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Al Green

Lay It Down

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Retiré de la scène musicale depuis un certain temps, pour se consacrer davantage à sa mission de pasteur, Al Green a opéré, depuis quelques années, un come-back particulièrement réussi. Ce troisième album constitue un hommage très marqué au son imaginé par le producteur Willie Mitchell, pour le label de Memphis ‘Hi Records’, une écurie au sein de laquelle militait Al mais aussi l’essentielle Ann Peebles.

Coproduit par James Poyser et ?uestlove (Roots, D’Angelo, Erykah Badu, etc.), « Lay It Down » bénéficie aussi de la participation de Corinne Bailey Rae, John Legend et la section cuivres des Daptones, collaborateurs de Sharon Jones, Joe Bataan et… Amy Winehouse. Une équipe de rêve responsable d’une belle réussite artistique. « Lay It Down » soutient la comparaison avec les albums du grand Al produits dans les années septante. Les mélomanes apprécieront la pure perfection musicale de l’elpee mais aussi ces titres très inspirés qui chantent plus les amours terrestres que les contemplations divines sensées avoir occupé l’esprit d’Al Green ces dernières années. La voix de notre homme ne semble d’ailleurs pas avoir souffert du temps qui passe, tant elle est à l’aise dans tous les registres.

Un tout bon disque de soul à l’ancienne, à mettre entre toutes les oreilles !

 

Al Green

I Can´t Stop

Jusqu'aux dernières nouvelles, Al Green prêchait la parole divine dans son église à Memphis. Depuis ce jour fatidique en 1976 où, touché par le doigt de Dieu, le " soulman " troqua son costume de crooner magnifique pour la soutane, jurant fidélité au Seigneur au grand dam des amateurs de roucoulements funky et de feulements bien moites. Mais on ne change pas un homme, fût-ce même par la foi céleste, surtout s'il s'appelle Al Green et qu'il chante comme un lion en rut. Trente ans plus tard donc, Al Green is back : les femmes peuvent à nouveau s'évanouir, et les hommes passer son nouveau disque pour plus facilement les séduire. Tout est là, certifié d'époque : le producteur (Willie Mitchell), les musiciens, les choristes, et bien sûr l'organe chaud et puissant du révérend ; cette voix à la fois sauvage et câline qui coule comme du miel dans les oreilles. Evidemment, ces violons en cascade, ces cuivres glorieux et cette basse démoniaque n'ont d'autres vertus que donner l'envie de danser ou/et de faire l'amour… C'est pourtant souvent poussif, comme si Al Green - même lui ! - prenait du Viagra (NDR : que Dieu le pardonne !) Al Green a beau sourire comme un beau diable sur la pochette, on reste plutôt de marbre face à ces ululements de vieux crooner sur le retour. En 2004, sa soul sent un peu sous les bras, le genre de tue-l'amour qu'on préfère éviter pour s'emballer des gonzesses.