La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Angil

Ouliposaliva

Écrit par

Pour son second essai, Mickaël Mottet, alias Angil, s’est entouré d’une formation classique, voire jazzy (les Hidden Tracks). On passe donc d’un univers folk balayé de légers courants électroniques (« Teaser for Matter », en 2004) à une orchestration miniature où se bousculent cordes, cuivres et percussions. C’est inattendu mais pas désagréable. Parfois pourtant, l’univers poétique d’Angil se perd dans des forêts de complexité, des détours obscurs, compliquant inutilement l’intelligibilité de cette œuvre aboutie. Sur « Ouliposaliva », Angil flirte avec les styles sans jamais se borner aux rituels d’usage. La pop de « Liftripto Mars » se voit ainsi sabotée par un piano désarticulé, le hip-hop façon Beck sous morphine (« Trying to fit ») balance son énergie sous les clairons d’un trombone à coulisse. « Ouliposaliva » se veut hommage contracté : au célèbre roman de Georges Perec (« La Disparition ») et au collectif ‘Oulipo’ de Raymond Quenaud. On salue ici le travail d’un artisan, tisserand de perles sauvages, véritablement inclassables.

Angil

Teaser for : matter

Écrit par
Angil, c’est avant tout Mickaël Mottet. Un auteur/compositeur/chanteur/multi-instrumentiste stéphanois responsable de six albums à ce jour. Pour enregistrer ce « Teaser for : matter », il a quand même reçu le concours de quelques amis et puis surtout de Gilles Deles (Lunt) à la co-production. Un œuvre dont la trame semble au départ agréger sobriété folk et lyrisme jazz. Un peu comme si Swell et Robert Wyatt avaient décidé de bosser ensemble. Il arrive même que la voix de Mickaël emprunte les inflexions éthérées, diaphanes et mélancoliques de Robert. Mais au fil de l’écoute, on se rend compte que l’expression sonore est beaucoup plus complexe. Parce que Mickaël est sans cesse à la recherche de nouvelles sonorités. Parfois teintée de soul (« No more guitars » et son tempo réminiscent du « A girl like you » d’Edwyn Collins) ou de noisy (« Dolaytrim »), souvent sculptée dans le post folk jazzyfiant (Badly Drawn Boy ?), elle aborde même un cocktail de hip hop et de free jazz avant de virer dans la prog du Vandergraaf Generator de Dave Jackson (NDR : les saxophones !) sur le déboussolant « Sons of Benedicts ». En fin de parcours, Angil nous propose une cover d’« Invisible man » des Breeders, version complètement épurée de ses guitares que remplacent avec beaucoup de bonheur un clavier gracile.