Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
DEADLETTER

Mature Themes

Écrit par - -

“Mature themes” devait paraître avant “Before today”, publié en 2010. Mais pour des questions de budget, sa sortie avait été postposée. Ce qui explique sans doute pourquoi, il peut surprendre.

Mais venons-en à ce nouvel elpee. Imaginez un peu le chaînon manquant entre Todd Rundgren époque « A Wizard, a true star » (1973) et Syd Barrett. Puis, épicez le résultat obtenu, suivant les plages, d’influences multiples. Vous aurez ainsi une idée générale de la musique pratiquée par Ariel Pink flanqué de ses haunted Graffiti, tout au long de cette œuvre.

Mieux vaut ne pas trop s’attarder sur les lyrics. Traitant le plus souvent de jeux informatiques issus des 80’s, ils constituent le maillon faible des chansons de Pink. Par contre musicalement, si vous aimez le psychédélisme, il y en a pour tous les goûts et toutes les couleurs. Depuis les harmonies vocales byrdsiennes balayant « Only in my dreams » au funk indolent « Baby », cover du « Dreamin’ Wild » de Donnie & Joe Emerson, pour lequel, le producteur/DJ Dâm Funk vient poser la voix, en passant par le disco synthétique « Pink Slime » (Of Montreal ?) et le krautrock « Nostradamus & me » (Klaus Schulze ?), une piste atmosphérique de sept minutes et demie nappée de claviers space-rock, écumée par une ligne de basse en boucle, mais paradoxalement relevée par des vocaux. Une ligne de basse la plupart du temps mélodieuse, à l’instar de « Driftwood ». Mais aussi d’« Early birds of Babylon », plus new wave, réminiscente du jeu de Barry Adamson quand il sévissait chez Magazine, un superbe morceau hanté par des harmonies vocales mystérieuses, presque spectrales. Des harmonies qui s’élèvent en crescendo sur l’hypnotique et délirant « Schnitzel boogie », un titre qui lorgne manifestement vers Gorky’s Zygotic Mynci. Et si le plus synthétique « Symphony of the Nymph » évoque plutôt Snakefinger, « Farewell American Primitive » nous renvoie dans l’univers expérimental du guitariste John Fahey. Mais tout au long de ce disque, malgré leur nature aventureuse, les plages respectent une constante : un sens mélodique soigné et souvent contagieux. Un superbe album !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Ariel Pink
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: 4AD / Beggars Banquet
  • Date: 2012-08-21
  • Rating: 4
Lu 1027 fois