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Alex Cameron

Oxy Music

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C’est en 2014, suite à la réédition de « Jumping the Shark » que votre serviteur a découvert Alex Cameron. Personnage attachant, ce crooner australien au célèbre déhanché est parvenu depuis à s’imposer, en enchaînant les albums sentant bon les 80’s. Assumant un goût prononcé pour le kitsch, il n’a jamais reculé devant le recours (excessif ?) des synthés et des boîtes à rythmes.

Pour ce quatrième opus intitulé « Oxy Music », Alex Cameron reprend les choses là où il les avait laissées. On retrouve cette pop sucrée, caoutchouteuse, et cette voix de crooner. Il a de nouveau reçu le concours de plusieurs collaborateurs (NDR : on se souvient que sur « Forced witness », son second elpee, il avait partagé un excellent duo en compagnie d’Angel Olsen). Dont son camarade, Roy Molloy, au saxophone, et tout particulièrement sur le single « Sara Joy ». Mais aussi, le rappeur californien Lloyd Vines, qui vient poser sa voix sur « Cancel Culture » ainsi que Jason Williamson (Sleaford Mods) pour le titre maître. Car finalement, musicalement, « Oxy music » baigne au sein d’un climat fort proche du précédent long playing, « Miami Memory » …

L’unique changement procède des thèmes abordés. Malgré un semblant de légèreté qui semble planer sur les compos, l’elpee traite de sujets aussi sérieux que la solitude, la vulnérabilité, l’échec, la peur de l’avenir et les excès.  

Alex Cameron poursuit son petit bonhomme de chemin sans prendre trop de risques. Faute d’étincelles, ce quatrième long playing, même s’il est de qualité, ne trônera toutefois pas au faîte de sa discographie.

Alex Cameron

Forced Witness

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Il y a quelques mois, le label américain Secretly Canadian rééditait le premier opus d’Alex Cameron, un œuvre qui compilait déjà des titres composés précédemment. Mais qui bénéficiait enfin d’une parution internationale. De quoi permettre à l’Australien, de mettre un terme à un parcours semé d’embûches. Enfin reconnu à sa juste valeur, il est alors invité à tourner en compagnie de Foxygen ainsi qu’à se produire lors de grands festivals estivaux. Et notamment, tout récemment, à Dour.

Quelques mois plus tard, il nous propose un nouvel elpee. Intitulé "Forced Witness", il a reçu le concours du talentueux Jonathan Rado, à la mise en forme. Pas une première, puisqu’il a déjà apporté son concours à la production pour des œuvres de Whitney et The Lemon Twigs.

"Forced Witness" s’inscrit dans la droite lignée du précédent LP. Il y a bien un saxophoniste, qui vient enrichir circonstanciellement, certaines plages. Mais sa musique est toujours aussi minimaliste. Tout en continuant de flirter avec le kitsch, elle se limite à des interventions de synthés et une boîte à rythmes, une expression sonore sur laquelle il vient poser sa voix de crooner, un peu dans l’esprit des eighties. Ce qui n’empêche pas certaines compos d’élever le tempo, à l’instar de « Country Figs », un morceau carrément dansant. Cependant, le sommet de ce long playing est atteint par « Stranger’s kiss », une piste au cours de laquelle Alex échange un superbe duo en compagnie de l’Américaine Angel Olsen.

Alex Cameron est à l’affiche, ce 27 novembre au Botanique. Gesticulations garanties !

 

Alex Cameron

Jumping the Shark

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Trois ans, c’est le temps qui a fallu au premier elpee d’Alex Cameron pour passer d’un hémisphère à l’autre. Cependant, tout au long de cette période, cet Australien a tellement rencontré d’imprévus, qu’au fil du temps, ces contretemps se sont mués en avantages…

Avant 2013, le natif de Sydney milite au sein d’un banal groupe électro. Mais c’est au cours de cette année qu’il décide de se lancer en solo. Il met en ligne ses compos et accorde plusieurs concerts. Après avoir publié un premier elpee, uniquement distribué en Australie, il a l’opportunité de tourner en Europe. Lors d’un concert à Paris, les musicos de Foxygen le remarquent et lui proposent de les accompagner lors de leur périple aux States. Au cours de celui-ci, Cameron est loin de passer inaperçu ; aussi le label Secretly Canadian lui propose de rééditer son album. Un concours de circonstance qui permet ainsi de découvrir cet excellent « Jumping the Shark ».

Partagé en huit pistes, cet opus se limite à 30 minutes. Les textes de ses chansons relatent les échecs du personnage auquel il donne vie. Un fil rouge qui peut finir par se révéler pathétique. La synth pop est minimaliste. Alex pose simplement sa voix sur des lignes de claviers, et rythme l’ensemble à l’aide d’une boîte à rythmes. Malgré cet apparent dépouillement, certaines plages se distinguent par une approche mélodique imparable. A l’instar des convulsifs « Happy Ending » et « Real Bad Looking ». Ou adoptent un profil austère. « Gone South » en est certainement le plus bel exemple.

S’il a fallu attendre trois longues années avant de voir débarquer ce premier long playing sur le Vieux Continent, on ne devrait plus patienter aussi longtemps pour connaître une suite, puisque l’Australien se produira en concert, au Botanique, ce 27 novembre, afin de défendre un second LP, dont la sortie est prévue pour cette année…