Les mille destins d’eightycuts

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026. Inspiré par Solénoïde de Mircea…

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31 Knots

The days and nights of everything anywhere

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On ne s’est toujours pas remis du coup de boule encaissé à l’écoute de « Talk Like Blood » que débarque « The days and nights of everything anywhere ». Tout a long de cet album, 31 Knots renforce un peu plus encore son statut de défricheur sonore, voire de ‘camoufleur’ de bonheur. Car, une chanson de 31 Knots, c’est toujours un tube en puissance. Mais un tube plombé d’assauts distordus, souvent salvateurs. Ici, la formation de Portland ne change pas ses habitudes, conservant toute sa rapidité, sa fluidité et sa virtuosité. Sur “Man Become Me”, les doigts de Joe Haege sprintent sur le manche de la six cordes telles les pattes d’une araignée engagée sur la finale olympique du 100 mètres. La bête tente d’établir les bases d’un nouveau record du monde. Et forcément, dans le stade, personne ne s’emmerde. Si les mélodies punk-pop de 31 Knots empruntent les chemins escarpés d'un prog-rock mathématique, on n'est pas loin d'un mauvais lancé de boulet à la Mars Volta. La musique de 31 Knots demeure d’une complexité déconcertante. Techniquement risquée, voire insensée, elle parvient pourtant à nous toucher de plein fouet. Radicalement. Comme un éclair, cet album vient nous foudroyer, sans même nous laisser le temps de respirer. 31 Knots est une collectivité d’aventuriers sans peur, des types déterminés à gratter loin, très loin. Quitte à percer l’exosphère pour mieux se perdre dans l’espace.

 

31 Knots

Trump Harm

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Il a fallu attendre trois longues années avant que 31Knots réserve un successeur à « Worried Well ». Il faut dire que durant cette longue période, Joe Haege était bien trop occupé de fricoter avec sa compagne, au sein de Tu Fawning.

Premier coup d’œil du côté de « Trump Harm » : l’art work de sa pochette. Aussi ignoble que celui du précédent elpee. Pas bien grave, c’est ce qui fait aussi partie de leur charme.

En 2008, 31Knots avait opéré un virage à 180°. Explorant les eaux plus claires de la pop au détriment des flots délirants et imprévisibles de ses premiers elpees. On était donc curieux de voir et surtout d’entendre comment la bête difforme avait évolué.

Pour notre plus grand bonheur, le trio de Portland a de nouveau muté. 31Knots s’amuse et cela se sent. On retrouve bien sûr, des caractéristiques spécifiques, rencontrées sur les disques précédents. Comme les tappings impressionnants du guitariste (le splendide « Stand Up »). La basse d’une fluidité déconcertante, également. Et puis la voix de Haege toujours aussi concernée et énervée (« One Tongue Room (Come To My Senses) »). Sans oublier quelques morceaux au format pop, dans la lignée de « Worried Well », comme le single « Candles On Open Water ».

« Trump Harm » diffère par la présence de sonorités électroniques et du recours à la reverb pour la voix (« Onanist’s Vacation »). Si à première écoute, on est plutôt surpris, au fil du temps, on finit par s’acclimater à l’expression sonore, pour finalement avaler les dix titres comme du petit lait.

Dans l’univers de l’indie rock, 31Knots est vraiment une formation qui brille par son originalité. Et « Trump Harm » en est une nouvelle démonstration. Bien sûr, « Talk Like Blood » demeure leur chef-d’œuvre. Mais pas de quoi faire la fine bouche, le petit dernier est quand même excellent. 

31 Knots

Comité réduit pour show exceptionnel

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Aaah, la rentrée. Une nouvelle saison qui commence, d’innombrables concerts qui se profilent à l’horizon… Et, surtout, la joie de retrouver le Botanique, sa serre surchauffée, son bar design et son ambiance inimitable. Ce soir, direction l’Orangerie où 31Knots vient présenter son dernier bébé, « Worried Well ».

On ne se bouscule pas à la porte de l’Orangerie. A l’intérieur, la salle est quasi déserte. Effet amplifié par un rideau déployé au fond de la salle. Il dérobe un tiers de sa capacité. Un public plus ou moins enthousiaste salue la prestation des Canadiens de Ladyhawk. Une ouverture dont je n’ai pas pu voir grand-chose, arrivée tardive oblige.

Quelques minutes plus tard, The Constantines prend place sur le podium. Un set légèrement brouillon et trop long pour une première partie. La prestation manque de cohérence. Ce qui n’a pas empêché cette dernière d’être acclamée par ses fans et les autres.

22h. Enfin. Le trio à l’honneur ce soir fait finalement son apparition. Tandis que ses deux comparses entament l’intro de « The Breaks », Joe Haege chantonne les premiers vers. Caché. A genoux. Derrière son laptop. Un sac brun sur la tête. 31Knots enchaîne ensuite par  quelques extraits de « Worried Well », son dernier opus, ainsi que les excellents « Talk Like Blood », « Polemics » ou encore « It Was High Time To Escape ». Le temps de se rechausser, d’arracher son horrible chemise, ses bretelles et son pantalon, pour dévoiler une tenue plus décontractée, Joe adresse quelques mots à son public. Le meilleur moment de la soirée sera atteint lors d’un extraordinaire « Man Become Me », extrait de l’indispensable « The Days And Nights Of Everything Anywhere ». La formation affiche une assurance sans faille. Le leader arpente toute la largeur du podium, communiquant une énergie incroyable à son public. Le combo avait déjà tout fracassé lors de sa prestation, à Dour. En 2006. Aujourd’hui, les trois prodigieux musiciens de 31Knots ont confirmé leur statut de bêtes de scène. A cause de leur prestation magistrale, quasi théâtrale. Dommage que le public n’a pas été au rendez-vous. Il aurait même été judicieux de déménager le spectacle à la Rotonde. Elle aurait été remplie…

Organisation Botanique

 

31 Knots

Worried Well

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31Knots est sans conteste l’un des trios les plus inventifs et passionnants de la scène indie. Sur scène, la formation originaire de Portland exploite au maximum ses capacités et se réinvente systématiquement. Côté discographique, Jon Haege et ses deux partenaires n’ont cessé d’épater et d’émouvoir depuis le génial « Talk Like Blood » et plus, récemment « The Days And Nights Of Everything Anywhere ». « Worried Well » change quelque peu la donne. Après « Baby Of Riots », une intéressante introduction de quelques secondes, le trio déverse des morceaux blafards par rapport à ses œuvres précédentes. « Certificate », « Take Away The Landscape » ou le banal « Worried But Not Well » n’arrivent pas à égaler la puissance foudroyante des « No Sound », « Man Become Me » ou « The Story Of Ivan Normal ».

« Worried Well » fait état d’un 31Knots usé au niveau de l’écriture. Quelques extraits tels que « The Breaks », « Opaque », « Statics And The Heart Of Man » et l’excellent et original « Update The Mandate » permettent à la formation d’étaler un semblant de motivation. Ce nouvel essai laisse penser, dans l’ensemble, que l’aventure studio du trio soit en pleine phase d’affaissement. Une pente descendante toute relative cependant, « Worried Well » étant en réalité la première faute de parcours de 31Knots. Ne leur reste plus qu’à publier un essai ‘live’ afin de motiver à nouveau les troupes.   

 

31 Knots

Talk Like Blood

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Le trio s’est frayé une brèche, s’est échappé de Portland pour prêcher sa bonne musique à travers des contrées éloignées. Joe Haege, Jay Pellicci et Jay Winebrenner composent 31Knots, formation ingénue, génialement impromptue. A la commissure des charges électriques d’At the Drive-In, de la démence maîtrisée de Devo et de l’appétence noisy de Blonde Redhead, 31Knots serre les dents, rentre dedans. Pendant près de quarante minutes déchirées, articulées autour d’intraitables lignes mélodiques, les garçons plaquent des accords déroutants, surprenants. Joyeuses dérives dans lesquelles se noyer devient aubaine. A fleur de peau, les émotions accompagnent les riffs cinglants appuyés par Joe Haege. Pour son troisième album, 31Knots s’attache à marquer les esprits. Quelques réussites spontanées viennent ainsi s’accrocher à nos oreilles. En boucle, « Hearsay » et « Chain Reaction » se révèlent d’excellentes compositions. Des excentricités assumées façonnent également la personnalité d’un groupe généreux. Le désenchantement cabaret de l’éponyme « Talk Like Blood », les séquences ondoyantes de « Busy is Bold » confirment un sentiment éprouvé dès les premières écoutes : 31Knots est une rencontre enrichissante, une découverte avenante. Un disque qui ne limite plus Portland à la charnière de ses Kingsmen et Quasi Dandy.

31 Knots

It was high time to escape

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Deuxième galette pour ce trio aux influences revendiquées : le mariage des seventies et des nineties. Autrement dit le prog (grand retour annoncé) d’un côté et l’indie rock à tendance post rock de l’autre. 10 titres livrant chacun sa petite surprise, ici un chant qui bascule, là une guitare qui dérape et toujours cette basse exploitée dignement. L’auditeur lambda ne s’ennuiera pas, mais l’auditeur lambda aime les hits de l’été. Et 31Knots n’est pas sponsorisé par une limonade ou une chaîne de télé.