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Andrew Weatherall

A Pox On The Pioneers

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Andrew Weatherall est loin d’être un illustre inconnu. Il appartient même à la catégorie des génies de la musique. Ce pionnier du rock et de la techno sévit depuis la fin des années 80, en Angleterre. Une carrière particulièrement riche qui lui a permis de réaliser de nombreux remixes (NDR : dont les plus notoires demeures « Hallelujah » pour les Happy Mondays et « Soon » de My Bloody Valentine) et des mixtapes, de produire des disques devenus incontournables (Primal Scream, New Order ou encore tout récemment le superbe « Tarot Sport » de Fuck Buttons) et même de composer. En comptabilisant ses collaborations, sa discographie serait aussi haute que la tour de Babel. Il peut ainsi se targuer d’avoir été un des personnages les plus productifs d’Angleterre. Seul bémol dans son riche parcours musical, la carrière solo du natif de Windsor est plus que discrète. 

Il a donc attendu 46 ans avant de se lancer dans l’aventure. Après un premier maxi intitulé « The Bullet Catcher’s Apprentice », Andrew vient donc de concocter son premier elpee personnel. Un disque paru sur son propre label, Rotters Golf Club et intitulé « A Pox On The Pioneers ».

Et l’album alors ? Ben franchement il est excellent. On avait déjà pu savourer le résultat de ses travaux opérés au sein de son duo Two Lone Swordsmen, partagé en compagnie de Keith Tenniswood ; mais en solo, Andrew Weatherall pousse le soin de la mise en forme dans ses derniers retranchements (NDR : ces arrangements !) Une efficacité à faire pâlir de jalousie les plus grands producteurs. Et puis une amplitude de style qui n’a pas son pareil. Ainsi un « Privately Electrified » pourrait littéralement carboniser un Radiohead originel sur le dancefloor, alors que la plage éponyme campe une ballade typiquement britannique aussi subtile qu’inspirée. Tirant parti aussi bien de l’électro que de l’instrumentation basique, Weatherall accomplit des miracles avec trois fois rien tout au long d’« All The Little Things (That Make Life Worth Living) » ou épate la galerie sur le superbe « Walk Of Shame » (NDR : rien de honteux, manifestement dans sa démarche…) Tout ce qu’il touche semble se transformer en or. « A Pox Of The Pioneers » est de la trempe du « Beautiful Future » de Primal Scream, gravé l’an dernier, et du remarquable « Tarot Sport » de Fuck Buttons, paru il y a quelques semaines. Et il figure déjà dans mon top 20 de l’an 2009 !