Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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30 Seconds To Mars

Retourne sur ta planète Jared!

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Waouw, quel événement ! Le groupe des frères Leto cartonne actuellement partout sur la planète et fait escale à Lille. Ni une ni deux, je saute dans ma voiture avec ma complice photographe pour aller immortaliser pareil événement. Une fois n’est pas coutume, l’Aéronef est plein comme un œuf. Plein de ‘petits jeunes’ (surtout du beau sexe) dont la moyenne d’âge frôle les 16-17 printemps à peine. Bon ben, on est déjà sûrs d’une chose, ça va ‘gueuler’ du début à la fin ! Préparons-nous à subir les hurlements de jeunes filles en fleur (en chaleur serait plus approprié).

Pour chauffer l’assistance, si c’était encore nécessaire, Street Drum Corps assure la première partie des festivités ; un rôle joué par le combo partout où Jared et sa bande se produisent. Y’a pas à dire, ils connaissent leur métier les bougres. Pour chauffer, ça chauffe ! Le ton est donné. Une musique au son destructeur. Du néo-punk/rock qui rend plus d’un spectateur complètement sourd…

Il est 20h35 et une première opération marketing se dessine. On est où là ? A la foire à la grosse saucisse ? En tout cas, ça y ressemble fort puisqu’on assiste à une distribution gratuite de bracelets phosphorescents, jetés du balcon, et qu’on a droit à une mini animation ‘style foire commerciale’ avant d’entrer dans le vif du sujet. Mais kékséksa ??? Jamais vu un truc pareil !

Et Jared de faire son apparition sous les roulements de tambour (comme au cirque) dans une tenue à la limite du ridicule (c’est lui le clown ?) Une veste militaire galonnée bleu marine et une coupe de cheveux digne des ‘marines’ U.S. (This is War of course…) Délire chez les ados qui ne se contrôlent plus, poussent, tirent, sautent à qui mieux-mieux dans tous les sens. Mais qu’est ce que je fous ici moi ?

« Night Of The Hunter » est le premier titre interprété par les troupes du ‘sergent chef’ Leto. Et c’est parti pour 90 minutes de bonheur pour les uns, d’insatisfaction voire d’ennui pour les autres (NDR : ben oui j’suis dans les autres !) Durant tout le set, Jared entretient le culte de la vedette. 30 Seconds to Mars, c’est LUI, en pleine lumière, et quelques autres, dont son frère, dans l’ombre. Parfois, il fait appel à ses larbins de Street Drum Corps, maquillés et tatoués à faire peur, pour agiter un drapeau ou taper sur une caisse claire. Comme si ce n’était pas suffisant, il sait très bien que les filles en pincent pour lui. Il en remet une couche, et même parfois deux. Il devient même parfois très lourd lorsqu’il éructe dans un ‘franglais’ très subtil des ‘Je t’aime’ ou ‘Voulez-vous coucher avec moi ce soir’. De ridicule, on passe à pathétique. Comme si on avait besoin de ces artifices pour apprécier la (bonne) musique dispensée par le groupe sur disque. Mais visiblement, ce soir, ce n’est pas le chanteur qui est sur scène, c’est l’acteur. Et aucun espoir pour lui, la prestation réalisée ne mérite ni César (on est en France) ni Oscar… Comble du ‘léchage de cul’, Jared se drape dans le drapeau bleu blanc rouge ; ce qui visiblement provoque un orgasme chez une groupie. Son soutien-gorge atterrit aux pieds du petit soldat qui s’empresse, comble de la bêtise, de l’enfiler. Ben oui, on n’est plus à une facétie près.

‘Il est aussi con que ses fans’. J’ai pas rêvé, j’ai bien entendu ça. Et de la bouche d’une fille en plus. Ouf je ne suis pas seul sur mon île. Et ce n’est pas tout. Son ramage n’étant pas à la hauteur de son plumage, quand l’exercice vocal se fait trop pointu (ben oui, on n’est pas en studio), le bel américain se tait et invite ses admiratrices à chanter. Hé pas con hein !!! Et il parle, il parle entre deux titres. Finalement je me demande même s’il n’a pas plus parlé que chanté durant son show. Et pour ne rien dire ou si peu…

Si j’étais prof, je noterais sa copie comme ceci : bien au début (dernier album en majorité), a créé alors une bonne ambiance, creux au milieu, difficile à supporter dans le troisième quart et lamentable en fin de set. Inconsistant et superficiel ! A améliorer d’urgence !

Ah oui, j’allais oublier de vous raconter : pour clôturer la soirée, une seconde opération marketing s’est à nouveau déroulée : Jared, non seulement nous offre des affiches de ses ‘ouvriers’ de Street Drum Corps, mais en outre, il nous invite à le rejoindre gratuitement à Bercy. Oui, oui, vous ne rêvez pas, les tickets sont distribués à la demande. Faut croire que le bide n’est pas très loin !!! Ça ferait deux de suite…

Y paraît qu’y’a de l’eau sur Mars. Fais gaffe de pas te noyer Jared !

Organisation A Gauche de La Lune

(Voir aussi notre section photos)

30 Seconds To Mars

Mars en ébullition !

Écrit par

‘Was it a dream?’ Il aura fallu attendre plus de dix longues années avant de voir débarquer la planète rouge en Belgique. Une formation dirigée de main de maître par Jared Leto. Un artiste aux multiples facettes qui a d’abord tâté du cinéma avant de devenir ce showman, susceptible de faire fondre le cœur de ces demoiselles ! D’origine californienne, 30 Seconds To Mars est une formation responsable d’une musique, dont les influences sont puisées essentiellement dans le rock, l’électro et la new wave ; une musique qui séduit un public très large. Donc aux goûts éclectiques.

En supporting act, vont se produire deux combos. Tout d’abord Lost Alone, un ensemble britannique dont le post punk teenager, pourtant agréable, ne retient l’attention que des quelques spectateurs agglutinés contre le podium. Street Drum Corps, ensuite. Un combo original, percussif, qui n’hésite pas à se servir de tout ce qui lui tombe sous la main (NDR : dont des fûts de bière) pour alimenter son punk rock à la fois torrentueux, sauvage et accrocheur. Le public est réceptif et semble conquis. Les musiciens vont d’ailleurs revenir, sur les planches, lors de la prestation de 30STM, pour y rouler du tambour.

21 heures. Après avoir supporté d’interminables cris féminins, à en faire exploser les tympans, 30 Seconds To Mars entre enfin en scène. Un système de protection a été installé devant le podium pour empêcher les nombreux photographes de passer devant Jared. Dès les première notes d’« Escape », intro du dernier album « This is War », l’hystérie est à son comble. Et se prolonge tout au long de « Night of the Hunter ». Le leader affiche un look punk destroy. Il est vêtu d’un long manteau noir couvrant à ce moment encore un T-shirt blanc sur lequel est imprimé le fameux triangle mystique, tant au recto qu’au verso. Sa voix est à la fois enivrante et hypnotique. De quoi faire rapidement monter la température corporelle. La passion des fans est dévorante. A la demande de Jared, ils se mettent déjà à jumper. Bien qu’approchant la quarantaine, cet artiste est parvenu à conserver une attitude adolescente et malicieuse (NDR : une bonne raison pour me sentir un peu moins seule au beau milieu de ces teenagers). Les morceaux s’enchaînent sans jamais perdre de leur intensité. Le public chante en chœur tout au long de « Attack », « From Yesterday » et « A Beautiful Lie ». Mémorable ! Deux  écrans surélevés diffusent une multitude d’images, tant de la scène, de la foule qu’issues de clips vidéo. Jared décide de ralentir la cadence. Il prend le temps de parler avec son public. S’excuse de ne pas être passé plus tôt par la Belgique. Salue l’esthétique de la Grand Place de Bruxelles et vante notre délicieux chocolat. Il ose quelques mots en français comme ‘Silence partout, je vais à la plage, voulez vous…’, sans pourtant terminer ses phrases. De quoi enthousiasmer le public féminin. Mais la soirée ne fait que commencer. L’excellent « This is War » relance la machine. Les cordes s’électrisent. Derrière ses fûts, Shannon entretient cette montée d’adrénaline. Il est temps de se réveiller pour un monde nouveau, de vivre intensément, d’entrer dans l’univers de 30 STM. Nouvelle pause, puisque Shannon (NDR : c’est le frère de Jared) se lance dans une session acoustique, au cours de laquelle il interprète « 100 Suns » et « L490 ». Il entame cet exercice de style par le recours à un bol chantant (NDR : ces récipients sont utilisés lors de rites chamaniques, et trouvent leur origine dans les calottes crâniennes utilisées pour appeler les esprits ; et selon la tradition tibétaine, le mouvement rotatif du bâton autour du bol permettrait d’entrer en méditation). Les vibrations alors émises envahissent votre corps. Fabuleux ! Au cours de cette séance, le leader en profite pour s’offrir un moment de relaxation, en se plaçant à l’opposé de la scène, parmi les spectateurs. « A Modern Myth » s’ouvre en douceur, avant de prendre de l’amplitude et même de la puissance ; un parcours en crescendo parfaitement maîtrisé par la voix de Jared. Un délice ! Avant de passer au délire. Engendré par « Closer to the Edge », « The Kill » et « The Fantasy » qui mettent littéralement le feu à la salle ! Les musiciens sont déchaînés. Bondissent sur les planches. Semblent heureux de communiquer avec leur public. Jared monte sur les barrières du front stage. Il veut entrer en osmose avec ses aficionados. Des mains se lèvent et tentent de l’agripper, certaines parviennent à l’effleurer du bout des doigts. Mais le set arrive à sa fin. Une trentaine de spectateurs privilégiés parviendront quand même à rejoindre la troupe sur l’estrade. Pour y chanter à tue tête « Kings and Queens ». Une compo qui va mettre un terme à ce voyage sidéral, au cours duquel on n’est quand même toujours pas parvenu à élucider l’énigme de l’Argus Apocraphex, un casse-tête chinois soulevé par Jared, lors de la sortie du deuxième elpee « A beautiful Lie ».

Pas de rappel. Dommage ! On aurait bien apprécié quelques riffs bien cinglants issus de leur premier opus. Et malgré l’heure trente de spectacle, je n’étais pas rassasiée. Mais bonne nouvelle, 30 Seconds To Mars se produira ce 2 juillet, dans le cadre du festival de Werchter…

Organisation Live Nation

(Voir aussi notre section photos)

 

30 Seconds To Mars

This is War

Écrit par

Menant deux carrières de front, Jared Leto n’a guère de temps libre. Passant d’une caméra à un micro et inversement, notre artiste polyvalent américain arrive tout juste à concilier ses deux passions. Pas facile de délaisser l’une pour l’autre. C’est sans doute la raison pour laquelle depuis 1998, date de sa fondation, le groupe au patronyme (un programme à lui seul !) plus que bizarre n’a publié que trois albums.

En 2002, leur première œuvre éponyme avait ouvert leur discographie en mode mineur. Mais le succès sera déjà au rendez-vous lors de la sortie trois ans plus tard, du très bien surexploité, « A beautiful Lie ». Puis la bande aux frères Leto (Jared au chant et aux guitares, Shannon aux drums) entre en conflit avec leur maison de disques de l’époque (Virgin Records). Ils perdent même leur procès. Si bien qu’il faudra attendre cinq longues années avant de voir paraître ce « This is War ».

La recette est toujours identique : un bon rock ‘fm’, une voix reconnaissable entre mille, des mélodies faciles, plutôt gentilles et des chœurs, des chœurs, des tonnes de chœurs… Bref pas grand-chose d’original à se mettre sous la dent. Mais pas non plus de quoi jeter le bébé avec l’eau du bain…

30 Seconds to Mars reste un bon petit groupe agréable à écouter ; quelques morceaux sont même d’excellente facture (« Kings and Queens », « This is War », « Closer to the Edge ») et les trois ou quatre tendres ballades (« 100Suns », « Hurricane », « Alibi ») feront certainement frémir les jeunes filles de moins de 18 ans (NDR : la majorité des fans du groupe), toutes folles, sans aucun doute, du beau Jared.

Jared s’offre une (très) bonne parenthèse musicale avant d’entamer la promo de son prochain long métrage ‘Mr Nobody’, réalisé par notre compatriote Jaco Van Dormael et dont la sortie est prévue pour ce début d’année.

A noter que le band est en tournée dans nos contrées le 1er mars à Bruxelles et les 4 et 5 mars chez nos voisins d’outre-Quiévrain (Lille et Paris).

30 Seconds To Mars

A beautiful lie

Écrit par

Il n’est pas nécessaire de solliciter une boule de cristal pour prédire un avenir glorieux à ce cd. Outre une production de poids, cet opus bénéficie de l’omniprésence, à l’écriture des textes et au chant, de Jared Leto. L’acteur américain, vu notamment dans « Panic room », « American Psycho » ou encore « Alexandre ». Et pour nos lectrices, sachez qu’il est aussi connu pour ses talents de séducteur. Il a ainsi vécu une idylle auprès de Cameron Diaz et de Scarlet Johannson. A des époques différentes, bien sûr. Excusez du peu ! Enfin, je ne m’attarderai pas sur le côté ‘people’ du personnage car ce n’est pas le genre de la maison. D’autres médias s’en chargent au détriment du profil artistique et de l’analyse du contenu.

Mais venons-en à cet opus. Dès la plage d’ouverture, « Attack » le groupe nous balance un tube formaté sur mesure, une plage dont la durée oscille autour de 3 minutes 30. Le troisième titre n’est autre que « The Kill », une compo diffusée sur toutes les ondes FM. Et le single « From Yesterday » devrait connaître le même sort. Si ces compos sont accrocheuses, les mélodies ne sont guère originales. Et pour cause, elles évoluent à la croisée des chemins de formations yankees comme Funeral For A Friend, Nickelback ou encore Linkin Park. Honnêtement, je préfère l’acteur Jared Leto. Il tourne d’ailleurs pour l’instant « Mr Nobody », en compagnie de notre Jaco Van Dormael national. Un film à gros budget. Le plus onéreux du cinéma belge d’ailleurs. Reste aussi à voir ce que donnera en live, la défense de cet opus. Mais là aussi il faudra s’attendre à la grosse artillerie plutôt qu’aux petites salles intimistes. Une preuve ? A la rentrée, 30 Seconds To Mars est programmé dans la prestigieuse ‘Brixton Academy’ de Londres…

30 Seconds To Mars

A Beautiful Lie (2)

Écrit par

Il faut se faire une raison. Les acteurs profitant de leur statut pour tenter d’envahir l’industrie du disque se font de plus en plus nombreux. Et dieu sait qu’on a déjà vu ce que cette situation pouvait donner. De Steven Seagal à Billy Bob Thorton en passant par Minnie Driver, Keanu Reeves ou Kevin Bacon, tous ont été boudés par le public. Et, malheureusement pour lui, Jared Leto n’échappe pas à la règle. Pour réussir sur les deux tableaux, il y a trois conditions : être une jeunette ou presque, avoir des formes et chanter des inepties. En bref, s’appeler Hilary Duff, Jennifer Lopez ou Lindsay Lohan… Dans la catégorie ‘acteurs devenus chanteurs’, il y a ceux qui ont bien compris cette règle et ont donc rangé leurs micros. Puis il y a ceux, comme Jared, qui persistent et continuent à brasser l’air. Après une première tentative d’infidélité à Hollywood en 2002, année de sortie de l’album éponyme de son groupe, le Fight Clubber accompagné de son frangin, se risque à un nouvel essai. Un brin supérieur à son prédécesseur, ce disque n’a cependant toujours pas le potentiel requis pour marquer les esprits et se promène sur des sentiers déjà battus par Taproot, Disturbed et consorts. Le single « Attack » résume à lui seul l’entièreté du recueil : une colère juvénile, mi-chantée, mi-hurlée. Facile et dérisoire, « A Beautiful Lie » retranscrit quasiment le même schéma que « 30 Seconds To Mars » et lasse à peine après avoir démarré. Jared, t’as plus qu’une solution : demander conseil à J-Lo…