La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Andrew Bird

A la découverte de “Break it yourself”…

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Andrew Bird monte en grade. Alors qu’autrefois il garnissait à peine la Rotonde, aujourd’hui le natif de l’Illinois remplit le Cirque Royal. Il faut dire qu’à 39 ans, l’Américain a déjà une carrière bien riche derrière lui. Il a ainsi publié treize albums, dont trois au sein de son ancienne formation Bowl of Fire, sans compter les œuvres nées de ses multiples collaborations, notamment en compagnie d’Emily Loizeau, de Squirrel Nut Zippers ou encore de Neko Case. De retour sur nos terres, Andrew Bird venait nous présenter, en avant-première, son dernier opus, « Break it Yourself », qui sortira ce 12 mars.

Comme d’habitude, la première partie est assurée par Dosh, le multi-instrumentiste et batteur d’Andrew Bird. Installé au milieu de ses claviers et de ses machines, quand il ne siège pas derrière ses drums, Dosh enregistre loops sur loops et crée des atmosphères susceptibles de rappeler le post-rock de Jaga Jazzist. Si la maîtrise de Dosh est indéniable, le public peine à accrocher. Il faut avouer que l’on est ici dans le registre de l’ambient et qu’il est plutôt difficile d’y accrocher. Après 45 minutes, Dosh nous quitte et nous donne rendez-vous une demie plus tard auprès d’Andrew Bird.

A 21h00, la sirène retentit. Le temps de retrouver son siège (NDR : pour ce spectacle, toutes les places sont assises) et les lumières s’éteignent. Andrew Bird entre en scène. Seul un double gramophone orne le fond du podium. Il entame deux morceaux au violon. En solitaire. Il superpose les loops démontrant une nouvelle fois son habileté à jongler avec les couches sonores. Toujours aussi cristallin, son timbre vocal n’a pas changé d’un iota. Ces deux premiers morceaux nous emmènent dans un univers lyrique. Alors que son guitariste, son bassiste et Dosh rejoignent Andrew Bird sur les planches, l’Américain nous révèle le programme de la soirée. La formation interprètera le nouvel album dont la sortie est prévue pour ce lundi et dans l’ordre du tracklisting. Le public du Cirque aura donc la chance de découvrir « Break it Yourself » avant qu’il ne tombe dans les bacs ce 12 mars. Et ce nouvel opus prouve également qu’il n’a rien perdu de ses talents de songwriter. Le violon est omniprésent sur les premières chansons. Bird est au centre des débats : sa voix, son instrument à archet et ses sifflotements se marient à merveille. Après quelques titres, son style se révèle davantage pop/rock. Il troque alors son violon pour une guitare. Et y témoigne d’une aptitude aux six cordes qu’on ne lui connaissait pas. Il n’oublie pas d’interpréter son futur single, « Eyeoneye ». Au bout d’une heure, il en a terminé avec son nouvel elpee ; et pour le plus grand plaisir du public, il attaque des titres de son ancien répertoire, tels que « Effigy » (NDR : issu de « Noble Beast ») ou encore « Plasticities » (extrait d’« Armchair Apocrypha »).

A peine trente secondes après avoir déserté l’estrade, le groupe refait son apparition. Andrew Bird et son band attaquent deux compos sculptées dans la country yankee la plus pure. Pensez à la bande annonce du film ‘O’Brothers’. Le concert s’achève par une touche plus ‘exotique’ et bon enfant. Soirée réussie ! Tout en confirmant tout le bien que l’on pensait de lui, Andrew Bird nous a dévoilé ce soir l’intégralité de son nouvel elpee, qui devrait récolter de nouveau, un beau succès…

(Organisation Botanique)

Andrew Bird

The Mysterious Production of Eggs

Paru l’an dernier, « Weather Systems » nous faisait découvrir un songwriter acrobate et sensible, maniant l’écriture pop avec la grâce d’un funambule suspendu dans le vide. Ses mélodies sans gravité, d’une allégresse timide mais si charmante, nous auront accompagnés tout au long de l’année. Aujourd’hui le Bostonien nous propose un nouvel album, et c’est la même apesanteur qui assaille nos oreilles à l’écoute de ces 14 titres sans esbroufe, mais d’une valeur inestimable. Son violon en guise de fidèle compagnon, Andrew Bird tisse des merveilles de mélodies sans attache terre à terre, tel un Arthur Russell fan de Nick Drake et de Linda Perhacs. Qu’il caresse son engin à rebrousse-poil ou le sample en boucles hypnotiques, Andrew Bird n’est jamais son esclave mais son amant fidèle : entre eux c’est l’amour, le vrai, même si parfois ça pète (« Fake Palindromes »). On ne remerciera jamais assez Andrew Bird d’exister à travers sa musique : sans elle on n’aurait pas gagné un ami, quelqu’un à qui parler, dans la joie ou la détresse.

Andrew Bird

Weather Systems

Andrew Bird n’est pas très connu, et pourtant ce « Weather Systems » est déjà son sixième album. Il y a des injustices qu’il faut à tout prix réparer : Andrew Bird, donc, est un petit génie folk, le genre de songwriter qu’on croise rarement sur nos platines. Jeff Buckley et Elliott Smith peuvent reposer en paix. Rufus Wainwright peut arrêter ses gargarises. Jackson Browne, Mike Scott et Tom Rapp peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Parce qu’avec Andrew Bird, la relève est assurée. « Weather Systems » débute pourtant sans trop bousculer nos petites habitudes : on a déjà entendu ces ambiances feutrées chez Wilco, Timesbold et Jim White. Ce qui s’avère quand même étrange, c’est ce violon d’une lancinante beauté qui squatte presque chaque note, enrobe les mélodies de ses douces caresses. Sur « Action/Adventure », le morceau du milieu, sa présence se fait même plus pesante, et « Weather Systems » de glisser peu à peu dans les limbes d’un univers rêveur (rêvé ?), à mi-chemin entre la country la plus tranquille et le post-folk à la Rachel’s. A ce moment, la musique d’Andrew Bird provoque une apaisante sensation de bien-être. Comme si le nuage de la pochette, même gorgé de pluie, devenait le plus douillet des refuges. De ces strates en tout point célestes (la fin de l’album, élégiaque), on scrute le coucher de soleil : c’est beau. Et à chaque écoute c’est pareil : avec « Weather Systems », c’est déjà le printemps.