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Barbara Blue

Big Blue

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Barbara est née à Pittsburgh, en Pennsylvanie. Elle a toujours eu le blues. Une passion qu’elle a pu manifester en rejoignant une multitude d’artistes sur les planches. Et en particulier Taj Mahal et son Phantom Blues Band, Delbert McClinton, les Nighthawks, Marcia Ball, et la liste n’est pas exhaustive… Elle a monté son propre groupe en 1989. Depuis, elle s’est établie à Memphis ; et chaque semaine, depuis maintenant sept ans, elle chante dans Beale Street. Barbara compte trois albums à son actif : "Out of the blue", "Sell my jewellery" et ce « Memphis 3rd & Beale », un disque dont la sortie remonte quand même à 2004. De quoi nous faire patienter jusqu’à son nouvel opus prévu pour début 2006 et qui s’intitulera "Love, money can't buy". Ce troisième elpee a été enregistré à Los Angeles en compagnie des musiciens du Phantom Blues Band de Taj Mahal ; mais aussi du guitariste Johnny Lee Schell, du drummer Tony Braunagel, du claviériste Mike Finnigan et du bassiste Larry Fulcher.

Les Texicali Horns allument la mèche de cet opus. Darrell Leonard à la trompette et Joe Sublett au saxophone s’en donnent à cœur joie. Un tel R&B nous rappelle que nous sommes bien à Memphis, au cœur de Beale Street. Barbara possède une superbe voix. Elle attaque "24-7-365" d’un timbre fort proche de celui de la pianiste Marcia Ball. Un style qu’elle reconduit pour "Rainy night in Memphis". Les changements de rythmes sont colorés par l'orgue de Mr Finnigan. JL Schell dispense un bon solo. John "Juke" Logan ébauche quelques timides phrases à l'harmonica. Barbara a repris deux compos signées Bobby Boyd. Tout d’abord l'excellent "I don't need no man like that". Du pur R&B bien cuivré imprimé sur un tempo modéré. Ensuite le superbe "If I had you", une ballade lente très Stax. Boyd est un compositeur texan qui a beaucoup sévi à Nashville où il a écrit pour Garth Brooks et Conway Twitty. Il est aujourd'hui à établi à Austin où il est surtout connu pour ses collaborations opérées en compagnie de Stephen Bruton et de WC Clark. Barbara chante "Red Cadillac & the Blues", un blues rythmé auquel participent d’une manière impeccable et très professionnelle des musiciens de Taj Mahal. Miss Blue possède une voix puissante dont le timbre est susceptible d'éclater à tout instant. Pas étonnant qu’elle soit parfois comparée à la regrettée Janis Joplin. Et sa version du "Don't put no headstone on my grave" en est la plus belle illustration. Un blues lent signé Charlie Rich (NDR : disparu depuis dix ans, cet illustre chanteur de country interprétait avec le même bonheur le rock'n'roll, le gospel et le R&B) et parcouru par le magnifique sax de Sublett. Caractérisé par une nouvelle prouesse vocale de Barbara, son "The road comes to me" demeure dans le blues. Elle attaque le "All night long" de Nancy Apple (NDR : elle est considérée comme la reine de la musique country à Memphis). Braunagel donne le groove nécessaire à ce boogie shuffle. Juke Logan s'époumone dans les aigus de son harmo pendant que la slide de Jimmy Lee soupire… Barbara prend même la direction de Chicago pour chanter "Careful blues". Mr Logan est heureux de souffler comme au bon temps du Southside. Schell se prend pour Jimmy Rogers et Finnigan pour Otis Spann. Un tout bon classique ! Elle exécute à la perfection une version funky du "Lie no better", une compo issue de la plume du Texan Gary Nicholson, avant d'entonner, la voix emplie d’émotion, la jolie mélodie du "Lake Charles" de Lucinda Williams. Le rythme hypnotique et l'orgue Hammond préludent une plage très attendue : "One good man", un des grands blues de Janis Joplin. Miss Blue confère à ses vocaux toute l'intonation et la pugnacité nécessaire. Et elle ne doit guère forcer pour atteindre son but! Cet opus d’excellente facture s’achève par une autre composition de Nancy Apple : "You can't stop my love". Les accents du jazz traditionnel y sont entretenus par la trompette de Darrell Leonard. Barbara partage le chant en duo avec un Mike Finnigan qui a emprunté un timbre très Satchmo.