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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

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Badly Drawn Boy

It's What I'm Thinking (Part One: Photographing Snowflakes)

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On n’a plus entendu grand-chose de positif au sujet de l’ex-enfant doré de Manchester, depuis des lustres… Plus précisément depuis la publication de son superbe premier album, « The Hour Of The Bewilderbeast », un opus couronné par un mérité Mercury Prize ! Entre-temps, l’homme au bonnet s’est séparé de sa maison de disque (XL Recordings) et est tombé dans un relatif anonymat, malgré la confection de quelques albums d’honnête facture ainsi que la BO des films ‘About A Boy’ et ‘The Fattest Man on Brittain’, des bandes sonores réussies même si toutefois bien moins flamboyantes que son œuvre inaugurale.

Damon Gough nous propose donc aujourd’hui son 5ème elpee studio, 10 ans après commis son chef d’œuvre. « Photographing Snowflakes » constitue la première partie d’une trilogie sous-titrée « It’s What I’m Thinking ». Deux épisodes devraient donc encore paraître. Toujours aussi ambitieux, le Mancunien s’en donne-t-il les moyens ? Une rapide écoute le confirme. Cough a choisi de se limiter à 10 morceaux. Une concision judicieuse, quand on sait que cet artiste est capable de fourguer une vingtaine de chansons sur un long playing. Et il l’a démontré dans le passé.

Magnifiquement produites par Stephen Hilton (Primal Scream, Scott Walker, Pulp), les compositions de Cough sont sculptées dans une britpop raffinée, racée et finement ciselée. Des plages aux arrangements majestueux. A l’instar de l’irrésistible « Too Many Miracles », caractérisé par ses envolées de violons. Mais l’Anglais privilégie le dépouillement, un choix qui fait un bien fou à sa musique. Et si certaines pistes succombent encore à la limite de la guimauve (« This Electric »), on y recèle quand même quelques sucreries de qualité (« Quality Street »). Certaines plages atteignent même le sommet de l’orfèvrerie pop. Et je pense tout particulièrement à « It’s What I’m Thinking », buriné par une pedal steel, à « This Beautiful Idea » exalté par un refrain grandiose ainsi que « What Tomorrow Brings », qui véhicule une émotion très palpable. Un regret néanmoins : le manque de folie de l’ensemble.

Ce come-back est cependant une bonne nouvelle de la part de ce petit prince de la pop anglaise. D’ailleurs, si vous aimez les confiseries mélodiques, oubliez James Blunt et ruez-vous sur le dernier Badly Drawn Boy. On espère simplement que la suite de sa trilogie atteigne le même niveau. Et puis, c’est certain, on réentendra rapidement parler de lui en termes dithyrambiques.

Badly Drawn Boy

Born in the U.K.

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Elle semble bien loin l’époque de "The Hour Of The Bewilderbeast" et de ses exquises perles pop… Après un léger regain d’inspiration étalé sur la bande son du film « About A Boy » et le gentillet « Have You fed The Fish ? », l’homme au bonnet a foncé droit dans le mur. En cause, un album assurément inutile (« One Plus One Is One »). Du coup, « Born In The U.K. », hommage à Springsteen, apparaît comme une tentative désespérée de remonter la pente. Si une bonne partie du disque patauge dans une guimauve plate et visqueuse, Damon Gough alias Badly Drawn Boy arrive à s’y extirper de justesse sur quelques morceaux (« Nothing’s Gonna Change Your Mind », « Welcome To The Overground », « The Way Things Used To Be » et la plage titulaire). On ne peut pourtant pas parler de réelle déception, « Born In The U.K. » se révélant légèrement supérieur à ses deux prédécesseurs. Et à l’homme au bonnet de clôturer son œuvre en demi-teinte par « The Time Of Times » rappelant furieusement « The Shining », plage d’ouverture de son premier essai. S’il s’agit pour lui d’une autre manière d’annoncer que la boucle est bouclée, il est bien mal barré le bonhomme…

Badly Drawn Boy

One Plus One Is One

Un titre en forme de déclaration d’amour : « 1 + 1 = 1 », l’heure de la fusion des sentiments. Mais si l’homme aspire à être deux, il meurt seul, quoi qu’il arrive. C’est sans doute la raison pour laquelle derrière ces 14 comptines au piano, on décèle une certaine amertume : Damon Cough n’est plus cet artiste espiègle qui sur son premier album (« The Hour of the Bewilderbeast ») ‘pissait au vent’ en reniflant la ‘magie dans l’air’. A présent plane au-dessus de son bonnet des nuages noirs qui l’empêchent de scruter les étoiles : « One Plus One Is One » est l’album de la transition, vers une existence plus mature, donc moins insouciante. Finis les hits de poche, les pitreries poétiques : ces 14 titres d’obédience acoustique montrent un Damon Cough adulte, plus fan de Randy Newman que de Bruce Springsteen. Si le talent d’écriture est sain et sauf, il manque un peu d’allant, comme si Badly Drawn Boy posait un regard nostalgique sur sa vie et poussait un gros soupir. « One Plus One Is One » n’est donc pas l’album qui relancera la carrière de l’Anglais : plutôt celui qui consolidera son noyau dur de fans mais ennuiera tous les autres. Simple mais d’une belle élégance (un piano, une flûte, quelques chœurs), il reste au-dessus de la mêlée folk-pop sans être exceptionnel, bref c’est un bon disque, sans plus. Peut-être lui manque-t-il ce quelque chose (un tube ?) qui nous donnerait au final l’équation juste… Pour le prochain album, promis, on trouvera la réponse.

Badly Drawn Boy

BDB – DVD The Video Collection

Les clips de Damon Cough alias Badly Drawn Boy possèdent ce quelque chose d’émouvant qui à chaque vision fait mouche. Ils sont bricolés, mais filmés avec tellement d’idées dans la caboche (oups, le bonnet…) qu’on ne s’en lasse jamais. Bref, visuellement c’est aussi sympa que les chansons elles-mêmes… Il est rare aujourd’hui de voir des clips si drôles et attachants, au synopsis souvent très simple mais d’une absurdité et d’une béatitude tout à fait galvanisantes. « All Possibilities » montre par exemple Damon Cough filmé à l’arrache devant la gare de Londres en train de faire la manche. Certains le reconnaissent, d’autres lui donnent même une petite pièce : sur une journée, BDB aura récolté 15 livres… Histoire de montrer qu’au pays du star-system hebdomadaire, même un des artistes les plus talentueux de sa génération peut passer (presque) inaperçu (à méditer). « Born Again » montre notre homme kidnappé par de jeunes fans, tandis que « Silent Sigh » et « Something to Talk About » mettent en scène le canard sauvage du film « About a Boy » dans une histoire rocambolesque de vaisseau spatial et de cryogénisation : givré ! Les trois meilleurs clips datent de l’époque de « The Hour of Bewilderbeast », premier album de BDB, et son chef-d’œuvre. « Spitting in the Wind » rappelle à notre bon (?) souvenir l’étonnante Joan Crawford, l’égérie de Dallas ici en pleine traversée du tunnel (aujourd’hui qui fait encore appel à elle ?). Quant à « Disillusion » et « Once Around the Block », il s’agit des deux plus belles histoires d’amour clippées ces cinq dernières années : l’une met en scène BDB en taxi humain finissant par être lui-même transporté par l’élue de son cœur, l’autre montre deux ados ‘condamnés’ à s’embrasser pour l’éternité à cause d’un problème d’appareils dentaires. Poétique et décalé, bref à l’image d’un artiste hors du commun qui a su rester lui-même, malgré les sirènes du succès. Sympa !

Badly Drawn Boy

Have You Fed The Fish ?

Quelques mois seulement après la BO d'" About A Boy ", une simple gageure pour un artiste prolifique comme Damon Cough, le deuxième album du jeune prodige mancunien sort sans tambours ni trompettes, et comme d'habitude - déjà - c'est un petit chef-d'œuvre. Tout commence par un instrumental apéritif, sorte de générique déglingué d'un album haut en couleurs, au cours duquel se croisent rock parfois balourd, ballades mélancoliques, funk, soul, les Beatles, Frank Sinatra et Kurt Cobain, des trompettes, des choristes, et plein d'autres choses encore. " Have You Fed The Fish ? ", la chanson-titre, sonne le glas du rock primaire qui pollue nos ondes en osant singer Bruce Springsteen, le temps d'un refrain pompier mais attachant. " Born Again " et " 40 Days 40 Fights " louvoient du côté romantique, puis " All Possibilities " sonne presque Motown - de la soul trempée dans une pop brinquebalante, cousue main mais avec des mains d'orfèvre. Le clou de l'album réside en un duo de chansons magnifiques : " You Were Right ", ou comment Damon gère amour et célébrité en invitant les fantômes de John Lennon et de Jeff Buckley ; et surtout " How ? ", deux mélodies en une, pleines de cuivres et d'aller-retour pop-rock : un BDB, et ça repart. " The Further I Slide " nous emmène en Jamaïque, pour un reggae-folk bein chaloupé, tandis que " Unsing Your Feet " invite des chœurs féminins et des guitares baladeuses pour une fiesta funky sans pareil. Vers la fin, les lumières s'éteignent, l'ambiance se fait plus feutrée, sauf pour ce " Tickets To What You Need " et son piano déjanté, sorte d'hommage décalé aux Beatles - figures tutélaires, avec Springsteen, d'un Damon Cough farceur et doué. A quand l'intronisation au Rock'n'Roll Hall of Fame ?

Badly Drawn Boy

OST ‘About A Boy’

Damon Cough (alias Badly Drawn Boy) peut se féliciter d'avoir réussi l'exercice périlleux de la bande originale de film, et en même temps, du deuxième album. Car bien loin de n'être qu'une collection sans grand intérêt de chansons-fonds de tiroirs, cette BO pourrait bien devenir un vrai petit classique de musique de film, à ranger entre le " Virgin Suicides " de Air et le " Ghost Dog " de RZA, tout en servant de digne successeur au fameux " The Hour of the Bewilderbeast ". Les splendides morceaux que sont " Silent Sigh, Something To Talk About " et " Donna & Blitzen " (et même les instrumentaux) prouvent une fois pour toutes que Damon Cough est un grand songwriter, aussi prolifique et talentueux pour des œuvres de commande (c'est le cas ici) que pour celles plus personnelles. De toute manière, Nick Hornby n'aurait pas pu choisir meilleur compositeur que Badly Drawn Boy pour l'adaptation de son livre sur disque ; lui qui ne cesse de dépeindre, un peu comme le Mancunien, les tendres obsessions de trentenaires célibataires, dont la vie oscille entre la ‘wasserette’ du coin, le stade de foot et la collection de disques classée de A à Z ou par fréquentation (" Haute Fidélité ", " Carton Jaune "). A la fois chanteur à l'amour transi, grand fan de musique, ami au cœur tendre de ceux et celles qui ont flashé sur son bonnet tricoté (sa manie à lui) et ses mélodies imparables, Badly Drawn Boy représente donc un peu tous les personnages de l'ami Nick… Et comme eux, une fois qu'on le connaît, on n'a plus envie de le lâcher. C'est çà l'effet Damon Cough. Et avec Nick Hornby, ça nous fait un sacré tandem.