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Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

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Battles

Un concert unique en son genre…

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Ce mercredi 3 novembre, le Botanique accueillait Battles. Et manifestement, l’Orangerie grouillait de monde, avant qu’il ne monte sur les planches. Quatre ans après avoir publié son deuxième elpee (« Gloss Drop »), le trio établi à New York est reparti en tournée pour défendre son dernier opus, « La Di Da Di ». Un disque auquel Tyondai Braxton n’a pas participé, puisqu’il a quitté le band pour des divergences artistiques. Ecouter un album de Battles est toujours une expérience en soi. Inclassable, sa musique navigue –pour schématiser– entre math-rock et électro. Votre serviteur avait donc hâte de découvrir cette formation qui jouit d’une solide réputation en ‘live’.

Le supporting act est assuré par un artiste bruxellois, répondant au nom de Laurent Baudoux. Il a choisi pour pseudo Lawrence Le Doux. Le Belge a gravé deux albums électro sur le label VLEK. Après une bonne demi-heure, il tire sa révérence pour laisser la place à la tête d’affiche, tant attendue…

Le concert accuse dix minutes de retard. Enfin, les lumières s’éteignent et le bassiste/guitariste Dave Konopka monte sur l’estrade et se plante du côté gauche. Il a la lourde tâche de mettre l’ambiance. Il tripatouille ses pédales et superpose les nappes de sons. Tout semble fonctionner à merveille jusqu’au moment où il se rend compte que certains branchements dysfonctionnent. Un technicien est donc appelé à la rescousse ; et, heureusement, après ce faux départ, les choses sérieuses peuvent enfin commencer. Ian Williams (ex-Don Caballero), guitariste/claviériste, rejoint son comparse sur la droite, bientôt suivi par John Stanier (ex-Helmet, Tomahawk). Ce dernier s’installe derrière ses fûts et sa splash qui a la particularité de surplomber sa tête d’un petit mètre. Une fois en place, le trio ne perd plus de temps. Le combo enchaîne les morceaux issus de ses trois albums. Dont on épinglera les excellents « Futura», « Ice Cream » ou encore, en rappel, « The Yabba ». Sans oublier le premier tube, « Atlas », au cours duquel la voix de Braxton a été remplacée par une bande son (NDR : le seul petit bémol à relever, s’il ne fallait qu’en en citer un). Rapidement, on prend conscience de la maîtrise technique de nos hôtes. La vélocité de Williams est impressionnante tout comme la capacité de Stanier à jouer du synthé et de la guitare simultanément (oui, oui, c’est possible). Mais au-delà de ces considérations, ce sont les aptitudes des musicos à adapter leurs morceaux sur scène, en extirpant des sonorités invraisemblables qui impressionnent. Et comment est-il possible de s’y retrouver dans ce joyeux bordel ?

Quoiqu’il en soit, Battles a accordé un set d’une bonne heure, au cours duquel l’intensité n’a jamais baissé d’un cran. D’ailleurs, quand les trois artistes ont tiré leur révérence, ils étaient complètement trempés. Comme prévu, ce groupe complètement décalé est donc parvenu à nous réserver un concert unique en son genre…

(Organisation : Botanique)

 

 

Battles

Gloss Drop

Écrit par

Battles nous vient de New York. Un groupe électro-pop-rock sur le dos duquel il est difficile de coller une étiquette. A cause du style proposé. Du math rock instrumental prononcé aux sonorités atypiques. « Gloss drop » fait suite à « Mirrored », un elpee qui date déjà de 2007.

‘Le Roi est mort, Vive le Roi ?’

En effet, après avoir enregistré le départ d'un des (si ce n'est du) membre(s) fondateur(s) de la formation, en l’occurrence Tyondai Braxton, le pire était à craindre. Et à l’écoute du résultat final, à la fois satisfaisant et plus accessible sous certains aspects ou décevant et sans surprise sous d'autres, on reste bien en peine de donner une réponse définitive à la question de savoir si oui ou non le départ du membre vedette de leur band est préjudiciable à Battles !

Ce deuxième long playing oscille entre lounge et expérimental. Il est effectivement plus accessible à écouter que le précédent. Mais les mélodies et les artifices déployés n'effacent pas vraiment un clair manque de nouvelles inspirations.

Difficile donc de jauger cet album. S'il n'est pas vraiment raté, il n'est en tout cas pas non plus à la hauteur du précédent, et ne recèle aucune véritable surprise. Finalement, ce qui sauve « Gloss Drop », ce sont ses featurings. Notamment celui de Matias Aguayo sur « Ice Cream », la seule véritable pépite de l'album. Des compos plus inspirées, plus rythmées et plus énergiques... Bref, plus réussis que les morceaux que le combo signe seul…

Maintenant, il est bien évident que si vous avez flashé sur le premier opus, vous devriez apprécier « Gloss Drop » ; mais on voit mal, vu la spécificité de son expression sonore, comment Battles pourrait séduire de nouveaux aficionados.

Pour le coup, on aurait presque l'impression que le groupe a ‘botté en touche’ en attendant mieux. Dommage...