Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

L’heure personnelle de Lucie Valentine

L'artiste belge Lucie Valentine dévoile « Minuit Moins Toi », le titre phare de son nouvel Ep éponyme. Une chanson touchante, lumineuse, qui célèbre le moment de bascule : celui où la douleur laisse place à la paix après une séparation. Née d’un atelier…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (2 Items)

Becki Sue

Big rockin’ boogie

Écrit par

Becki Sue, c’est la chanteuse des Big Rockin' Daddies, une formation issue du nord-ouest des Etats-Unis, dans l'Etat de Washington. Fondée en 2003, par le guitariste Tom ‘T-Boy Neal’ Boyle, elle s’est forgé une certaine notoriété, en décrochant, au cours des dernières années, quelques Awards. Et tout particulièrement auprès de la Washington Blues Society et la Cascade Blues Association, dans l'Oregon. "Big rockin’ boogie" constitue leur troisième elpee. Il fait suite à "The L.A.B results", publié en 2005, et "Big City blues", en 2007, un disque pour lequel, le combo avait reçu le concours de Candye Kane et Mitch Woods.

Outre Becki, le line up implique le saxophoniste/harmoniciste/vocaliste Jim King, le drummer Jeff Hayes et le contrebassiste Les White. Dès "Rocket in my pocket", titre d’ouverture, le combo démontre que la formation est parfaitement huilée. Becki se la joue rockeuse. Puissante, la section rythmique soutient ses solistes. Tom Boyle porte déjà sa première estocade. Il est suivi à la trace par Jim King qui se déchaîne déjà sur son saxophone ténor. King passe aussitôt à l'harmonica pour attaquer "Mr Lies". Cet adepte de l’overblowing ne manque pas de souffle et il s'impose sur ce shuffle bien trempé. Ne tenant plus en place, King reprend son sax ténor pour aborder un autre rock bien speedé : "Fat boy blues". La voix de Miss Sue est impeccable. Faut dire qu’elle est balisée par un backing group de haute volée. Et maître Jim, jamais à court d’haleine, en profite pout se lancer dans un solo dévastateur. Il est également un des deux vocalistes du Big Rockin' Daddies. Il se réserve donc le chant sur le furieux "Big rocking boogie", mais nous réserve une volée de coups d'harmo dont il a le secret, avant d’être relayé par T-Boy Neal, tout boogie devant les percussions de Hayes. Le tempo ralentit. Pour un inévitable blues lent : "Cant stop these teardrops". La voix de Becki est chargée de passion. Le saxophone de King, bouleversant, alors que piano et orgue enrichissent l’espace sonore. De toute bonne facture, l’instrumental "Meet on toast" met en exergue le talent des différents musiciens. Excellent ! "Neighbor tend top your business" est un blues de toute bonne facture, imprimé sur un mid tempo. La guitare reverb de Boyle s’insinue dans le décor, mais c’est à nouveau les interventions à l'harmonica de Jim qui crèvent l'écran!! Franchement R&B, "What have I done?" adopte un tempo proche de Magic Sam. Sue injecte une fameuse dose de swing tout au long de "How much longer", une compo parcourue par un piano acoustique. Jim se réserve les vocaux sur "All my money", un Chicago shuffle très rapide, à nouveau soutenu par les ivoires. Pas le temps de respirer, et on passe à du Chicago westside pour "I'd walk a mile". Du pur Magic Sam Maghett au cours duquel Boyle, totalement imprégné de ce style très rythmique, tire son épingle du jeu. La voix de Becki est irréprochable de bout en bout. Elle pousse sur le champignon face à King, lors d’un "Hillbilly blues ball" dévastateur. "Where my money" achève cet elpee. Une courte plage instrumentale tout à fait redoutable, caractérisée par un duo échangé entre la six cordes et l’harmo. De quoi flanquer le frisson. Un excellent opus !

 

Becki Sue

The L.A.B Results

Écrit par
Issu du Nord Ouest américain, du côté de Seattle, Beckie Sue & Her Big Rockin' Daddies est un blues band qui monte. Enfants chéris de la Washington Blues Society, ils sont considérés là-bas comme un powerhouse hipshakin' blues band. Jim King en est le leader. Chanteur, harmoniciste et saxophoniste, il est épaulé, bien sûr, par Miss Beckie Sue. Ils partagent d’ailleurs les vocaux. Un line up qui implique également Tom "T Boy Neal" Boyle aux guitares, Les White à la basse et Jeff Hayes aux drums. En 2002, Boyle avait d’abord fondé le T-Boy Neal Band, un combo au sein duquel militaient déjà Beckie Sue et White. Puis il a transformé le patronyme en Big Rockin' Daddies.
 
L'album a été enregistré ‘live’. Au Little Auditorium in the Back (L.A.B) de Seattle. Boyle ouvre l’elpee. King se réserve le saxophone. Signé Otis Rush, "Easy go" est une plage instrumentale inspirée paradoxalement par … Albert Collins. Beckie Sue chante "Natural born lover", un shuffle introduit par un harmonica puissant. Elle dispose d’une bonne voix, naturellement forte. Elle n’a pas besoin de la forcer. En outre, Jim King est manifestement un souffleur qui promet. Beckie poursuit sur un tempo effréné le "Mean mean man" de Wanda Jackson. Les cordes impriment ce rythme qui galope littéralement. Jim est passé avec le même bonheur au sax ténor qui ‘honke’ à merveille. Les Daddies reprennent de manière respectueuse le "Crosss-eyed cat" de Muddy Waters. Du bon Chicago blues davantage proche de Howlin' Wolf. Jim King chante et joue de l'harmonica comme s'il avait quatre poumons. Quel souffle ! Jim se réserve le chant et le sax tout au long du "Whiskey drinkin' woman" de Lonnie Johnson, un blues classique au cours duquel Boyle dispense un jeu inspiré par le Chicago Westside. Beckie Sue rassemble toutes ses forces pour exploser le très jump "No! I aint gonna let you go". Poussée par les hurlements du saxophone, sa voix possède énormément de punch. Elle me rappelle même une certaine Candye Kane. Ce qui n'est guère étonnant lorsqu’on sait que cette dernière avait également repris ce titre sur "Home cookin", son premier album. Les Rockin' Daddies s’éclatent alors dans un répertoire archiconnu, mais avec tellement de brio. A l’instar de leur adaptation du "I got love if you want it" de Slim Harpo. Du bonheur à l'état pur ! Jim et Beckie se partagent les vocaux devant la section rythmique soudée par les cordes de Boyle. Les vibrations montent encore d'une cran pour "Call me rockin". King est époustouflant à l'harmo. Ses interventions semblent tellement faciles. Son souffle est inouï, impressionnant, foudroyant. Jim a beaucoup écouté Little Walter. Il le démontre en attaquant "Just your fool", chanté pat Miss Becki. Le "Waterbed Lou" de Sax Gordon Beadle autorise une petite pause pour les vocalistes. Une nouvelle occasion pour King d’étaler son talent au sax. Ponctué d’une superbe envolée de T-Boy Neal aux cordes, la cover d’"I can't stop it" de Jim Liggins marque un retour au jump. Le "Mean mistreater" de Muddy Waters est très nerveux. Becki pousse un peu sa voix face à l'harmonica magique de King. Les White et Jeff Hayes soutiennent parfaitement l’édifice sonore. Des rythmes de rumba introduisent "Stranger blues", une finale chantée par Becki et ponctuée par les riffs du sax ténor. La guitare de Boyle s’y révèle aérienne. Après une bonne trentaine de secondes de silence, l’opus nous propose encore une reprise a capella d’"I can't stop it". J'apprécie beaucoup cet album. C’est d’ailleurs mon coup de cœur du mois.