherche. C’est un choix. En outre, vouloir rester incognito n’est pas de nature à développer sa notoriété. Et rarement le D.I.Y. , d’ailleurs…

Bref, « Do it yourself » constitue le premier Ep de cet ensemble louviérois, dont le drummer n’est pas un néophyte, puisqu’il milite également chez Romano Nervoso. C’est sans doute la mode, mais les musicos ont décidé de se choisir des pseudos et puis de se produire masqués. En fait, ils colorent le tour de leurs yeux d’une bande noire pour finalement ressembler à quatre zorros.  

Six plages figurent sur ce disque pour un total de 27 minutes. Et après une première écoute, une constatation s’impose, le band a beaucoup écouté Muse. Chant et/ou harmonies vocales falsetto, refrains hymniques et envolées de guitares épiques voire symphoniques, le constat est flagrant. Les compos sont pourtant superbement ficelées. Et tout particulièrement « The mass », la piste qui clôt l’Ep. Plus recherchée, parcourue par une ligne de basse aventureuse, elle s’achève par un extrait de « La foule » de Piaf, jouée à l’accordéon. Et les autres pistes ne manquent pas d’allure. Depuis « Blah blah blah », titre punk rock enlevé, mais bien maîtrisé, qui ouvre les hostilités à « Experimental death », caractérisé par sa ligne de basse menaçante et les riffs de gratte déchiquetés, hypnotiques, dignes de Queens of The Stone Age. Un morceau plus dansant néanmoins, « Elekphant ». Surtout la première moitié de parcours. Presque disco, mais dans l’esprit de Cerrone. Avant de replonger dans l’univers de la bande à Matthew Bellamy, malgré les sorties de six cordes déjantées.

Un bon début, même si la formation aurait tout intérêt à bien digérer ses influences pour pouvoir progresser…