Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (4 Items)

Anathema

Superbe, mais bien trop court…

Double affiche, ce soir, à l'Ancienne Belgique, puisque deux fers de lance du métal à tendance progressive vont s’y produire. Anathema et Opeth partagent des parcours comparables, puisqu’à l’origine, ils pratiquaient un Death Metal caractérisé par des vocaux gutturaux et des ambiances apocalyptiques. Au fil du temps, ils ont évolué vers un style plus complexe, inspiré, entre autres, par le prog rock. Autre point commun : le ‘Roi Wilson’ (Steven Wilson), le cerveau de Porcupine Tree, a produit les deux ensembles. Il a ainsi eu un rôle majeur dans leur évolution musicale.

Anathema ouvre les hostilités. Il va nous accorder un set superbe mais bien trop court, puisque limité à 35 minutes ! Il faudra un jour trouver une solution pour annuler ce stupide couvre-feu imposé à 22h30, qui pourrit la vie de nombreux organisateurs de spectacles, dans le centre ville !

La formation liverpuldienne monte sur l’estrade dès 19h30. Elle est emmenée par les frangins Cavanagh ; en l’occurrence Vincent (vocaux, guitare) et Daniel (vocaux, lead guitar). Leur frère Jamie (basse), John Douglas (batterie), Daniel Cardoso (claviers) et la jolie Lee Douglas aux backing vocals complétant le line up. « Deep », issu de « Judgement » (1999) et « Thin Air », de « We're Here Because We're Here » (2010), mettent d'emblée la barre très haut. Chez Anathema, les superbes riffs dispensés à la ‘six cordes’, par Daniel, sont suivis par des lignes de chant aériennes, déposées sur des nappes de synthés ou de violons, qui s'entrelacent en parfaire harmonie. L'ensemble évolue ensuite en crescendo pour atteindre un paroxysme au cours duquel grattes et percussions éclatent, avant d’atterrir dans le calme et la sérénité.

Le groupe attaque alors « Intouchable I & II », une piste qui figure sur leur tout dernier opus, « Wheather Systems » (2012). Le riff en picking de Daniel ouvre cette suite de plus de 11 minutes. Anathema y démontre qu'il a évolué vers un 'dream prog-rock' vraiment original. Dans la dernière partie de la suite, Vincent et Lee Douglas nous gratifient d'un duo vocal d'une beauté stupéfiante. Vincent est plus dans la spontanéité et le charisme tandis que Lee touche tout simplement à la perfection. Après ce grand moment, Daniel introduit « A Simple Mistake », en annonçant qu’il s’agit d’un extrait du nouvel elpee, produit par Steven Wilson. Il rectifie immédiatement le tir en précisant qu'il s'agit bien du pénultième long playing. Un lapsus révélateur, qui trahit l'emprise, importante, du 'Roi Wilson', sur le combo ! Nous sommes transportés par la composition, belle et lumineuse. Au bord du silence, Daniel place son magnifique riff hispanisant, dispensé à la Fender Stratocaster. Le public réagit au quart de tour, tape dans les mains et se laisse emporter jusqu'à la déflagration finale.

Place alors à « Closer », un ovni électro, qui pourrait très bien figurer sur un album de Vitalic, Air ou M83. La voix de Vincent est trafiquée au vocodeur et la plage épouse une longue progression puissante, répétitive et hypnotique. Daniel 'chauffe' judicieusement le public ; et quand le morceau atteint son paroxysme, son frère abandonne le synthétiseur vocal et vient devant la scène pour arracher des sons bruitistes de sa guitare. La tempête se retire enfin et laisse les dernières notes s’éteindre tout en douceur, au vocodeur... Un grand moment ! Regardez la vidéo ici : https://www.youtube.com/watch?v=ZIuTdQWNXS4

Pour suivre, nous avons droit à une leçon de langues instruite par Vincent. Il s'adresse à la foule tant en néerlandais (NDR : un bel accent 'plat Vlaams', à la clef) qu'en français. Impressionnant ! Les deux frères ont une réelle facilité pour communiquer avec leur public, suscitant un sentiment de sympathie. Ce sont des types authentiques ! Le concert s’achève par le plus grand hit de la formation : « Fragile Dreams ». Epatant ! Un concert d’une grande intensité, même si on est impatient de revoir le groupe en tête d'affiche !

Pour lire le compte-rendu consacré à Opeth, c’est ici

Setlist

Deep
Thin Air
Intouchable I
Intouchable II
A Simple Mistake
Closer
Fragile Dreams

Organisation : AB

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Anathema

Weather Systems

Écrit par

Un vrai rayon de soleil...

Je dois avouer que j'attendais ce nouvel album avec une certaine appréhension. "We'Re Here Because We'Re Here", le chef-d’œuvre d'Anathema, le meilleur album de rock progressif de 2010, avait placé la barre si haut qu'il semblait impossible de renouveler une telle réussite, et encore moins de la surpasser. Et bien, dans l'ensemble, je n'ai pas été déçu par ce nouvel opus des frères Cavanagh. "Weather Systems" navigue dans la parfaite lignée de son prédécesseur. On y retrouve la même volupté, la même plénitude, la même lumière, même si dans l'ensemble, les compositions sont un peu moins marquantes.

Christer-André Cederberg s’est chargé de la production de ce neuvième elpee ; il a donc eu la lourde tâche de succéder au Maître en personne, le 'Roi Wilson' (Steven Wilson, de Porcupine Tree), qui avait si brillamment mis en boîte "We'Re Here Because We'Re Here". Les sessions d'enregistrement se sont déroulées au sein de trois studios différents. Tout d’abord le Parr Street de Liverpool, la ville d'origine du groupe, ensuite le Cederberg, à Oslo, et enfin au Pays de Galles, dans un bunker désaffecté et aménagé pour la circonstance.

Les quatre chansons qui ont servi de base à l'album sont "The Gathering of the Clouds", "Lightning Song", "Sunlight" et "The Storm Before The Calm". Composées vers 2010, elles partagent pour point commun la métaphore du climat pour évoquer les émotions, l'amour, la vie, la mort, la philosophie... Ce qui explique le titre de l’opus, "Weather Systems". Dans l’ensemble, leur structure est similaire, des introductions sonores d'orages sont ainsi suivies de superbes riffs en picking dispensés par Daniel Cavanagh, à la guitare acoustique. Viennent ensuite des lignes de chant, aériennes, déposées sur des nappes de synthés ou de violons, qui s'entrelacent en parfaire harmonie. L'ensemble évolue ensuite progressivement vers un paroxysme où guitares et percussions explosent, avant de laisser la place au calme et à la sérénité.

On notera que "Lightning Song" est chantée par Lee Douglas, qui acquiert ici un statut de ‘lead vocalist’ aux côtés de Vincent et de Daniel. "The Storm Before The Calm", une composition du batteur John Douglas, le frère de Lee, est un peu différente, car elle installe une ambiance plus noire, plus obscure. L'ombre de l'Arbre au Porc-épic (Porcupine Tree) plane non loin et c'est un des meilleurs moments de la plaque. On est dans l'œil du cyclone et après la tempête vient le calme absolu, illuminé de quelques notes de guitare et de chant.

"The Lost Child" est inspiré d’un songe de Daniel Cavanagh. Il avait rêvé d’un enfant autiste, perdu, chantant une mélodie lancinante en se balançant sur sa chaise dans un institut psychiatrique. Au réveil, il avait réussi à se souvenir des notes et a composé cette chanson bouleversante.

"Internal Landscapes", le dernier morceau, résume la thématique musicale du CD en relatant une expérience proche de la mort. La voix d'un homme raconte son voyage et son immersion au milieu d'une lumière et une chaleur indescriptible, le tout dans une ambiance musicale éthérée et magique. La chanson se déploie ensuite tout en douceur, comme un "Us And Them" moderne.

Pas de doute, Anathema a réalisé ici un nouvel exploit musical. Les structures mélodiques sont profondément belles et intensément puissantes, tout en restant très simples et accessibles. Elles transportent l'auditeur au cœur de la vie, c'est-à-dire, en son for intérieur. C'est également un œuvre de polarités. L'ombre et la lumière, la naissance et la mort, l'amour et la peur: ces émotions simples de la vie sont toutes explorées ici. Elles sont canalisées dans des mélodies, des harmonies, des paroles, des orchestrations et des arrangements qui frisent la perfection. Un voyage affectif qui touche à l'essence de la vie. Un vrai rayon de soleil...

 

Anathema

A natural Disaster

Écrit par
Souvent répertorié 'métal atmosphérique', voire 'doom metal', Anathema prouve par ce 'A natural Disaster' toute la variété de son inspiration et l'étendue de son talent. Sur la carte, cet album devrait se situer quelque part au sein d’un triangle dont les sommets seraient balisés par Radiohead, Coldplay et Porcupine Tree. Excusez du peu ! Et il trouve tout naturellement sa place parmi les incontournables de l'année. De mélodies décharnées en chansons sans refrain, de comptines tristes en appels désespérés, de plages dépressives en rengaines névrotiques, de mises en abîme en éruptions sulfureuses, Anathema étale sa langueur ténébreuse et brosse un tableau sonore à la beauté lugubre et fascinante d'un grand arbre solitaire, effeuillé et couvert de givre. Pas un moment faible, pas une note déplacée. Le chant, partagé entre quatre belles voix, est toujours envoûtant et la production s'avère tout simplement flamboyante. Le tout est présenté dans un emballage somptueux en accord parfait avec son contenu. Album magnifique, profond, attachant et indélébile, qui prend congé sur la pointe des pieds. Un incontournable, je vous dis!

Anathema

Judgment

Écrit par

Souvent comparé à Pink Floyd, Anathema appartient aujourd’hui à une nouvelle race de groupes affiliés à la scène métal atmosphérique, alors qu’il pratiquait à ses débuts un doom/black redoutable, tout comme son compatriote My Dying Bride. De l’eau a coulé sous les ponts depuis la création du " tourmenté quatuor " ! Un simple survol de l’album " Judgment ", dernière perle du combo de Liverpool, suffit pour balayer d’un revers de la main tous les préjugés des détracteurs du heavy metal, tant la sensibilité dégagée par le quatuor est intense. Cristalline, mélancolique, émouvante, la musique d’Anathema atteint des cimes d’émotion, à la lueur d’arrangements aériens et de sonorités envoûtantes. A classer dans votre discothèque entre " Wildhoney " de Tiamat et " Brave" de Marillion. Incontestablement un des albums de l’année dans cette catégorie !