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Berling Berlin

Berling Berlin Ep2

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Deuxième Ep pour ce quatuor établi à Paris, mais dont le chanteur est uruguayen. Ce qui explique sans doute pourquoi un des quatre titres, « 47 », est interprété dans la langue de Cervantès. Un titre new wave propulsé par la section rythmique dansante, alors que chatoyantes, les cordes réverbèrent des accents empruntés au New Order originel (NDR : pensez à « Ceremony »). Dans le même registre, l’élégant « Bystander » est un peu plus enlevé. Etonnant, mais sur ces deux pistes, légèrement reverb, la voix évoque Meric Long (The Dodos). Mais la meilleure plage de l’Ep est incontestablement « Whistleblower ». L’émotion y est à fleur de peau. La basse cotonneuse. Le sens mélodique soigné. On pense à Interpol, The Smiths et surtout à Sad Lovers & Giants voire Snake Corps. A cause de la voix aussi emphatique que celle de Garce Allard et puis de ces guitares ondoyantes, carillonnantes et parfois même scintillantes aiguisées en son temps par Tristan Garel-Funk. Des cordes tamisées tout au long de « Haçienda », la plage la plus électro, synthés et voix vocodée tirant ici leur épingle du jeu.

Berling Berlin

Berling Berlin (EP)

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Formule simple mais efficace, Berling Berlin opère le grand écart entre Montevideo et Paris, à l’instar du quatrième titre de cet elpee.

Et si son chanteur uruguayen, jongle aisément entre ces différentes cultures, c’est sans aucun doute le charme subtil d’une certaine britpop qui a fait naître sa vocation.

Un chant débonnaire à la Damon Albarn qui se marie volontiers à des mélodies accrocheuses que Franz Ferdinand ne renierait certainement pas.

Côté gratte, les sonorités lorgnent franchement davantage du côté de Manchester que de la porte de Brandebourg, puisant même une influence chez A Certain Ratio, ce qui procure un côté singulier à ce charmant projet.

C’est entraînant, dansant, léger et très agréable.

Reste à transformer l’essai au prochain botté…

The Berliners

A suivre de très près…

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Le Water Moulin ? Votre serviteur n’y avait jamais mis les pieds. Un scandale quand on habite à moins de 5 kilomètres du site. Mais aussi la conséquence d’un emploi du temps surchargé. La double affiche locale avait aussi de quoi m’inciter au déplacement. D’abord, il y avait Hoboken, une formation constituée de vétérans, au sein de laquelle on retrouve, avec beaucoup de plaisir, l’ex-compositeur/guitariste de Little Egypt, Jean-Jacques Dewulf et puis, The Berliners, un combo de d’jeuns dont on dit le plus grand bien, mais qui a vécu quelques turbulences, suite aux projets d’études de certains de ses musiciens…

Le Water Moulin, c’est un lieu multiculturel, sis au 207 Boulevard Eisenhower, derrière la gare de Tournai. S’y sont déjà produits une multitude de groupes et d’artistes underground. Aussi bien nationaux, qu’internationaux. Mais cet endroit est également ouvert à d’autres disciplines, comme le cinéma, les arts plastiques, les ateliers pour enfants, les cours de musique et le théâtre. Et puis, il sert aussi de local de répétition ; une aubaine, quand on sait que trouver un tel type de local n’a jamais été une sinécure pour les artistes issus de la cité scaldienne. Autre atout principal, la configuration du site. Un endroit qui permet d’éviter les nuisances sonores, donc les plaintes des voisins. En outre, le soir, les emplacements de parking sont nombreux et disponibles. Maintenant, il s’agit bien d’un club, au sein duquel on ne peut pas y mettre plus de 100 personnes. Un club privé, puisqu’il faut se procurer sa carte de membre, au prix d'un euro, avant d'y accéder… Vous savez tout ou presque sur ce chouette endroit ; vous savez donc ce qu’il vous reste à faire. Et pour les locaux, n’attendez pas 50 ans avant de visiter les lieux, comme pour votre propre cathédrale, pourtant inscrite, sur la liste du patrimoine de l’UNESCO…

Mais venons-en aux concerts. Et tout d’abord une remarque. Annoncé à 20h00, le premier concert n’a débuté que vers 21h45. Une mauvaise habitude, selon de nombreux habitués de l’endroit. Et un retard qui incite les spectateurs à débarquer de plus en plus tard. Il est compréhensible que les artistes ou groupes préfèrent se produire devant une salle bien garnie plutôt que devant trois pelés et un tondu. Mais en adoptant ce mauvais pli, le public va se pointer instinctivement de plus en plus tardivement. Les organisateurs ont tout intérêt à discipliner leurs artistes, de manière à fidéliser leur public. Sans ce minimum de rigueur, les concerts risquent un jour de s’achever aux petites heures et décourager les mélomanes. D’autant plus que les spectacles se déroulent toujours en semaine.

Hoboken est donc un quintet. Réunissant un drummer, un bassiste (NDR : tiens, c’est Bébert, une vieille connaissance) et trois guitaristes. Une rythmique et deux solistes, dont le chanteur principal et le jeune vétéran Jean-Jacques. Dès les premiers accords, on se rend compte que nous sommes en présence d’excellents instrumentistes. Mais on sent que le groupe en garde sous la pédale. Et puis, c’est leur premier concert officiel ! On a même l’impression que les trois six-cordistes jouent la même partition. Mais en milieu de parcours, le set commence à décoller. On reconnaît alors bien le toucher de gratte minimaliste et tout en délicatesse de JJ (NDR : dont deux potes, ex-Little Egypt, étaient présents dans la salle), alors que son comparse commence à oser l’un ou l’autre solo. On comprend alors beaucoup mieux la bio qui nous parlait, au sujet de leur musique, de rencontre entre la new wave et le psychédélisme. Un psychédélisme, feutré, il faut le préciser. Et peut-être plus proche du power pop que de la new wave. Pensez notamment aux Buzzcocks. Bébert se risque au chant lors d’un titre un peu plus funk blanc. Et ma foi, sa voix un peu falsetto lorgne du côté de Sting. Mais c’est au cours des derniers morceaux que le combo va donner toute la mesure de son talent. Surtout tout au long d’une longue compo, parcourue de changements de tempo et éclaboussée d’interventions en cascade des guitares. Superbe ! Encore des répètes, quelques nouveaux titres et le groupe sera prêt à affronter la route…

Entre les deux sets pop/rock, Lahcen Akill (40 ans), un joueur de lothar du haut-atlas marocain, apporte une coloration world à la soirée. Dans son pays, il milite au sein de plusieurs formations notoires. En outre, il fabrique ses instruments lui-même. Actuellement en tournée à travers la France et pour 3 semaines, il se produira notamment à Paris, Rennes et Lille. Arrivé dans l'après-midi en France, il a été proposé par des Lillois se déplaçant régulièrement au Water Moulin. De la musique berbère très bien jouée, mais qui ne collait pas trop à ce type de soirée…

The Berliners campe donc un quatuor. Qui compte au moins 2 ans et demi d’existence. Faut dire que le combo a dû mettre son aventure entre parenthèses, pendant une petite année. En 2008, très exactement. Suite au départ de deux membres à l’étranger, où ils devaient poursuivre leurs études. Le line up est ma foi, fort classique, puisqu’il réunit un drummer (NDR : solide, il faut le préciser), un bassiste et deux guitaristes dont un se charge des vocaux (parfois sans sa gratte). Un personnage qui, ma foi, ne manque pas de charisme. Pourtant, il ne se charge de la deuxième six cordes, que depuis le second épisode. Le groupe propose, en outre, un tout nouveau répertoire, n’ayant retenu qu’une seule compo de ses débuts. Et depuis, leur reformation, c’est également leur premier set officiel. Showman, le chanteur n’hésite pas à venir au milieu du public, pour l’haranguer. Il possède une très bonne voix, légèrement mordante. Et maîtrise parfaitement son micro, qu’il maintient, verticalement, à une vingtaine de centimètres des lèvres. Enfin, à la gratte, son entente avec l’autre soliste est vraiment épatante. De son côté, le bassiste joue un peu le rôle de métronome. Bref, bien que constitué de très jeunes musiciens, ce combo affiche une assurance étonnante. Mais il faut reconnaître que leur musique n’est pas facile d’accès. Le groupe se réclame de Joy Division. Pas du tout évident ! Perso j’ai plutôt l’impression que leur solution sonore évolue quelque part entre post punk (The Fall pour le passé, Futureheads et Maxïmo Park pour le présent), indie rock/post-hardcore (Girls Against Boys) et alt rock (Mclusky). Une chose est sûre, cette formation possède un énorme potentiel. Elle est en tout cas, à suivre de très près…

(Organisation Water Moulin)

 

Johnny Berlin

Find What You Love And Let It KillYou

Écrit par

Originaire du Limbourg, Johnny Berlin pratique un style musical évoquant Interpol, Cure, Joy Division et un peu les Pixies des débuts, surtout pour la voix du chanteur Paul Renner. Même si la formation ne propose rien d’original (si ce n’est quelques touches électro bien balancées), elle maîtrise plutôt bien son sujet. Les compos sont bien travaillées et la mise en forme très aboutie. Le mélange de rock énergique et de new wave mélancolique proposé par ce quintet issu de Saint-Trond s’adresse surtout aux adolescents romantiques… Outre la sensation d’uniformité émanant de “Find What You Love And Let It KillYou”, il manque à cette plaque la petite touche de folie et d’originalité pour la rendre excellente. Ce sera peut-être pour le prochain album…

Berlin

Voyeur

‘Allô Maverick, répondez ! ?’ – ‘Je vous reçois 5/5 mon commandant, le temps d'un p'tit looping, et…’ – ‘M'enfin qu'est-ce que vous foutez, bordel ! ? Et arrêtez vos cabrioles, vous m'entendez ?’ – ‘Bien reçu chef … VRAOUM ! ! !’ ‘Allô poulette ! Tu me vois là, dans le ciel ? …’ – ‘Oh, Tom… You Take my breath away !’ - Re-VRAOUM! ! ! Atterrissage forcé : Berlin est de retour avec un nouvel album, le premier depuis " Count Three and Pray " en… 1986. Autant vous dire qu'à part les réac' eighties fans de la brosse à Cruise et du froufrou à Kelly McGillis, personne ne se souvient de Berlin, ce groupe électro-pop de moyenne facture qui enflammait les charts avec sa simili-techno à la Moroder (" Take my breath… ", c'était lui). C'est qu'on est en 2003 : Tom s'est fait larguer par Nicole, Tony Scott enchaîne les daubes, Giorgio s'est fait raser la moustache, et surtout, Maria McKee, Kenny Loggins et Cheap Trick (voir la BO de Top Gun) ne font plus bander que les octogénaires. Ce " Voyeur " tombe donc comme un cheveu dans la soupe, avec ses nappes dance FM et ses arrangements à la Shania Twain. ‘Maverick, vous descendez, oui ou merde ? !’ – ‘Krrr, je vous entends mal, la tour de contrôle… Krrr… VRAOUM ! ! ! Oh le saligaud ! ! ! (NDR : Val Kilmer). Il m'a fait une tête à queue avec son F-16 ! ! ! M'en vais te…’ – ‘Allô Maverick ! ? Arrêtez tout de suite de faire le mariole ! ! !’