Death Valley Girls de retour sur terre

Les Death Valley Girls sont une valeur sûre de la scène rock du sud de la Californie. Après avoir détruit la maison de la chanteuse Bonnie Bloomgarden à Altadena, les incendies dévastateurs qui ont ravagé la ville ont été une source d’inspiration poignante…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Beat Assailant

B

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En toute logique, « B » marque le début de la seconde phase de la carrière de Beat Assailant. Et pour cause, le MC natif d’Atlanta exilé en France a décidé de complètement revisiter son répertoire sur ce nouvel opus. Alors que son hip-hop était jusqu’ici principalement influencé par le jazz, Adam Turner a décidé de lorgner ver le ‘dirty south’, c’est-à-dire un style pratiqué dans sa région d’origine, rendu célèbre par d’aimables artilleurs tels que Lil’ Jon, Ludacris ou Outkast. En se servant d’un flow efficace, l’Américain quitte les ambiances enfumées et la compagnie de musiciens pour revenir au plus près de beats old-school concoctés par Farhot, HKCorp Musik ou Lyrikal. A côté des hits ensoleillés –parfois un peu faciles– comme « B » ou le funky « Rain or Shine », le Géorgien balance des pures tueries sudistes telles que « Birds of Prey » ou « Hands Up ». Si en partant dans tous les sens, « B » risque de perdre en cohérence, il constitue une véritable bouffée d’air frais, dans l’univers du hip hop. A noter encore, la participation d’Oxmo Puccino sur le très cool « Justified »…

 

Beat Assailant

Rhyme Space Continuum

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C’est un secret de polichinelle, le rap US est mort. Convoqué devant le Père fondateur, il a dû reconnaître ses fautes, ses écarts et sa sujétion à la cupidité. La sentence semble irrévocable : tourner en boucle avec des sons ‘cheap’. Néanmoins, certains rappeurs américains n’ont pas encore envie de déposer les armes et surtout de se laisser enfermer au sein d’une structure musicale aseptisée et récurrente. Beat Assaillant figure parmi ces réfractaires. Au lieu de rôder au volant de rutilantes cabriolets sur un quelconque bord de plage ou de subir les événements, il a anticipé et s’est cassé du pays de l’Oncle Sam. Direction : Paris. La ville lumière. Il y rencontre le producteur Danny Wild sur un Continent où mijote encore un certain bouillon de culture. Il décide de ne plus quitter les lieux. Et il ne lui en faut pas plus pour brancher le mic et balancer ses textes à la manière d’un sniper. Rapides, précis, imparables, les verbes s’enchaînent tout au long d’un sublime travail d’écriture.

Beat Assaillant aborde l’univers electro-jazz en commettant d’abord, dès 2005, « The Hard Twelve ». Il y est flanqué d’un véritable orchestre qui mène la danse. Aussi, Beat Assaillant a dû se battre pour y planter sa voix et imposer son univers personnel. « Rhyme Space Continuum » traduit une nouvelle fois son besoin d’afficher ses différentes influences musicales. Sur la galette, on rencontre ainsi des envolées funky, des riffs rock, certains aspects sombres du crunk, des paillettes disco et tout ce qui est encore susceptible de vous faire bouger le popotin. Variant les genres et les rythmes, Beat Assaillant lance la roue à vous donner le tournis. Si l’écoute est réellement agréable, les directions empruntées sont tellement variées, qu’on finit par en perdre le fil conducteur. Individuellement, les plages brillent par leurs remarquables orchestrations et les arrangements à couper le souffle. Mais cette opulence finit par provoquer une légère nausée. Pas un morceau pour se reposer ou pour réellement reprendre son souffle. Une telle richesse est même susceptible de vous transmettre un surplus de cholestérol. Une bonne raison pour ne pas de l’enfiler d’une seule traite.