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Berdon Kirksaether

The Voodoo Sessions (Ep)

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Norvégien, Berdon Kirkaether est chanteur, guitariste, compositeur et producteur. Il a longtemps milité au sein du CIA, l'un des meilleurs blues bands locaux. Depuis, il a monté son groupe, The Twang Bar Kings, en compagnie de deux musicos issus de sa précédente aventure. Soit le drummer Roy Hanssen et le bassiste Stein Tumert. Le line up est complété par un autre gratteur, Erik Gabrielsen. Ce quatuor avait déjà publié un album en février 2014, "Latenighters under a full moon". Découpé en 4 pistes, "The Voodoo Sessions" réunit quatre morceaux immortalisés au ‘Down Under’ de Mjondalen. Nonobstant sa durée, cet Ep démontre tout le potentiel de cet artiste. Responsable d’une musique originale, il se révèle un guitariste créatif à la technique irréprochable.

La batterie de Roy Hanssen amorce "Mama roll over", une plage lente dont les accents blues sont entretenus par la succession de riffs rythmiques, alors que la guitare solo conduit la voix claire et inspirée de Berdon. Une gratte largement amplifiée, proche de la saturation mais parfaitement sous contrôle. Elle évolue progressivement avant d’explorer de nouveaux territoires, tout en affichant une maîtrise étonnante. Excellent ! Caractérisé par un riff réminiscent de Bo Diddley, "Some kind of voodoo" répercute de bien étranges sonorités. Même vocales. Sombres, poisseuses, elles macèrent au cœur des swamps humides de la Louisiane. Le chant est volontairement nonchalant. Les drums accentuent le climat angoissant. Le chant se fait volontairement paresseux. La batterie intensifie encore le climat d'angoisse, proche de l’épouvante ; et à travers cette transe hypnotique, les cordes flirtent avec le psychédélisme. Rock/blues, "Mad house" est issu de la plume de l'Anglais Robin Trower. Très ‘hendrixienne’, la version libère un feeling intense. Dépouillé, "When the Moon is on the rise" nous replonge dans une atmosphère ténébreuse. La guitare y réverbérant des échos parfaitement maîtrisés.

 

Berdon Kirksaether

Latenighters under a full moon

Écrit par

Guitariste et producteur, Berdon Kirksaether est de nationalité norvégienne. Un vétéran du blues local. En 1989, il militait chez CIA, un groupe de blues et R&B, célèbre dans son pays. Il tente alors quelques projets plus personnels, publiant notamment, dans cet esprit, l’elpee "Ray of light", en 2010. Il se produit alors en compagnie de Twang Bar Kings, un combo qui implique des musiciens de CIA. Et en 2011, le band grave "Blues", puis en 2013, "Latenighters under a full moon", un disque qui vient seulement d’être distribué sur le reste du Vieux Continent. Lors des sessions d’enregistrement Berdon a reçu le concours d’une section rythmique particulièrement efficace, soit le drummer Olaf Olsen et le bassiste Stein Tumert. Mais également de quelques invités, qui interviennent au gré des plages.

Berdon est un gratteur qui privilégie l’esthétisme. Cet opus est d'ailleurs exclusivement instrumental, et poursuit un thème défini par l'artiste. Trois noctambules sont sortis durant la nuit du samedi au dimanche. Il y décrit tous les états d’âme susceptibles de se succéder : la mise en route, les émotions, la visite des bars, les boissons, la drague et les tensions qui s'en suivent suite à la consommation d'alcool, avant que le trio ne rentre à la maison, sous les dernières lueurs de la pleine lune!

"Go cat go" évoque le départ des noceurs dans une ambiance jazz et swing, au cours duquel l'orgue Hammond de Leo Volski et la guitare dialoguent. Une guitare qui flirte entre blues, rock et jazz. Jazz et rock fusionnent tout au long de "Cool cats on the move", une plage au cours de laquelle les percus d'Olaf Olsen secondent judicieusement la gratte créative. Cordes et orgue Hammond rivalisent de brio sur "Conrad's bar bounty", un bel exercice de style assez proche de l’univers imaginé par Ronnie Earl. Plus cool, teinté d’exotisme, "Rendezvous" adopte un profil blues, susceptible de rappeler le Fleetwood Mac de Peter Green, en fin de parcours. Caractérisé par ses intonations jazz, "Jumping the night away" nous entraîne dans un jump blues, une piste illuminée par les interventions de la guitare. L'ambiance s'échauffe. Les prémices de l'enivrement se précisent. Déjantées, hendrixiennes, les cordes secouent "Midnight haze". "Another one going down" nous baigne au sein d’une atmosphère intimiste, vulnérable, fugitive. Des frémissements latino contaminent ce cool jazz. "Take it away - Takeaway" nous gratifie d’une jam canalisée par une rythmique répétitive. Les cordes de guitare sont sculptées dans le jazz rock, alors que totalement free, le saxophone brode la toile de fond ! "Pitstop by the river" nous entraîne progressivement au sein d’un climat différent. La torpeur est palpable. Avant que la gratte ne décide de poursuivre son périple, tout en douceur, face aux interventions très contemporaines du sax d'Oyvind Sorby. Le chemin du retour est tracé par "Walk and you feet will follow", une piste jazzyfiante, chargée de swing, balisée par les cordes, et relayée par les ivoires de Leo Volski. Le morceau final est une nouvelle jam. Il s’agit également du titre maître. C’est la fin de la nuit. Une période qui semble tirer en longueur, malgré les derniers soubresauts bluesy, aventureux, de la guitare, et les interventions tant du saxophone que du piano électrique…