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Attila

Attila à la conquête de l’Europe…

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C’est par Anvers que qu’Attila avait décidé de faire un crochet en Belgique pour le début de sa tournée européenne. Une centaine de personnes les attendaient au Kavka, petite salle de concert en plein cœur d’Anvers. Chauffé en première partie par Knives To a Gunfight et Heart Of A Coward, le public a répondu présent au Metalcore teinté de Hip-Hop des Géorgiens.

Les hostilités ont tout d’abord commencé par Knives To a Gunfight. Originaire d’Anvers, il va délivrer un Metalcore pêchu, précis et sans concession. Il joue sur ses terres, cela se sent. Les fans sont là. Ils jouent des coudes pour s’emparer du micro et chanter à l’unisson avec le chanteur charismatique (et tatoué jusqu’au visage!), Mick. On se bouscule et on laisse la place à quelques mosh-pits au centre de la salle. Vu l’agencement réduit des lieux, inutile de préciser que la promiscuité est vite de rigueur. L’intensité monte d’ailleurs d’un cran lorsque le combo annonce que le concert est entièrement filmé afin d’en réaliser prochainement un clip. Il ne compte certes que deux années dans les jambes mais fait preuve d’une expérience certaine de la scène. Bonne découverte.

Le temps de se rafraîchir le gosier et ce sont les Anglais de Heart Of A Coward qui prennent possession de la scène et attaquent ‘Killing Fields’, titre aux chants clairs en fin de compo, n’ayant pas manqué de faire vibrer dangereusement les tympans. Ce type de voix n’est en effet apparemment pas le point fort de Jamie Graham, chanteur de la formation. Elle nous promet ensuite une montée en puissance au fur et à mesure des morceaux. Pas faux. Mais le set ne décolle pas et les titres s’enchaînent selon une linéarité quelque peu monotone. « Around a Girl (in 80 days) » clôture la prestation en une envolée de fausses notes vocales. Passons. Il est temps de refaire le plein en houblon afin d’accueillir la tête d’affiche.             

Première constatation : les Américains d’Attila ne sont que quatre sur scène. Nate Salameh, le soliste, manque à l’appel. Le band n’y fera d’ailleurs pas mention ni allusion pendant son show. On apprendra le lendemain, via le compte Facebook de Nate, que les quatre autres musicos et lui ont décidé de converger vers des chemins différents, le guitariste ayant désormais opté pour ‘un style de vie différent en ne consommant plus d’alcool ni de drogues ; ce qui s’avérait impossible comme membre du groupe’.

Le concert s’ouvre par un « Middle Fingers Up » qui met directement l’ambiance : le quatuor invite à jumper et le public suit sans broncher. Attila prend visiblement du plaisir à exécuter ses titres, malgré le format réduit des lieux. Alors qu’il rencontre un beau succès outre-mer, atteignant presque les deux millions d’écoutes sur Spotify, il doit encore faire ses preuves en Europe. ‘C’est vrai que nous ne venons pas souvent chez vous, mais c’est promis, on reviendra’ lance Fronz, le chanteur, en guise de promesse au public. La setlist reprend essentiellement des plages de leur dernier opus, « About that Life », reconnu unanimement par les critiques comme un succès. ‘Il y a la barrière de la langue, mais je vois qu’on se comprend quand même’. La confrontation des cultures européennes et américaines est en effet parfois palpable. Il peut paraître un peu surprenant de voir une formation profiter d’un break entre deux morceaux pour apercevoir qui, parmi le public, porte un t-shirt ou une casquette à leur effigie, tout en invitant ensuite chaleureusement les personnes présentes dans la salle à dépenser quelques deniers au stand marchandising. Il suffit de suivre quelque peu le groupe sur les réseaux sociaux pour se rendre compte que leur facette ‘business’ occupe une part toute aussi importante que celle musicale. Par chance, il a préféré ranger dans ses tiroirs les chaînes (à l’exception du batteur) et autres bagues ‘bling-bling’ arborées dans le clip « About That Life ». C’est d’ailleurs par ce titre, lors du rappel, qu’Attila clôture un show propre, percutant et fidèle à l’énergie insufflée dans leur dernier LP. On regrettera cependant la durée du spectacle : à peine moins d’une heure. Un combo incontestablement habitué à fouler les scènes dont la percée en Europe ne pourra qu’aller crescendo au fur et à mesure des prestations. Prochain rendez-vous lors des festivals d’été ?

Setlist : Middle Fingers Up – Hellraiser - Party With the Devil - Callout, - Sex, Drugs, & Violence - Break Shit - Shots for the Boys - Temper - Payback - Rage *** Rappel : About That Life                               

Attila

About That Life

Écrit par
J’ai grimacé en glissant le premier album d’Attila dans ma platine, je dois le reconnaître. D’abord l’emballage transpire le deathcore convenu, cliché et mille fois transpiré par tous les pores. Et de fait, Attila ne s’économise aucun poncif… Tout y est : les guitares 7 cordes et le son pompé à Meshuggah, la bad boy attitude mi-metal mi-hip hop et les paroles provoc’ à deux balles. Difficile dès lors d’extraire le combo du phototype au sein duquel ils semble se complaire. Et puis, au détour d’un break, on entend autre chose. Une influence southern metal non négligeable, un chant qui se veut plus varié qu’à l’accoutumée (« Rageaholics »), et une ‘fuck you’ attitude certes un peu puérile, mais terriblement efficace !! Au milieu de la troisième chanson, on est happé par la machine et on se rend compte qu’Attila est plus proche dans son attitude d’Emmure, Deez Nuts ou The Hell que du deathcore pur et dur. L’ouverture d’esprit est donc de mise, le groupe n’hésitant pas à mêler les genres, au service d’une efficacité de tous les instants qui greffe à sa base deathcore du death, du djent, du hip hop, de l’électro, du stoner, voire même du nu metal ! Ce n’est pas cérébral, ça ne réinvente pas la roue, mais c’est la bande son idéale d’une fête apocalyptique, de celles qui se terminent quand le jour s’est levé depuis longtemps…