New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Autechre

Oversteps

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Les fans le savent. Autechre, c’est pas de l’électro de branleurs. On est loin des gros beats putassiers de chez Ed Banger et consorts. Deux ans après « Quaristice », les Anglais dispensent déjà leur dixième leçon. Une leçon à laquelle tout le monde est conviée. Car « Oversteps » est probablement l’un des disques les plus accessibles du duo. Dans la veine de leur « Amber » (1994), cette nouvelle livraison libère une techno minimale proche de l’ambient cérébrale. Faisant preuve d’une technicité à toute épreuve, Rob Brown et Sam Booth emmène l’IDM toujours plus loin, là où leurs confrères n’osent pas toujours aller ou s’y essaient, sans jamais vraiment atteindre cet état de conscience artistique supérieur.

Autechre est de ces formations qui, quasiment à chaque publication, repousse les limites du genre sans pour autant créer une mélasse rédhibitoire et/ou élitiste. Classieux jusque dans les moindres détails, Autechre a fait appel à la boîte de graphisme The Designers Republic, habituée des collaborations avec Warp Records, pour créer l’artwork du recueil. Un choix plutôt logique tant les travaux de la boîte épousent à la perfection les subtilités et l’intelligence du labeur des deux Sheffieldiens. « Oversteps », nouvelle réussite à leur actif, devrait vraisemblablement réconcilier ceux qui étaient restés sur leur faim à la sortie du mitigé « Quaristice ».

Autechre

Quaristice

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Depuis 1992, Autechre s’est imposé comme le nouveau concepteur temporel en matière de sonorités complexes. Thom Yorke considère d’ailleurs l’œuvre du duo de Sheffield comme maîtresse. Après neuf albums, « Quaristice » constitue sans doute l’opus le moins significatif de leur travail, par rapport aux excellents « Confield » et « Draft 7.30 ». Moins distordu et moins ténébreux que leurs précédents essais, « Quaristice » est à consommer morceau après morceau, et non dans son ensemble. Sean Booth et Rob Brown insistent bien sur le fait que les vingt titres sont autant de leçons à expérimenter. Mais si la technique semble ici primer, il n’en reste pas moins que leur nouvel essai est également le plus accessible. Et pour cause, ils ont travaillé à l’aide de leur matos utilisé en ‘live’, délaissant ainsi leur premier outil de travail, l’ordinateur.

« Altibzz », « Simmm » ou encore « Bnc Castl » sont les nouvelles recettes d’un Autechre métamorphosé. Des morceaux courts, très courts, aux beats bien moins présents et parfois même absents par rapport aux autres œuvres du duo le plus discret de la péninsule. Ce qui risque peut-être de décevoir les fans de la première heure…

N’empêche, « Quaristice » démontre une nouvelle fois tout le savoir faire et la largeur d’esprit des deux coqueluches du label anglais Warp. Pour la toute première fois, Autechre semble vouloir sortir de l’obscurantisme et du chaos au sein duquel il semblait se complaire, jusqu’à ce jour. On est souvent étonné du résultat, parfois même on se montre sceptique devant cette nouvelle orientation. En fait, tout dépendra de voir, comment la paire va maintenant transposer cette métamorphose en ‘live’. Alors, Autechre incarnerait-il le véritable symbole de la sonorité temporelle ? La question reste posée…

Autechre

Draft 7.30

Le cas Autechre est un cas à part dans l'univers de la musique électronique. Depuis leur début il y a plus de dix ans, Sean Booth et Rob Brown n'ont cessé d'emprunter les chemins les plus escarpés, les virages les plus dangereux, les tunnels les plus obscurs. A chaque album, le duo se renouvèle, risque sa peau, tente de nouvelles acrobaties bruitistes, se dérobe à la moindre tentative extérieure de classification. Leurs modulations crépitantes, leurs cliquetis postindustriels, leurs déflagrations arythmiques n'ont pas d'égal en musique populaire : au mieux pourrions-nous comparer leurs travaux les plus récents aux œuvres expérimentales des " metteurs en sons " savants des années 1950 et 1960, de Stockhausen à Xenakis. L'électronica d'Autechre, puisqu'il faut bien lui donner un nom, se rapprocherait donc avant tout des musiques sérielles et concrètes, ces terrains minés où la recherche sonore primait sur le sens et l'émotion. Parce qu'il ne sert à rien de trouver une signification aux circonvolutions terrifiantes du duo britannique. La musique d'Autechre se suffit à elle-même, point barre. Sans équivalent dans la scène électro actuelle, et ce depuis le milieu des années 90, Autechre navigue seul, se fichant comme d'une guigne du quand-dira-t-on et des pisse-vinaigre qui taxent leurs compositions d'hermétisme janséniste. La preuve : avec ce nouvel album, Sean Booth et Rob Brown délaissent un peu leurs laptops (trop présents sur leur précédent " Confield ") pour revenir à leurs vieux séquenceurs et leurs boîtes à rythmes. Et de rythme, ce " Draft 7.30 " n'en manque pas : chaque morceau est ainsi construit selon une structure complexe de beats qui s'entrechoquent et de fragmentations qui se renvoient la balle. Sur " V-PROC " par exemple, des breakbeats atomisés jouent au ping-pong avec des loops anarchiques, créant une sorte de funk squelettique sur lequel on oserait presque danser. De ces constructions en spirales, à la tridimensionnalité effarante, on ressort exténué mais ravi. Une fois encore, Autechre nous aura pris au dépourvu : on pensait ne plus trop connaître cette sensation de perpétuelle découverte, persuadé que la musique électronique était déjà dans l'impasse. Raté : ce " Draft 7.30 " en est l'impressionnante contradiction. En un mot : essentiel.

 

Autechre

Gantz Graf

Trois nouveaux titres d'Autechre, le duo choc du label Warp qui, une fois encore, ne fait pas dans la dentelle : rythmiques épileptiques, stridences synthétiques, beats tout de bruits et de fureur, plaisir démoniaque à triturer les sons et nos nerfs jusqu'à l'épuisement auditif (le tétanisant " Cap.IV "). Plus proches de leurs anciens travaux que de leur dernier album " Confield ", ces trois titres devraient plaire aux amateurs d'électro sans concessions, fans de Mego et de Mille Plateaux. Avec en prime trois clips conceptuels, dont l'un signé Chris Cunningham, l'enfant terrible de la vidéo à qui l'on doit déjà les horribles images de " Windowlicker " et de " Come To Daddy " d'Aphex Twin. Tout un programme !