La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

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Farfouiller dans la Pure Carrière…

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Benjamin Booker

On dirait le Sud…

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Souvent présenté comme l’enfant illégitime, né de la rencontre entre Jack White et Dan Auerbach, le jeune Benjamin Booker se produisait à la Rotonde du Botanique à Bruxelles, jeudi dernier. La météo rock annonçait donc une salve de riffs crapuleux et une ambiance rock’n’roll à souhait !

C’est une salle archi-comble qui accueille le natif de Virginia Beach (NDR : c’est en Virginie). Pour la circonstance, le chanteur/guitariste est flanqué d’une section rythmique (basse/guitare) particulièrement efficace. Sans adresser le moindre mot au public, Benjamin Booker parvient aisément à capter son attention, grâce à la ses compos percutantes ainsi qu’à son attitude très rock’n’roll rappelant les fantômes de ses ancêtres bluesman de la ‘Bible Belt’ du Sud des States. A peine âgé de 25 printemps, le tout petit Benjamin (NDR : non, non, je vous assure qu’il n’est pas plus grand que votre serviteur…) semble avoir écumé les saloons en compagnie de Blind Willie Johnson ou de Jeffrey Lee Pierce, dès qu’il a pu tenir une guitare en mains… Le set baigne indéniablement au sein d’une atmosphère sudiste, même si la voix irrésistible et enrouée de Booker me fait souvent penser à celle d’Adam Stephens de Two Gallants. Entre folk US et garage rock, les ambiances sont variées et le show atteint d’ailleurs son point culminant émotionnel sur une comptine americana au cours de laquelle Benjamin Booker délaisse sa guitare, le drummer troque ses fûts contre un banjo et le bassiste sa basse pour un violon… on se croirait alors plongé dans le Bayou en pleine Louisiane ! Particulièrement en forme ce soir, le jeune prodige va nous livrer plus d’une heure d’un show impeccable qu’on espérait cependant plus long. Le trio termine son set aussi bien qu’il ne l’a débuté mais, en affichant une évidente morgue rock’n’roll, il quitte la salle sans un merci, sans un rappel, mais avec un grand sourire témoignant d’un plaisir réciproque… Ce soir à la Rotonde seule la musique –authentique– comptait. Pas étonnant que l’animal ait tourné en compagnie de Jack White…

(Organisation Botanique)

 

Benjamin Booker

Benjamin Booker

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A l’issue du festival Lollapalooza, les Rolling Stones auraient proclamé que la prestation ‘live’ de Benjamin Booker, était la meilleure de cette édition 2014. Info ou intox, une chose est sûre, le CV du jeune Américain est déjà impressionnant ; ce qui devrait éveiller l’intérêt des aficionados de rock. Après avoir assuré la première partie de Jack White, Benjamin Booker a enregistré son album à Nashville, dans le même studio qu’Alabama Shakes. Et il vient de paraître sur le label Ato (Alabama Shakes, Drive-by Truckers, Two Gallants, …) Une nouvelle preuve du crédit dont jouit aujourd’hui le Virginien.

A 22 ans à peine, cet Afro-américain établi depuis à la Nouvelle-Orléans, s’évertue à ressusciter toute une tradition musicale yankee issue directement des 60’s. Et un monde d’un autre temps s’ouvre littéralement devant nos yeux. Excellent guitariste et chanteur à la voix écorchée, Benjamin Booker nous propose tout au long de cet elpee un mélange instinctif de blues et de rock, foutrement contagieux. En écoutant des morceaux rythmés tels que « Chippena », sans s’en rendre compte, nos doigts claquent et nos pieds battent la mesure. Suivant les plages, Booker consomme une énergie brute (notamment le single « Violent Shiver ») ou y injecte une palette d’émotions à vous flanquer la chair de poule (« Slow Coming », « Spoon Out My Eyeballs »). 

Benjamin Brooker constitue clairement une des meilleures surprises pour cette année. A suivre de très près !

Pour info, il se produira au Botanique, au Witloof Bar, ce 20 novembre. Un conseil d’ami, ne traînez pas si vous souhaitez vous procurer une place…