Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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Ariel Pink

Mature Themes

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“Mature themes” devait paraître avant “Before today”, publié en 2010. Mais pour des questions de budget, sa sortie avait été postposée. Ce qui explique sans doute pourquoi, il peut surprendre.

Mais venons-en à ce nouvel elpee. Imaginez un peu le chaînon manquant entre Todd Rundgren époque « A Wizard, a true star » (1973) et Syd Barrett. Puis, épicez le résultat obtenu, suivant les plages, d’influences multiples. Vous aurez ainsi une idée générale de la musique pratiquée par Ariel Pink flanqué de ses haunted Graffiti, tout au long de cette œuvre.

Mieux vaut ne pas trop s’attarder sur les lyrics. Traitant le plus souvent de jeux informatiques issus des 80’s, ils constituent le maillon faible des chansons de Pink. Par contre musicalement, si vous aimez le psychédélisme, il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Depuis les harmonies vocales byrdsiennes balayant « Only in my dreams » au funk indolent « Baby », cover du « Dreamin’ Wild » de Donnie & Joe Emerson, pour lequel, le producteur/DJ Dâm Funk vient poser la voix, en passant par le disco synthétique « Pink Slime » (Of Montreal ?) et le krautrock « Nostradamus & me » (Klaus Schulze ?), une piste atmosphérique de sept minutes et demie nappée de claviers space-rock, écumée par une ligne de basse en boucle, mais paradoxalement relevée par des vocaux. Une ligne de basse la plupart du temps mélodieuse, à l’instar de « Driftwood ». Mais aussi d’« Early birds of Babylon », plus new wave, réminiscente du jeu de Barry Adamson quand il sévissait chez Magazine, un superbe morceau hanté par des harmonies vocales mystérieuses, presque spectrales. Des harmonies qui s’élèvent en crescendo sur l’hypnotique et délirant « Schnitzel boogie », un titre qui lorgne manifestement vers Gorky’s Zygotic Mynci. Et si le plus synthétique « Symphony of the Nymph » évoque plutôt Snakefinger, « Farewell American Primitive » nous renvoie dans l’univers expérimental du guitariste John Fahey. Mais tout au long de ce disque, malgré leur nature aventureuse, les plages respectent une constante : un sens mélodique soigné et souvent contagieux. Un superbe album !

 

Ariel Pink

Before Today

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Ariel Pink est probablement l’un des personnages les plus hauts en couleurs et difficile d’accès de la scène indie contemporaine. Il signe, en compagnie de ses trois acolytes de Haunted Graffiti, une sorte de « Rocky Horror Picture Show » des années 2010, entre ingéniosité et douce folie. Après avoir publié une flopée d’œuvres confidentielles, Ariel Pink sort de sa tanière et délivre un disque qui donne envie d’enfiler une paire de collants, de se coiffer comme un David Bowie circa « Labyrinthe » et d’exécuter un ballet dantesque, un peigne à la main en guise de micro.

Qualifiés de pop ‘retro-futuriste’, les morceaux qui étayent « Before Today » sont de véritables hymnes à la démence, taillées sur mesure pour les créatures de la nuit et autres ‘freaks ’ assumés. Ariel Pink’s Haunted Graffiti peut se targuer d’avoir délivré l’un des disques les plus intéressants, analytiques et divinement absurdes de l’année 2010. D’ailleurs, sur scène, Ariel Pink et ses comparses délivrent un show comparable à une visite guidée dans l’enceinte d’un asile de fous, le soir d’Halloween. « Before Today » est une œuvre surprenante, décomplexée et sans faille. En un mot, culte !  

Ariel Pink

House arrest

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Issu de Los Angeles, Ariel Rosenberg a enregistré plus de 500 chansons depuis 1995. Et il les a immortalisées sur un Yamaha 8 pistes. Chez lui. Ce n’est que depuis le début du XXIème siècle qu’il s’est décidé à les graver sur compact disc. Et en particulier ce « House arrest », un disque paru en 2002 et qui fait aujourd’hui l’objet d’une réédition chez Paw Tracks. Ariel Pink´s Haunted Graffiti 5 constitue son groupe, au sein duquel il est le seul membre. Il joue donc de tous les instruments, dont la guitare, les claviers et la boîte à rythmes. Et puis il chante. Le plus souvent d’un timbre falsetto. La plupart de ses compos n’épousent aucune structure classique, mais reposent sur un fil mélodique particulièrement solide. Heureusement, sans quoi on ne saurait plus sur quel pied danser. Les 14 plages de ce « House arrest » (dont deux bonus tracks) émargent à une pop expérimentale, psychédélique et lo fi en même temps. D’un point de vue strictement contemporain, Bright Eyes, Super Furry Animals et Gorky’s Zygotic Mynci doivent partager les mêmes idées. Sous un aspect plus historique, les spectres de Syd Barett, Beach Boys, Zombies, Gong, Frank Zappa, Todd Rungren et des Beatles circa « Magical Mystery Tour » traversent constamment votre esprit. On a même droit à une parodie du « Saturday night fever » des Bee Gees sur « Almost waiting » et du « Ziggy stardust » de Bowie tout au long de « Flying circles ». Evidemment à prendre au troisième degré. Cependant, ces références sont tellement torturées qu’il est très difficile de bien les cerner. A un tel point que cet opus finit par en devenir original. Et ma foi, fort intéressant…