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Balkan Beat Box

Give

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C’est reparti ! Les allumés du Balkan Beat Box dégainent à nouveau leurs armes chargées de munitions faites de cuivres, de samples, de scratches et de beats électro énervés… Sans le concours habituel d’une multitude de guests, le trio américain d’origine israélienne s’est enfermé en studio pour composer ses nouvelles bombes –un peu plus rock que d’habitude–mais toujours aussi engagées politiquement (« Political F*ck », « Enemy in Economy »). Ori Kaplan (ancien membre de Gogol Bordello) et Tamir Muskat habitent à New-York mais ont les yeux et les oreilles tournées vers le reste de la terre, ce qui leur permet de concocter un cocktail original et détonant entre musiques traditionnelles (méditerranéenne, balkanique, klezmer) et urbaines (hip-hop, dancehall, dub). « Give », leur 4ème album, ne déroge pas à la règle en s’adressant tant aux pieds qu’à la tête : M.I.A. (l’amusant « Part of the Glory » ou les plus ennuyeux « Money » et « Suki Muki ») rencontre Asian Dub Foundation (« Political F*ck ») ou un Goran Bregovic hip-hop (« Urge to be Violent ») !

Difficile de résister à la bonne humeur politique de Balkan Beat Box ! Et pourquoi ne pas danser de façon responsable cette année ?

 

Balkan Beat Box

Blue eyed black boy

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Si Balkan Beat Box rencontre autant de succès, c’est sans doute parce que ce groupe est à l’image d’une génération : celle qui a grandi à l’ère du village global et a voyagé un peu partout, autour du globe. Une jeunesse révoltée contre le racisme et la guerre.

Ce collectif new-yorkais est drivé par trois musiciens d’origine israélienne : Ori Kaplan au saxophone, Tamir Muskat à la batterie et Tomer Yosef au micro. La plupart des membres du line up ont déjà roulé leur bosse musicale dans des groupes punko-klezmer tels Gogol Bordello, Firewater, Big Lazy et Shotnez. Et depuis la sortie de leur premier album éponyme, en 2005, les BBB sont parvenus à se faire une place de choix, notamment grâce à leurs concerts frénétiques. Sept invités new-yorkais et israéliens sont venus enrichir, de leurs sonorités aux couleurs venues d’ailleurs, les compos du nouvel elpee de Balkan Beat Box.

Si leurs racines sont balkaniques, leurs influences évoluent et s’élargissent de disque en disque. Leur premier opus (« Balkan Bet Box ») était surtout le fruit d’un mélange entre fanfares et musiques plus actuelles (hip hop, electro), le second (« Nu-Med ») empruntait également aux musiques traditionnelles orientales. « Blue eyed black boy » y ajoute des rythmes latins de cumbia, des sons caribéens, et du raeggeton. Le tout fortement agrémenté, grâce à la magie du numérique, de breakbeat, de drum'n'bass et d’électro.

C’est parfois beaucoup pour un même morceau et l’on se perd un peu dans ce zapping d’influences. Le résultat ressemble parfois aux hymnes de Manu Chao, surtout l’entraînante « Marcha de la vida », chantée à travers un mégaphone et reprise par une foule en délire. Entre dub balkanique et samba de carnaval, les styles changent mais l’énergie passe du début à la fin. Il faut donc avoir la forme pour danser sur cette musique résolument taillée pour le live (qu’on pourra écouter aux Nuits du Bota).

Quant à la détermination ‘politique’ de Balkan Beat Box (qu’on se rappelle la pochette de leur premier album ou les groupes au sein desquels ont milité les 3B), il faut avouer que si elle émane du punk, elle prône davantage aujourd’hui une philosophie mondialiste. 

« Blue eyed black boy » (un garçon noir aux yeux bleus) prône le pluriculturalisme et la paix dans le monde, mais n’annonce rien de nouveau. La musique s’oriente vers le global-sound, une musique universelle pour un village global. Mais ce qui fait la richesse des peuples et nationalités, n’est-ce pas justement leurs différences ? Peut-on garder une identité quant on prétend les embrasser toutes à la fois ?

Le Balkan Beat Box propose, en un tour un peu rapide du globe, une musique pour aller danser et se défouler. Mais pour entrer dans une culture, un état d’esprit, il faudra résolument prendre le temps, ailleurs.