Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Farfouiller dans la Pure Carrière…

Après des années de chaos et de réinvention, Pure Carrière revient avec « Farfouiller », une ode brute, étouffante mais libératrice à l'ennui, au chaos et à la mort. Née des racines du slacker punk, cette pièce marque un nouveau départ et un retour en force.…

La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Morrissey - Lotto Arena
Kim Deal - De Roma

The L.A.B Results

Écrit par - -
Issu du Nord Ouest américain, du côté de Seattle, Beckie Sue & Her Big Rockin' Daddies est un blues band qui monte. Enfants chéris de la Washington Blues Society, ils sont considérés là-bas comme un powerhouse hipshakin' blues band. Jim King en est le leader. Chanteur, harmoniciste et saxophoniste, il est épaulé, bien sûr, par Miss Beckie Sue. Ils partagent d’ailleurs les vocaux. Un line up qui implique également Tom "T Boy Neal" Boyle aux guitares, Les White à la basse et Jeff Hayes aux drums. En 2002, Boyle avait d’abord fondé le T-Boy Neal Band, un combo au sein duquel militaient déjà Beckie Sue et White. Puis il a transformé le patronyme en Big Rockin' Daddies.
 
L'album a été enregistré ‘live’. Au Little Auditorium in the Back (L.A.B) de Seattle. Boyle ouvre l’elpee. King se réserve le saxophone. Signé Otis Rush, "Easy go" est une plage instrumentale inspirée paradoxalement par … Albert Collins. Beckie Sue chante "Natural born lover", un shuffle introduit par un harmonica puissant. Elle dispose d’une bonne voix, naturellement forte. Elle n’a pas besoin de la forcer. En outre, Jim King est manifestement un souffleur qui promet. Beckie poursuit sur un tempo effréné le "Mean mean man" de Wanda Jackson. Les cordes impriment ce rythme qui galope littéralement. Jim est passé avec le même bonheur au sax ténor qui ‘honke’ à merveille. Les Daddies reprennent de manière respectueuse le "Crosss-eyed cat" de Muddy Waters. Du bon Chicago blues davantage proche de Howlin' Wolf. Jim King chante et joue de l'harmonica comme s'il avait quatre poumons. Quel souffle ! Jim se réserve le chant et le sax tout au long du "Whiskey drinkin' woman" de Lonnie Johnson, un blues classique au cours duquel Boyle dispense un jeu inspiré par le Chicago Westside. Beckie Sue rassemble toutes ses forces pour exploser le très jump "No! I aint gonna let you go". Poussée par les hurlements du saxophone, sa voix possède énormément de punch. Elle me rappelle même une certaine Candye Kane. Ce qui n'est guère étonnant lorsqu’on sait que cette dernière avait également repris ce titre sur "Home cookin", son premier album. Les Rockin' Daddies s’éclatent alors dans un répertoire archiconnu, mais avec tellement de brio. A l’instar de leur adaptation du "I got love if you want it" de Slim Harpo. Du bonheur à l'état pur ! Jim et Beckie se partagent les vocaux devant la section rythmique soudée par les cordes de Boyle. Les vibrations montent encore d'une cran pour "Call me rockin". King est époustouflant à l'harmo. Ses interventions semblent tellement faciles. Son souffle est inouï, impressionnant, foudroyant. Jim a beaucoup écouté Little Walter. Il le démontre en attaquant "Just your fool", chanté pat Miss Becki. Le "Waterbed Lou" de Sax Gordon Beadle autorise une petite pause pour les vocalistes. Une nouvelle occasion pour King d’étaler son talent au sax. Ponctué d’une superbe envolée de T-Boy Neal aux cordes, la cover d’"I can't stop it" de Jim Liggins marque un retour au jump. Le "Mean mistreater" de Muddy Waters est très nerveux. Becki pousse un peu sa voix face à l'harmonica magique de King. Les White et Jeff Hayes soutiennent parfaitement l’édifice sonore. Des rythmes de rumba introduisent "Stranger blues", une finale chantée par Becki et ponctuée par les riffs du sax ténor. La guitare de Boyle s’y révèle aérienne. Après une bonne trentaine de secondes de silence, l’opus nous propose encore une reprise a capella d’"I can't stop it". J'apprécie beaucoup cet album. C’est d’ailleurs mon coup de cœur du mois.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Becki Sue
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Root Note
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
Lu 932 fois
Plus dans cette catégorie : « About them shoes Young For Eternity »