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The Raveonettes

La bande-son parfaite des meilleurs Cult B-Movies...

Deux concerts, deux styles, deux fois plus de plaisir. Enfin presque : le rock éthéré des Français d'Overhead a beau se la couler douce dans nos oreilles (imaginez Doves en vacances chez Zero 7), l'envie d'aller boire une bière fraîche aura eu raison de notre patience. Et puis ces clones vocaux de Jeff Buckley commencent vraiment à nous saouler, surtout quand on est venu non pas pour planer, mais pour taper du pied. Overhead aura distillé un certain vague à l'âme certes agréable, à condition d'avoir descendu juste avant quelques blanches. La véritable raison de notre présence n'était donc pas Overhead et son trip-rock un peu plat comme une pinte éventée, mais bien le groupe d'après, celui vers lequel se tournent aujourd'hui, en ces temps rock'n'roll, tous les regards.

Pas que The Raveonettes soit plus original que tous les autres, loin s'en faut : seulement, voilà, il y a une fille à la guitare, qui plus est une Danoise, genre blonde de chez blonde. Heureusement d'ailleurs, parce que l'autre membre de ce duo (renforcé en live d'un batteur et d'un guitariste balèzes) ressemble plus à votre voisin de palier qu'au dernier martyr du rock garage tendance 2003. Sharin Foo (guitare/voix) pourrait bien jouer et chanter faux qu'on n'y trouverait rien à redire : ce déhanchement qui accompagne chaque pincement de cordes, cette moue appliquée sans doute répétée devant le miroir de sa coiffeuse, cette nonchalance désabusée lorsqu'un refrain se fait violent, les cheveux dans les yeux et le dos cambré… Aaahh ! ! ! Et que dire de la musique : un mélange de rock'n'roll et de pyché-pop façon sixties, comme si Jesus & Mary Chain jouait les Ronettes en accéléré dans les studios Toerag. Voilà la bande-son parfaite des meilleurs Cult B-Movies, une relecture sauvage de la surf music, mais sans ses clichés éculés. Sune Rose Wagner (voix/guitare) n'est certes pas glamour comme sa copine, n'empêche qu'il assure. On pourrait tout de même reprocher au duo son manque d'originalité sur la longueur : leur EP « Whip It On », pourtant très court, n'évite pas les redites – guitare fuzz, voix en écho, murmures monocordes,… Leur son, déjà reconnaissable entre mille, se révèle en fin de compte rapidement unichrome. Mais leur premier album, prévu pour août devrait, on l'espère, nous réserver quelques surprises, à l'écoute de ces « Let's Rave On », « Remember » et « Rebel Invasion » moins prolo-rock que disco-punk FM. A cet égard, une chose est sûre : quand Sharin laisse exploser son côté Debbie Harry, c'est plutôt chaud. Après 40 minutes, il aura bien fallu quelques bières pour refroidir toute cette ardeur. Au Pukkelpop, on prévoira deux packs de six.  

 

The Raveonettes

In And Out Of Control

Écrit par

‘The Raveonettes’ ! Mot-valise qui exprime indirectement les références fondatrices du duo-couple de Copenhague. D’une part, celle des ‘Ronettes’ –et plus particulièrement du ‘Wall of Sound’ de Phil Spector– et, d’autre part, celle du célèbre « Rave On » de Buddy Holly. Influences à l’origine de la simplicité structurelle et harmonique fifties et seventies qui habite les quatre albums du groupe. Ajoutons-y le regard passionné porté par Sharin Foo (chant/basse/guitare) sur le lyrisme sombre du Velvet Underground et l’amour inconditionnel de Sune Rose Wagner (chant/guitare) pour la noisy pop de Jesus & Mary Chain, et les The Raveonettes naissent un beau jour d’hiver 2000.

Presque dix ans d’existence et quatre elpees plus tard, « In And Out Of Control » décide de visiter d’autres horizons et de s’éloigner des rivages musicaux de Jesus and Mary Chain pour marcher sur les traces de mélodies plus classiquement pop. Le groupe exprime alors une métamorphose et refuse habilement de se conforter dans le cotonneux succès rencontré lors de l’excellentissime « Lust Lust Lust », sorti en 2007. La quintessence et l’âme Raveonettes restent cependant omniprésentes et continuent inlassablement de passer le son sixties à la moulinette indie. Mais, désormais, le rock garage souillé s’évanouit en pop. Le premier album « Whip It On », paru en 2001, nous avait déjà démontré que le son punk rock industriel et les mélodies pop pouvaient coexister harmonieusement. Pour « In Out Of Control », « The Raveonettes » quitte provisoirement les ombres abyssales de la ‘factory’ de Warhol et s’engage davantage dans les voies lumineuses de la pop éthérée et aérienne de Camera Obscura (« Last Dance »). Les guitares fuzzy saturées de reverb (« Bang ! ») viennent se poser sur des voix cristallines, infiniment moins sombres que par le passé, et éclaircissent sporadiquement le microsillon en vinylite qui bénéficie d’une production dégraissée. Catharsis sonore qui n’enchantera vraisemblablement pas les amoureux de la première heure. Malgré une douceâtre nostalgie, le groupe, souvent taxé de voyageur sur trois accords en si bémol mineur exclusivement, semble néanmoins mener sa propre révolution sonore avec talent et aborde ce virage avec une lucidité qui tient minutieusement la route.            

Unique ombre au tableau : l’amour inconsidéré de ces artistes pour la Beat génération et l’écriture spontanée. La plume danoise ne possède décidément pas le talent littéraire de Jack Kerouac. Malgré un album mélodiquement moins sombre, les dark lyrics imprégnées de l’essence Velvet Underground demeurent et s’écoulent parfois, comme on le dit de(s) source(s). Mais d’innocence et de simplisme. Préméditées ou non, les paroles sombrent quelquefois et échouent lamentablement sur le rivage du ridicule.

Quelques exemples ? Le clin d’œil adressé au groupe newyorkais Suicide. Les lyrics n’y traitent nullement d’un apartheid réformiste dans une ère post-dépressive mais nous annoncent que le suicide est mauvais pour la santé. « In and Out of Control » revisite les fondements de la démocratie en nous rappelant que le viol ‘is bad’ et que les violeurs devraient être punis sévèrement. Quant à « D.R.U.G.S », il nous aide à épeler le mot drogue sans oublier de préciser les effets de dépendance. Le grisant « Wine » nous signale prudemment que le vin peut conduire à l’ivresse… Bref, ce que chacun d’entre nous sait depuis une éternité ! Reste à espérer que les textes du prochain elpee des deux Danois ne nous remémoreront pas que la guerre nuit gravement à la santé et que la paix c’est cool !

Mais revenons à l’essentiel : la musique ! Cet album divisera certainement les inconditionnels nostalgiques et ceux qui se laisseront porter par les forts aquilons de « In Out Of Control ». Néanmoins, le quatrième opus des Raveonettes s’affiche comme une œuvre indispensable dans le paysage musical de 2009.            

 

The Raveonettes

Pretty in black

Écrit par
Lors de l’enregistrement de leurs deux premiers albums, les Raveonettes s’étaient imposé des contraintes : pas plus de 3 minutes pour une chanson (ou exceptionnellement), un maximum de trois accords, en si bémol pour le mini elpee (« Whip it on ») et en si bémol majeur (« Chain gang of love ») pour le deuxième. Lors de la confection de « Pretty in black », hormis la durée des chansons, toutes les autres règles ont été balayées. En outre, le line up s’est étendu à un quintet. Ce qui a permis à Sharin Foo de délaisser sa basse, pour se concentrer sur le chant. De nouveau produit par le mythique Richard Gottehrer (Blondie, Go-Go's), cet elpee a également bénéficié du concours de Martin Rev (Suicide) et de Ronnie Spector sur la très jolie symphonie juvénile « Ode to LA », titre auquel participe également Moe Tucker ; la drummeuse du légendaire Velvet Underground apportant également son concours à « The heavens », une ballade semi acoustique hantée par l’esprit d’Elvis Presley et « Red tan », une compo imprimée sur un mid tempo new wave. Découpé en 13 fragments, l’opus puise toujours ses influences dans les 50’s et les 60’s. Et tout d’abord la pop bubblegum des groupes de filles de cette époque. Les Raveonettes reprennent même un hit de 1963, popularisé par les Angels et signé Gottheher : « My boyfriend’s back ». Une version revue et corrigée par l’électro pop. Tout au long de cet elpee la guitare surf est beaucoup présente. A contrario, hormis « Sleepwalking » et son flux frénétique de sonorités de guitares noisy, bringuebalantes, les références à Jesus & Mary Chain sont bien plus diluées. Et quoique baignant encore et toujours au sein d’un climat rétro (NDR : le design de la pochette ne trompe pas !), cinématique (David Lynch, of course !), le style se révèle beaucoup plus éclectique, oscillant de la ballade sensuelle au western spaghetti (‘enniomorriconesque’ mais enlevé « You say you lie » évoque une chevauchée dans le désert du Colorado), en passant par le paso doble (« Uncertain times ») ou le disco (« Twilight »). Sculpté dans le folk rock sudiste,« Somewhere in Texas », aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Calexico et le REM de l’album « Chronic Town », alors que « Here comes Mary » ressemble étrangement à « All I have to do is dream » des Everly Brothers ». Et il serait injuste de ne pas mentionner la présence de « Love in a trashcan », probablement un des singles de l’année !

Aveo

Battery

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Etonnant! Aveo nous vient de Seattle, mais pratique une musique taillée dans la britpop la plus pure. Essentiellement inspirée par les Smiths, pour ne rien vous cacher. Même le timbre vocal de William Wilson campe un hybride entre celui de Morrissey et de Paul Weller. Pour enregistrer ce deuxième elpee, le trio a reçu le concours de Phil Ek (Pretty Girls Make Graves, Built to Spill, Modest Mouse), à la production. Un disque fort agréable à écouter, dont les mélodies contagieuses empreintes de mélancolie douce-amère, à l’esthétisme glacé, sont régulièrement imprimées sur un tempo new wave. Seuls deux fragments s’écartent légèrement de l’ensemble. Tout d’abord « The idiot on the bike ». Un morceau de power pop particulièrement agité, légèrement teinté de psychédélisme, réminiscent de Jam et des Buzzcocks. « 3:33 a.m./ the insomnia waltz », ensuite. Une valse (NDR : of course !) qui emprunte l’emphase du mythique et défunt Strangelove…

The Raveonettes

Chain gang of love

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Après avoir commis un premier mini album fort intéressant (" Whip It On "), le duo danois avait quelque peu refroidi notre enthousiasme par des prestations scéniques en demi-teinte. Nous nous demandions donc si l'album n'allait pas sonner le glas d'un nouveau hype. D'autant plus que les Raveonettes pratiquent un style musical qui doit autant à Jesus & Mary Chain, les Beach Boys, Buddy Holy que les Crystals. Des conditions qui permettent difficilement d'éviter le piège du revivalisme. Notamment à cause des harmonies vocales, échangées entre la bassiste Sharin Foo et le guitariste Sune Rose Wagner, qui puisent allègrement dans les 50's et les 60's. Ou dès que les cordes de guitare s'évadent dans le surf. En outre, lorsque l'électricité se fait distordue, chargée de feedback, brumeuse, alimentant des mélodies contagieuses, imprimées sur un tempo presque new wave, on ne peut s'empêcher de penser aux redoutables frangins Reid. " Chain gang of love " est heureusement parvenu à balayer toutes nos incertitudes. Sous la houlette de Richard Gotteherer (NDR : Blondie, Go Go's, etc.), les Raveonettes conjuguent, tout au long de cet opus, noisy, pop, rock et garage sous un mode contemporain. Et c'est bien là le secret de leur réussite, d'autant plus que les lyrics de Sune ne maquent pas de consistance. Parce que s'ils traitent de l'amour, c'est de l'amour sous toutes ses formes qui est ici abordé : les conflits, la passion, la sexualité, la rupture et le bonheur. Tout un programme !

 

The Raveonettes

Nous ne sommes pas des copi(ll)eurs

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Bien que vivant à Londres, les Raveonettes nous viennent du Danemark. Un duo partagé entre Sune Rose Garner (NDR : le mec) et Sharin Foo (NDR : la fille, et quelle belle fille !) qui voue un véritable culte à l'imagerie des 50's et des 60's ; mais dont la musique semble à la fois influencée par la noisy de Jesus & Mary Chain, la surf music des Beach Boys, le rock'n roll de Buddy Holy et les groupe féminins qui ont sévi au cours des sixties, tels que les Crystals ou les Ronettes. Pas pour rien que Richard Gottehrer (Blondie, Go-Go's) a accepté de produire leur dernier album, alors qu'il avait déclaré, il y a belle lurette, avoir mis un terme définitif à sa carrière. Encore que sa volte-face méritait une explication…

Mais tout d'abord plantons le décor. L'interview se déroule en compagnie de deux correspondants d'un autre website. Je fais face à Sharin. Qui va mener les trois quarts de l'interview. Mes genoux pratiquement collés contre les siens. Impressionné par sa beauté toute scandinave, j'affiche une fébrilité inhabituelle. Ce qui n'empêchera pas la conversation d'être émaillée de grands éclats de rires… Oui, justement, comment expliquer la présence de Richard Gottheherer à la mise en forme de 'Chain gang of love' ? " Nous avons rencontré Richard à Berlin. Nous y avons fait connaissance. Et au fil de la conversation, il s'est épanché. Il a abondamment parlé des sixties, et puis du bon temps qu'il avait passé en compagnie de Richard Hell & The Voivoids. Fatalement, je lui ai parlé de notre musique. Précisant qu'elle était inspirée par les 50's, et en particulier par les groupes de filles de cette époque. Et qu'en outre, nous aimions ce qu'il avait réalisé en leur compagnie. Nous avons gardé le contact, et nous lui avons transmis une démo. Il nous a répondu qu'elle lui plaisait et nous a suggéré de travailler ensemble sur ce projet. Ainsi, nous sommes donc parvenus à le sortir de sa retraite… "

Lorsqu'on écoute la musique des Raveonettes, on ne peut s'empêcher de penser à celle de Jesus & Mary Chain. A cause de leur art à rendre leur noisy mélodique. A Suicide aussi. Enfin, à la musique des eighties, en général. Et puis aux groupes féminins qui ont émaillé les sixties, tels que les Go Go's, les Cookies et les Angels. Des influences que revendique d'ailleurs le duo. " Nous en sommes mêmes fiers, parce qu'elles sont évidentes à l'écoute. Nous n'avons pas peur de le proclamer. Et on peut même y ajouter Buddy Holy, les Everly Brothers et Television. Toutes ces références s'y retrouvent. En mélangeant toutes ces sonorités qu'on aime, on est parvenu à créer notre propre style, quelque chose d'original. Par contre, nous ne supportons pas qu'on nous dise que fassions du copi(ll)age. Nous ne sommes pas des copi(ll)eurs, nous écrivons nos chansons… " Pourtant, dans le futur, le duo n'envisage pas de confier la production à un des frères Reid (NDR : les deux, ce serait un peu difficile, puisque les frangins sont en bisbille depuis un bon bout de temps). " Nous rêvons de pouvoir travailler un jour sous la houlette de à Phil Spector. Ce serait beaucoup plus intéressant, je pense "

Chez les Raveonettes, l'imagerie a une grande importance. Suffit d'analyser la pochette de ‘Chain gang of love’, pour s'en rendre compte. L'imagerie influencée, à l'instar des Cramps, par les films d'épouvante et de série b ; mais aussi les thrillers d'Alfred Hitchcock et de Roger Corman. " Oui, nous sommes des fans de ces films. Surtout ceux des fifties. Ces vibrations cinématographiques correspondent très bien à notre musique. Nous aimons, en outre, restituer cette iconographie, comme des affiches de cinéma. Elle donne également un sens à notre musique… " Mais alors, quel est le duo qui mérite le titre de Bonnie & Clyde du rock'n roll ? Les White Stripes ? Les Kills? Ou les Raveonettes? Une question qui déclenche l'hilarité générale. " Les Kills! Parce que leur musique transpire la plus forte connotation sexuelle… " Un groupe que les Raveonettes apprécient beaucoup. Mais aussi Interpol et les Warlocks. Certains médias ont même écrit que le duo avait confessé que tous ces groupes avaient de nombreux points communs avec eux. Ce qui surprend très fort Sharin. " Qui a dit ça ? Moi ? Je ne pense pas avoir un jour effectué une telle déclaration. Ce que nous avons en commun ? Rien avec Interpol. Nous les apprécions beaucoup, et c'est réciproque. Nous avons tourné et fait la fête ensemble. Les Warlocks ? Le mur de son ! Un son sonique et très intense. Mais notre sensibilité est davantage pop, davantage noisy, davantage bruyante. Les Kills ? C'est un duo comme nous qui essaie de trouver la chanson simple, efficace et immédiate. Composé d'un garçon et d'une fille. Qui chantent. Dont l'attitude est sexy. Notre approche du retour aux roots est similaire. Mais nous évoluons à quatre sur les planches…"

Paradoxalement, les Raveonettes ont dû attendre de s'imposer sur la scène internationale avant d'être reconnus dans leur pays. Sharin confirme. " Il est très difficile de mener une carrière au Danemark lorsqu'on pratique une musique alternative. En fait, les Danois éprouvent toutes les peines à faire le premier pas lorsqu'ils sont confrontés à la nouveauté. Ils attendent toujours la reconnaissance dans les pays anglo-saxons pour leur emboîter le pas. Maintenant nous y sommes également populaires. Nos chansons passent enfin à la radio et le public achète nos disques. "

Pour composer leurs chansons, les Raveonettes se sont imposé des règles : pas plus de 3 minutes pour une chanson (ou exceptionnellement) et un maximum de trois accords. Pourquoi ? Sharin nuance : " Nous préférons parler de canevas plutôt que de règles. Nous avons imposé cette trame sur notre premier mini elpee ('Whip it on'). A l'époque, Sune en avait un peu marre de la musique. Surtout celle qui était surproduite. Et puis il traversait une période de déprime. Il a donc voulu revenir à quelque chose de plus basique, de plus simple. Finalement, en imposant des contraintes, on a tendance à devenir plus créatif. A se fixer des défis. Et à parvenir à repousser nos limites. C'est un peu comme chez les écrivains ou les journalistes. A qui on impose un nombre de lignes. Ou un peintre. Qui décide de n'utiliser que certaines couleurs… Toutes nos chansons sont écrites avec la même clef. En si bémol pour le mini elpee et en si bémol majeur pour le dernier opus. D'une durée de maximale de trois minutes. Et avec un maximum de trois accords. Enfin, sur 'Chain gang of love', on a un peu cassé le canevas. Certaines plages comptent plus de trois minutes et débordent jusqu'à quatre accords. Ces lignes de conduites n'ont pas été élaborées comme des contraintes, mais des outils pour explorer… " Et en 'live' alors ? " Nos sets sont régis par des règles très strictes. Nous essayons de recréer le même son que sur le disque. Un peu comme si c'était une bande qui défilait… " Ah bon !… Dune Rose Wagner est entré dans la loge depuis quelques minutes, et tout en se tenant en retrait, il reste attentif à la conservation. Et justement, lorsque la conversation se porte sur Jack Kerouac, auquel on lui prête une manière similaire de composer, il se manifeste. " Ce n'est pas vraiment au niveau des lyrics, mais de la façon dont il écrivait. A cause de la spontanéité du genre 'stream of consciousness', si vos préférez. La voie mouvante et insaisissable de la conscience. Et donc, j'écris très vite, sous une forme qu'on pourrait qualifier d'écriture automatique…"

Merci à Vincent Devos.