Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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L’heure personnelle de Lucie Valentine

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Avant que n'explosent les sens.

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Un jeudi soir dans la capitale. Dehors, sous les volutes de fumée s'élevant des clopes au bec, deux publics se mêlent à l'entrée du Botanique. Ce soir dans la Rotonde se déroule le concert de Tokyo Police Club. A quelques mètres de là, au sein de l'Orangerie, trois groupes d'outre-Manche se sont donné rendez vous.

Alors que la salle commence à se remplir, les trois petits gras de Tall Ships entament leur set nerveux en toute décontraction. Riffs en boucles, motifs en loops, sourires et bonne humeur. Le public s'accroche à la proue de ce grand navire et balance avec lui de bâbord à tribord. Sympathique en diable, entraînant et dynamique, le concert se déroule sans accroc et nous mène à bon port. Gueules d'anges débonnaires et musique efficace. Une voix plaisante et caressante, un rock carré, voire barré par instants ; et au final, une orgie scénique au cours de laquelle les membres du groupe passent à tour de rôle d'un instrument à un autre au cours d’un seul et même morceau. Jolie prouesse technique de haute précision. Manifestement très heureux d'être venu, avoir vu (ces plantes et ce décor magnifique, dixit le chanteur), et vaincu, le bateau repart vers d'autres horizons. A revoir lors du prochain accostage.

L'interlude proposé par Nedry s'avère moins convaincant. Ce mélange d'électronica sous perfusion binaire, de beats and bleeps noyés sous différents effets, aux relents dub-post-wave-machin-truc (fichues étiquettes!), me laisse profondément indifférent. Peut-être une question d'humeur? Ou de perception. La jeune Ayu Okakita, comparée ci et là à Bjork pour son timbre de voix (il y a des similitudes, mais comparaison n'est pas raison) nage au milieu de ces éléctro-Tchak-Beep-tictictic-fzzzzzzzzzzzz et mon esprit s'évade et se disperse. Zzzzzzzzzzzzzzzzz...

Qu'importe, puisque 65daysofstatic débarque pour remuer mes sensations endolories. A l’aide de leur rock instrumental mat(h)iné d'électro syncopée, le combo de Sheffield retourne bientôt l'atmosphère de la salle, toute acquise à sa cause. Un son fichtrement puissant, des basses grondant furieusement, des guitares mordantes et tranchantes, une énergie communicative et des breaks saillants comme des falaises à pics. Précision chirurgicale et assaut de front. Comme un souffle violent craché à la face des spectateurs. Les têtes ondulent en vagues frénétiques. La sueur perle sur les fronts. Ici, une jeune fille s'effondre, là, un jeune garçon se disloque sous les ondes extatiques. Quand le paysage sonore s'apaise, je retiens mon souffle. Car déjà secoue la tempête. De la terre s'élève un grondement sourd, du ciel pleuvent des paillettes d'or et d'argent. Dans un kaléidoscope infernal, tournoient les décibels. L'espace explose et se fragmente, puis l'instant d'après, se recompose et reforme un bloc inébranlable. Dans la ferveur de la nuit, les membres du groupe nous laissent pantelants, les yeux hagards. Nos esprits se sont vidés. Se sont parsemés et voltigent autour de nous. Qu'importe. Comme le précise le nom du dernier opus de ces Anglais de génie: « We were exploding anyway »...

Organisation: Botanique.

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Escape From New York

Écrit par

Partis l’an dernier sur les routes pour défendre leur dernier opus, « The Destruction Of Small Ideas » (2007), 65daysofstatic reviennent secouer les tympans armés d’un premier recueil ‘live’. Loin des enregistrements publics pourraves qui n’apportent rien à la discographie d’autres formations qui s’essaient à l’exercice, « Escape From New York » administre une nouvelle intensité au travail des Anglais. Le son y est irréprochable. Seuls les applaudissements discrets renvoient au caractère ‘live’ de l’œuvre. De quoi apprécier celle-ci sans éléments parasitaires.    

L’enregistrement de « Escape From New York » a été effectué l’an dernier à New York, entre le Madison Square Garden et le Radio City Music Hall, deux hauts lieux de la culture musicale aux States. 65daysofstatic assurait alors les premières parties de The Cure. La volonté de faire vibrer un public différent de celui auquel le combo était habitué résulte sur une sélection de dix morceaux partagés entre passion et frénésie.

« Escape From New York » est enrichi d’un Dvd intitulé « A Road Movie » relatant en image les aventures du quatuor sur les routes ainsi que neufs extraits de concerts. Le documentaire, qui mêle interviews, archives, extraits de répétitions et de prestations ‘live’, est relativement moins excitant que les pistes audio et s’adresse essentiellement aux inconditionnels de 65daysofstatic. Au point de vue qualité, « Escape From New York » se suffit à lui-même…

 

65daysofstatic

Extase sonique et dance parties selon 65daysofstatic

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Manifestement proches de notre plat pays, les maîtres du Math Rock y étaient de retour ce lundi 21 avril pour la énième fois en quelques années. L’occasion de présenter leur nouvel et étonnant EP, « Dance Parties », extrait de « The Destruction Of Small Things », leur dernier essai sorti l’an dernier.

En guise d’ouverture, le quatuor avait convié les nouveaux tenants de la scène Post-rock belge : à savoir Transit. Ils venaient soumettre leur première œuvre, « Whitewater », au public. Une petite demi-heure de contemplation a suffi pour le convaincre que l’on peut attendre beaucoup de cette formation. Et ce, même si elle lorgne, ici et là, un peu trop du côté d’Explosions In The Sky.

Vers 21h, l’horrible musique de fond de l’Orangerie laisse place au grondement des machines du quatuor. 65daysofstatic prend place et laisse une petite intro technoïde s’échapper des baffles. Certains se demandent si la soirée ne risque pas de ressembler à une version express du festival ‘I Love Techno’ ; mais la formation remet rapidement les choses en place en enchaînant sur un « Retreat ! Retreat ! » salvateur. Les guitares sont grattées de manière frénétique tandis que la basse fait vibrer les murs de la salle. S’enchaînent ensuite les monstrueux « Await Rescue », « Default This » et « Another Code Against The Gone ». Mais c’est véritablement la nouvelle configuration de « The Distant and Mechanised Glow Of Eastern European Dance Parties » qui parvient à mettre le feu au sein de l’assistance. Mieux accueilli que prévu, le morceau electro « Dance Parties (Distant) » ca ensuite logiquement céder la place à « Dance Parties (Mechanised) » et donner un certain relief au set de la bande. Les festivités vont même s’achever en beauté par un « A Failsafe » plongé dans un fatras de bruit et de terreur. Les murs de l’Orangerie en tremblent encore.

 
Organisation : Botanique.

65daysofstatic

The Distant and Mechanised Glow of Eastern European Dance Parties (EP)

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Difficile de décrire le parcours de 65daysofstatic tant il est prolifique en matière de structures et de recherches sonores inventives. Le combo de Sheffield est certes, à la base d’un post-rock incroyablement intensif, que ce soit sur ses trois albums ou lors de ses performances scéniques. Dès son premier elpee, « The Fall Of Math », le quatuor a toujours cherché à mêler ses compositions à de nombreuses phases électro. Dans un style comparable à Aphex Twin ou encore Autechre. Il était dès lors évident d’imaginer que le groupe suivrait cette voie d’une façon magistrale.

Pourtant, « The Destruction of Small Ideas », sorti en 2007, a montré une légère baisse de forme ; et c’est lors d’une tournée accomplie en compagnie de The Cure (NDR : ponctuée par un bon coup de pied au cul de Robert Smith), que 65dos s’est redressé pour nous balancer ce « Dance Parties », un Ep étonnant, bourré de gros beats technoïdes et tempétueux. Un aspect clubber que l’on ne connaissait pas chez ces Britons mais qui surprend très agréablement. A cause de l’énergie dispensée et des rythmes aussi puissants qu’entrainants, susceptibles de mettre le feu sur un dancefloor à l’odeur de souffre. A l’instar des deux versions de « Dance Parties », issus de leur dernier album et remixés pour un effet rave party aux allures d’hystérie. La suite épingle « Goodbye, 2007 » et « Antique Hyper Mall », deux titres bien dans l’esprit d’un 65dos rituel. Bref, une formalité ou tout simplement un moyen de rassurer les fans qui ont fatalement dû ressentir un pincement au cœur en écoutant cet Ep.

Qu’importe, on peut être rockeur dans l’âme tout en aimant remuer ses membres sur une techno destructrice. C’est certain, 65dos l’a bien compris ; et l’envie me ronge de découvrir sans tarder leur future probable album. 65dos : l’un des rares groupes capable de fusionner des styles aussi antagonistes. Ca se respecte quand même, non ?

 

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The Destruction Of Small Ideas

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Au premier jour, il y eut « The Fall Of Math ». Au second apparut « One Time For All Time ». Au troisième vint l’accomplissement. « The Destruction Of Small Ideas » est, à ce jour, probablement l’œuvre maîtresse des Sheffieldiens de 65daysofstatic. La destruction des petites idées au profit d’idées plus grandes et plus originales. Complexe, osé, barré, ce nouvel exercice de style virevolte entre math-rock classieux et expérimentations hyperboliques d’une précision à couper le souffle. Pourtant sans grande prétention, « The Destruction Of Small Things » atomise les standards du genre en douze morceaux à la fois apocalyptiques (« These Things You Can’t Unlearn », « The Distant and Mechanised Glow Of Eastern European Dance Parties ») et séraphiques (« Don’t Go Down On Sorrow », « Lyonesse »). Un must pour tous les mélomanes en quête d’authentique originalité.

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The Fall of Math

Ils s’appellent 65daysofstatic, et ‘personne ne les stoppera’ (cfr livret) dans leur conquête d’un territoire déjà bien balisé : le post-rock. Parce que ces quatre Anglais de Sheffield croient qu’ils ont sans doute inventé un nouveau (sous-)sous-genre : le post-rock drill’n’bass ou un truc qui y ressemble. Car au lieu de répéter à l’envi la formule consacrée du dit style (‘ça pète, ça pète plus, ça pète’ ou ‘ça pète pas, ça pète, ça pète plus’), les 65daysofstatic ont préféré y injecter une bonne dose de breakcore à la Venetian Snares. Autrement dit : ici les guitares demeurent épileptiques, mais elles sont chahutées par de gros beats acides en pleine rupture d’anévrisme, tendance Rephlex/Skam/Planet Mu. Le moins qu’on puisse écrire c’est qu’au début l’on reste coi, devant tant de puissance rythmique. Et puis on pense au monde qui nous entoure, surtout le matin, quand les oiseaux piaillent. On l’imagine alors sous une bulle de verre, à l’abri des nuisances. L’homme, lui, est ‘enfermé dehors’ : il contemple ce jouet qu’il aimerait secouer, et puis s’y frotte, comme s’il était un essuie-glace. Un peu défectueux parce qu’il n’est pas parfait, son mouvement d’aller-retour sur la paroi solide provoque de légers crissements, stridents, désagréables. Dans sa tête résonne « The Fall of Math », et il se dit qu’il l’a échappé belle. Parce que sous le bocal où frétille ce qu’on appelle l’humanité, on l’entend bien, cette musique de chez GB. Les ‘Linkin’ Park du post-rock !!!’, semble crier la pub. Puis l’homme, aigri face à cette mascarade, brise la glace et libère le monde. Happée par l’appel d’air, la musique disparaît. L’homme se réveille : c’était juste un cauchemar. Il s’était endormi en écoutant « The Fall of Math ». Un nouveau jour commence.