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Miossec simplifie…

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Akro

Ne pas être mis en quarantaine, quand on devient quadra…

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Ce soir, trois concerts sont programmés au Botanique : Vianney à l'Orangerie, Son Little au Witloof Bar et Akro à la Rotonde. Votre serviteur a décidé d’opter pour celui d’un des Mc de Starflam, Akro. Il vient de graver son quatrième opus solo, « Quadrifolies ». Et c’est dans le cadre de sa sortie officielle, qu’est organisée la ‘release party’. Un spectacle au cours duquel de nombreux invités sont prévus. Il y a déjà bien du peuple, quand le supporting act monte sur l’estrade…

Il s’agit de Prezy-H, un Bruxellois qui se produit en live, sous la formule d’un quatuor. Il est épaulé par 3 Mc's et un Dj. A sa gauche Miss Shine et à sa droite de Mr 6smik. Derrière les platines, s’est planté Dj Substance. Chaussé de lunettes fumées, qu’il porte sur le bout du nez, vêtu d’une veste de cuir –il va la laisser tomber rapidement– et coupe de cheveux à la brosse américaine, Prez-H a une bonne bouille. On dirait qu’il sort d’une série yankee des nineties. Mais surtout, il va mouiller sa chemise pour chauffer graduellement l’ambiance, ne négligeant jamais l’aspect interactif entre la foule et lui.

Prezy-H aime les calembours et les rimes. Sa plume est bien acérée. Son phrasé dévastateur. Et son style plutôt ‘old school’. Dès « 90’ », premier titre de la set list, il invite le public à lever les bras. Les spectateurs s’exécutent. Il nous parle des années-lumière, de Michael Jordan auquel il voue un culte certain, des gangs boys, sans piles rechargeables. Pour s’enfoncer dans les eighties, il exhorte de nouveau la foule à remettre les mains en l’air. Peu à peu, la Rotonde se transforme en dancefloor improvisé. Le public va même danser le ‘Mia’, pour son plus grand bonheur. Mais aussi le funk. Dj Substance se plante. Prezy-H incite la foule à le conspuer. Mais la réaction est bon enfant. Il clame : ‘Même si tu ne sais pas danser, tu ne seras pas ridicule’. Puis explique comment draguer une meuf. Drôle ! Il invite les spectateurs à allumer briquets et smartphones. Un peu comme à Forest National. Mais ici la salle est plus petite, et le résultat finalement moins magique mais plus sympa. Prezy-H prépare la sortie d’un premier elpee…

Dix minutes sont nécessaires pour débarrasser le matos de la première partie et installer celui de la tête d’affiche.

L’intro est religieuse. Les artistes grimpent sur le podium, capuches rabattues sur le visage. Un guitariste, un bassiste, un drummer et un Dj. Sans oublier Akro, précédé d’une choriste qui porte pieusement un cierge qu’elle place devant son micro, avant de l’éteindre. Plutôt jolie, toute de noir vêtue, un bonnet dissimule sa chevelure. Thomas est de petite taille, mais derrière le micro, il tue. Très caractéristique, sa voix est reconnaissable entre mille. Dès « Si J'Etais Dead », un titre du nouvel elpee, le gun claque. Thomas nous parle de la mort. La chanson terminée, les protagonistes rabattent leurs capuches sur le dos. Tiens, c’est Eric Renward qui se charge de la gratte (NDR : bassiste de Beautiful Badness, il s’est également investi pour participer à l’écriture des compos du dernier LP de Thomas).

Tout au long de « Quadrifolies », titre maître du dernier long playing, Thomas aborde un sujet qui le ronge : il a la quarantaine et veut rester jeune.

Le premier invité, c’est un Verviétois : Sixo. Il est barbu, mais sympathique. Il ne porte pas de ceinture explosive ; ce sont ses rimes qui sont explosives. Et tout au long de « Mes 16 », les scratches sont terriblement efficaces. Extraite de « Bleu Electrique », « La Zone » est une compo paisible. La version ‘live’ proposée lors de ce set, est bien plus virulente. Faut dire que Thomas a la tchatche et nous la fait passer à travers la chanson, revue et corrigée…

Dj Dysfunk fait une petite apparition aux platines ; mais va y mettre le 'feu'. Tout au long de « On Chillait », Thomas nous parle de ses deux filles. Dommage que Daddy Kay ne soit pas de la partie.

Starflam n’est pas oublié. Ce qui va nous valoir un medley. Mais aussi la présence de Mc Daer, pour « Post Mortem ». « Bruxelles Plurielle » lorgne davantage vers le rock.

Véritable touche-à-tout, Thomas puise ses racines dans le rap et le hip hop, mais il est aussi capable d’aborder d’autres genres musicaux, comme le funk, le disco ou la world…

Epaulée par deux danseuses, Marie Warnant nous réserve le très pop « Les femmes sont là ». Au bout de 70 minutes, le show s’achève par « Tiens Bon », une plage issue du nouvel album. Thomas invite une petite fille pour la faire danser.

Ses racines sont africaines. Akro en est fier et nous le rappelle. Ce qui explique pourquoi, lors de l’encore, il nous propose « Ak Mundele », un final au cours duquel l’auditoire va se lancer dans une danse africaine.

A l’issue de cette ‘release party’, Thomas semblait satisfait de sa soirée. Il a même payé un petit verre à l’assemblée…

(Organisation : Botanique)

Set list Akro

« Si J'Etais Dead »
« Quadrifolies »
« Pires Sont Ceux »
« Mes 16 »
«La Zone »
« Mon Beat Est Club » + Medley Starflam
« Ne Jamais Dire Jamais »
« Mémoire Vive »
« DJ Dysfunk'show'nal »
« On Chillait »
« Post Mortem »
« Dirty Sale »

« Bitches From Brussels »
« Bruxelles Plurielle »
« Les Femmes Sont Là »
« Pas Si Parfait »
« Tiens Bon »

Rappel

« Ak Mundele »

Akron

Voyage of Exploration

Écrit par

« Voyage of Exploration » est un titre judicieux choisi pour ce premier album signé Akron. Son étrange mélange d’Exotica et de ‘space-pop’ nous transporte en effet dans un autre monde. Projet d’un seul homme, Akron nous invite à participer à un voyage interstellaire rétro-futuriste et surtout sous influence…

D’influence(s) à référence(s), il n’y a qu’un pas. Que nous franchirons allègrement, puisque la musique de cet artiste en est bombardée. Elles oscillent de Sun Ra à Les Baxter, en passant par Martin Denny ou encore des BO des ‘giallos’ italiens issus des années 70 ; et la liste est loin d’être exhaustive…

 

Akron / Family

Les enfants terribles du folk

Écrit par

Akron/Family a beau avoir perdu un membre clé en chemin, il n’a rien perdu en énergie. Quelques mois après avoir présenté aux Nuits Botanique sa première œuvre en tant que trio, la formation New-Yorkaise faisait un retour discret mais puissant sur les planches de l’Orangerie du Botanique.

Akron/Family n’est pas une de ces formations médiatique, comme le prouve le parterre très éparpillé et le rideau à l’arrière de la salle, réduisant la capacité de celle-ci. Pourtant, le trio vient de publier l’un de ses meilleurs ouvrages à ce jour. « Set ‘Em Wild, Set ‘Em Free » représente le psyché folk dans toute sa puissance, avec ce grain de folie en plus qui marque toute la différence. Après une petite entrée en matière très nature, Seth Olinski, Miles Seaton et Dana Janssen se placent devant leur décor plutôt kitsch et entament un « Gravelly Mountain Of The Moon » tripant. La formation rallonge ses compositions et s’engage dans des divagations instrumentales électrifiées. Janssen est infatigable derrière ses fûts tandis que Seaton joue aux savants fous derrière son synthé et sa basse et qu’Olinski remédie efficacement à l’absence de Ryan Vanderhoof au micro.  

Bien qu’ils jouent dans des salles plus larges depuis la sortie de « Set ‘Em Wild, Set ‘Em free », les gars d’Akron/Family n’ont rien perdu de leur simplicité, qu’ils distillent remarquablement sur des morceaux comme « River » ou l’énormissime « Ed is A Portal ». Lors de leurs grandes envolées psychédéliques, les chevelus s’excitent sur leurs instruments. Ce qui octroie à des morceaux tels que « Future Myth » et « Everyone Is Guilty », un côté épique, bonifiant ainsi l’œuvre du trio. Comme de coutume, la bande clôture son set sur un morceau 100% unplugged. « Woody Guthrie’s America », reprise de Crosby, Stills & Nash, finit de démontrer le talent incontestable de ces folkeux. Après un set pareil, difficile de comprendre les raisons pour lesquelles Akron/Family ne déchaîne pas (encore) les passions…   

(Organisation : Botanique)

Akron / Family

Set ‘Em Wild, Set ‘Em Free

Écrit par

La petite famille d’Akron a connu bien des changements en deux ans. Depuis le départ de Ryan Vanderhoof, chanteur et guitariste, survenu peu de temps après la sortie de « Love Is Simple », Akron/Family se devait de prendre un nouveau départ. Le désormais trio a donc décidé de quitter Young God Records, leur label de toujours, pour se joindre à l’écurie Dead Oceans. Réduite d’un quart essentiel, la formation allait-elle capable d’offrir une digne suite à ses excellents « Meek Warrior » ou « Love Is Simple » ?

« Set ‘Em Wild, Set ‘Em Free » répond à la question sans détour. Akron/Family se paie un véritable coup de frais. Les Animal Collective du prog-folk débutent leur nouvelle vie sur un « Everyone Is Guilty » aux accents funky écartelés par les inévitables bidouillages improvisés de la formation. Après avoir dévalé une pente rock, le titre s’achève sur une envolée inattendue de cordes. En un peu moins de six minutes, la nouvelle mouture d’Akron/Family a déjà remporté tous les suffrages. Le reste de la plaque, et plus particulièrement un « Creatures » psyché et un « Gravelly Mountains Of The Moon » impétueux, ne fait que renforcer ce sentiment. « Set ‘Em Wild, Set ‘Em Free » marque donc le retour d’une formation plus confiante que jamais et ce, à juste titre. Bien plus qu’un nouveau départ, une renaissance. En concert ce 16 mai 2009, dans le cadre des Nuits Botanique.

 

Akron / Family

Meek Warrior

Écrit par

Revoici débarquer nos hurluberlus d’Akron / Family, et pas forcément où nous les avions laissés. A chaque nouvelle sortie, on sent le collectif fouiller, explorer et expérimenter un peu plus. Nous avons affaire ici à un folk chamanique doté d’une nette tendance à l’improvisation. Dès les dix minutes d’un « Blessing Force » d’ouverture royal, rien ne va plus. Les étiquettes volent et se fracassent sur la solide couche d’audace de ces authentiques cinglés. Un riff rageur qui se transforme en gospel de foire avant de muter en un merveilleux charabia free tout droit sortit de la cuisse d’Albert Ayler. Pas surprenant lorsque l’on sait que l’album a été enregistré avec l’apport de Hamid Drake, incroyable batteur ayant côtoyé les plus grands, de Don Cherry à Pharoah Sanders. Rayon collaborations, la famille a bénéficié de l’aide des musiciens de Do Make Say Think et de Broken Social Scene, ce qui donne indéniablement de l’ampleur à leur mixture sonore. Autre morceau de bravoure, « The Rider », splendide comptine traversée d’éclairs de fureur glaciale. « Meek Warrior » ou « No Space in this Realm » sont emplis d’une ferveur toute religieuse mais pas forcément dans le sens christique du terme. La réponse se trouve probablement dans le titre « Lightning Bolt of Compassion », chanté dans une langue qui nous est étrangère. Vivez l’expérience, traversez les âges. Ecoutez les murmurer ‘We’re gone, gone, gone beyond. Gone completely beyond’... et vous aurez tout compris.

 

Akro

L´encre, la sueur et le sang

L’égoïsme, le racisme, l’intolérance, la drogue, l’alcool, le proxénétisme, l’industrie du disque, le snobisme, le capitalisme, l’obscurantisme, la misère sociale, la frime, l’adoption, la drague, le gangsta rap, le marketing, l’argent, l’indifférence, le chômage, l’amitié, la guerre, l’amour et Starflam : pour son premier disque solo, Akro se pose en bon samaritain de la plume versatile, prêt à donner de sa voix pour jouer au grand frère modèle, dans un monde où, pour citer NTM, ‘tout n’est pas si facile / tout ne tient qu’à un fil...’ Le Liégeois parle d’expérience : il a connu chez Starflam les remises en question, le succès et les critiques faciles. Objectif de cette escapade en solitaire : mettre les points sur les ‘i’, en tapant fort dessus pour que le message atteigne bien sa cible. Aux beats et aux scratches, DJ Mig One, et derrière le mic’ des invités triés sur le volet : Roldan d’Orishas, Buckshot et Steele de Boot Camp, Christa, Sandrine Collard, James Deano (avec M.A.X.), Bienvenu (sans Sonar) et, cerise sur le gâteau, le Starflam Crew, sans Balo, parti bivouaquer chez les Flamands d’Arsenal… Si dans l’ensemble Akro parvient à tirer son épingle du jeu hip hop par la fluidité de son flow et une écriture qui sans cesse s’affine, le rappeur de Tox City tombe parfois dans les clichés dont il pense être lui-même le pourfendeur. « Paradoxe » est justement le titre d’un des morceaux présents sur cet album ; et à force de se prendre pour le mec qui a forcément raison, Akro passe surtout pour un donneur de leçons (ça rime). En fin de compte, on préfèrerait l’entendre rapper sur des textes qui ne pointent pas sans cesse du doigt les carences de notre système et les turpitudes de notre race humaine : ça nous ferait des vacances. L’homme, un loup pour l’homme ? Sans blague couzin !

Akrobatik

Balance

‘Black and White. Gangster and Grown-Up. Party and Politics. In a search for some semblance of stability and sense, the hardest part is finding a comfortable equilibrium. Striking a Balance’. Le message de Jared Bridgeman, alias Akrobatik, est clair : combattre les injustices et rétablir la balance - l'égalité - entre les peuples. Ce que le rap s'est toujours donné pour mission, en fin de compte… Peu importe la couleur, pourvu qu'on ait l'ivresse : avec ce " Balance " tapageur mais pas rancunier, Akrobatik décoche ses rimes incendiaires avec précision, balance ses bombes dans notre salon. Des tubes bien calibrés, genre frappes chirurgicales. Avec l'aide précieuse de Mr. Lif (Def Jux), Da Beatminerz, Diamond D, Fakts One et DJ Revolution, le rappeur tire à boulets rouges sur tous les préjugés, de race, de culture, de genres. ‘Remember; ignorance is running rampant. The fact that you have this album in your hands tells me that you are interested in something other than that’ : pas grande gueule pour un sou, Akrobatik mise sur le beat efficace (" Feedback ", " Balance " …) pour faire passer son discours, d'une intelligence rare. A sa manière, le rappeur de Boston se rapproche d'un KRS-ONE, mais sans oublier cette dimension festive, essentielle pour se frayer un chemin jusqu'aux oreilles les moins dociles (voir The Roots, Pharoahe Monch). Responsable d'un son hip hop chaud comme la braise mais toujours engagé, Akrobatik pourrait bien devenir le nouveau Van Damme du rap US… C'est clair ! Son grand écart entre conscience politique et fiesta old school va faire des jaloux.