Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Bertrand Cantat

En guise d’adieu…

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C’est la première et ce sera peut-être la dernière fois que votre serviteur assiste à un concert de Bertrand Cantat. La tournée 'Amor Fati’ s’achève définitivement ce soir dans une Ancienne Belgique pleine à craquer. C’est le Palois en personne qui va annoncer cette décision, avec beaucoup d’émotion, au beau milieu du set. Elle fait suite à toute la polémique déclenchée par son retour sur scène. Pourtant, ce périple aura permis à plus de 35 000 personnes de le voir ou de le revoir en ‘live’. Un public qui s’est déplacé pour l’artiste et pas l’homme, n’en déplaise à ses détracteurs…

Il n’est que 19h15 lorsque Belfour, le supporting act, grimpe sur le podium. Un duo issu de Clermont-Ferrand, réunissant les chanteurs/percussionnistes Michael Sacctti et Mena Lucie, cette dernière se consacrant également aux percus.  

Energique, la musique du tandem puise ses sources dans la roots, le folk, le blues, le rock et l’electro, surtout à travers les samples. Les influences sont d’ailleurs multiples et oscillent de John Lee Hooker à Feist, en passant par T-Model Ford, Ali Farka Toure, PJ Harvey, Cat Power, Florence and The Machine, Janis Joplin, The Black Keys et The Kills. La voix de Michael Sacchtti est envoûtante, mais aussi parfois explosive. Celle de Mena adopte des inflexions proches de Beth Hart. Les chansons sont interprétées dans la langue de Voltaire ; et de la setlist, on épinglera « Juste une seconde ». Entre riffs entêtants, rythmique minimaliste, à la limite tribale, la paire s’autorise des crescendos bien sentis. Une excellente mise en bouche !

A 20h15, le backing group de Cantat débarque sur les planches, surmontées de deux estrades. L’une est destinée au préposé aux synthés et l’autre au drummer. Pascal Humbert (NDR : également impliqué chez Detroit) se charge, bien évidemment, de la basse. Et le line up est complété par deux guitaristes, Cantat empoignant épisodiquement une troisième gratte, et bien sûr se réservant le chant. Il entre en scène, après son quintet, sous un tonnerre d’applaudissements.  

« Amie nuit » puis le titre maître d’« Amor fati » ouvrent le show. Des images correspondant parfaitement aux thèmes traités par ces deux compos sont projetées sur un écran installé en hauteur. Les interventions de Humbert à la basse sont déjà bien marquées. « Silicon Valley » et l’implacable « Excuse My French » libèrent toute leur puissance électrique. Cantat est impérial tout au long d’« À l'envers, à l'endroit », un des titres-phares de Noir Désir, et tout particulièrement derrière son micro. D’ailleurs, en général, sa voix s’impose. Il signale être content d’être à Bruxelles, que le public belge est moins prétentieux que celui de Paris et qu’il a vécu de très bons moments dans l’Ancienne Belgique. Sous le coup de l’émotion, il va quitter le podium, à trois reprises. Mais ses musicos prennent alors le relais. Et soudain, il annonce qu’il s’agit de son dernier concert. Le public est sous le choc, mais l’applaudit très longuement. C’est également à trois reprises qu’il souffle dans son harmonica, des moments au cours desquels il vide ses tripes et épanche tout son spleen. Il fustige également le showbiz et une certaine presse. Humbert remercie le public et apparemment secoué par la décision de Bertrand, déclare également, qu’il s’agit du dernier concert. Il fond même en larmes en présentant l’équipe des techniciens et les musicos qui l’accompagnent.

Véritable bête de scène, Bertrand Cantat nous délivrera, ce soir, 7 reprises de Noir Désir dont un « Sa majesté » de toute beauté. Et notamment en rappel, dont les incontournables « L’homme pressé », « Tostaky », « Lost » et « Ici Paris ». Enflammé, l’auditoire lui rétorquera, à plusieurs reprises, un ‘Ici Bruxelles’, moment au cours desquels Cantat cessera de jouer pour profiter du moment.

Lors du second encore, il clôt le show par une version unplugged de « Comme elle vient ». Et la foule reprend les paroles en chœur, mais en les hurlant, illustrant une véritable communion entre elle et le band. Un concert exceptionnel, c’est le cas de le dire…

(Organisation : Live Nation en accord avec Uni-T)

Bertrand Cantat

Amor Fati

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Dans l’esprit collectif, Bertrant Cantat est celui dont les déboires conjugaux l’ont conduit tout droit en prison à Vilnius, en Lituanie, pour l’homicide de sa compagne de l’époque, Marie Trintignant.

Très réducteur parce que l’existence de l’artiste a, elle aussi, fait couler beaucoup d’encre…

Il faut reconnaître que son talent inné a permis à Noir Désir de devenir –et à juste titre– un des meilleurs groupes de rock français, mais qui connaîtra un destin singulièrement tragique en raison de la condamnation de son leader. Denis Barthe (batterie), Serge Teyssot-Gay (guitare) et Jean-Paul Roy ont donc préféré donc changer d’air ou d’horizon, selon. Un divorce difficile que l’on imagine aujourd’hui définitif et sans appel.

Après huit ans de réclusion (dont quatre passées derrière les barreaux), Bertrand chasse les démons qui l’habitent et tente un retour sur scène en 2013, en formant Détroit. Une formation qu’il emprunte avec l’aide du bassiste Pascal Humbert et Bruno Green (responsable des programmations et des claviers).

Les uns crieront au haro sur le personnage, les autres le stariseront encore un peu plus.

Les polémiques pleuvent évidemment, mais il y fait face. Et le projet rencontre un vif succès. Une belle revanche !

Fort de cette renaissance, il ose une fois encore défier, contre toute attente, et amorce un retour solo en publiant "Amor Fati". Il s’imagine libre de toute dette, mais les médias, les radios et les organisateurs festivaliers l’entendront autrement… une fois de plus.

Le disque ne sera pas proposé à la presse avant sa commercialisation par Barclay, filiale du major Universal.

Il a fallu que Les Inrockuptibles illustrent sa couverture par son faciès pour créer immédiatement un flot d’indignations démesurées et relancent une polémique malsaine.

Parce que le fond du problème est là ! Trop souvent confondre l’œuvre de quelqu’un et les actes primitifs, rend caduc tout espoir de libre arbitre.

En gravant ce nouvel opus, le Bordelais a voulu s’assurer et se complaire dans une zone de confort et renvoyer son image. Mais « L’amour du destin » (traduction du latin – emprunté à Nietzsche) n’en constitue malheureusement qu’une ombre.

La plage titulaire "Amie Nuit" laissait arguer un disque d’une excellente facture. La voix de Cantat y brille de mille feux sur un socle new wave, synthétique et croustillant, que sublime la trompette d'Erik Truffaz (présente sur trois titres au total).

Les autres compositions, plus proches des fondamentaux du rock, révèlent un phrasé décousu opéré sur des cordes de gratte électrique ("Aujourd'hui") ou folk ("Les pluies diluviennes", "Anthracitéor'). Un son qui rappelle aux nostalgiques les bons jours de Noir Déz’.

Quelques fautes de goût impardonnables viennent noircir un ciel qui aurait pu devenir azur. 

Pourfendeur de la mondialisation et de l’ultra capitalisme, "L'Angleterre" (qui traite du Brexit) tombe assez vite dans l’ennui et la mièvrerie compulsive.

Si les thèmes abordés ne sont pas certes novateurs –pourquoi pas après tout– ils sont parfois traités avec légèreté et décadence, dans un style auquel les aficionados n’ont pas été habitués jusqu’alors.

Dommage aussi, ces lignes mélodiques entêtantes du début qui finissent par devenir niaises, répétitives et fondent vite dans une abyssale lassitude.

BC s'est toujours considéré poète et « Maybe I » lui permet de s’exprimer magistralement sur une voix douce et quelque peu éraillée.

Le spleen qui s’étire sur l’ensemble du disque témoigne une envie si ce n’est de tourner la page, de la déchirer.

Ce souhait rédempteur doit être souligné. Mais s’il est quitte de la Justice de l’Homme rien n’est moins sûr avec celle de Dieu…

Globalement, malgré le format coloré, Cantat ne s’en tire pas trop mal, car il fait la part belle aux genres variés, alternant titres tantôt dansants, tantôt lancinants.

S’il avait été un écolier, son titulaire de classe aurait indiqué sur son bulletin de fin d’année scolaire : ‘peut mieux faire’.

Bertrand Cantat

Chœurs

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Déjà disponible en MP3 sur la plupart des plateformes de  téléchargement payant, "Choeurs" sortira ce vendredi 16 décembre en livre-CD chez Actes-Sud et sera distribué en librairie.

De "Dithyrambe au soleil" aux "Serviteurs d'Arès", 17 pistes figurent sur cet enregistrement, prolongement de la trilogie "Des Femmes", consacrée à Sophocle par le dramaturge Wajdi Mouawad. ‘L'album « Chœurs » est une dérive des chœurs mis en musique par Bertrand Cantat, Bernard Falaise, Pascale Humbert et Alexander MacSween dans les pièces "Les Trachiniennes", "Antigone" et "Electre"  de Sophocle traduites par Robert Davreu et qui composent le spectacle Des Femmes, trilogie théâtrale mise en scène par Wajdi Mouawad’, explique l'éditeur Actes Sud. 

D'une couleur très rock, le groupe –qui, sur scène, prenait la place du chœur antique– réunit Bertrand Cantat, le bassiste Pascal Humbert (ex-Passion Fodder et ancien membre de 16 Horsepower), le guitariste canadien Bernard Falaise et son compatriote, Alexander Mac Sween, préposé aux drums.

Toutes les musiques ont été composées et signées par les quatre musiciens. Quant aux textes, ils sont adaptés de Sophocle, sauf deux exceptions : "Bury Me Now", un titre issu de la plume de Bertrand Cantat, qui a cosigné "Dithyrambe au Soleil" en compagnie de Wajdi Mouawad.

Par sa noirceur, sa puissance émotionnelle et –forcément– la forte personnalité de la voix ainsi que l'instrumentation (guitare, voix, basse, batterie), cet ensemble n'est pas sans connexion avec l'univers que Bertrand Cantat est parfois parvenu à développer, par le passé, chez Noir Désir.

Pour ses moments de forts contrastes, il peut être rapproché du projet ‘Nous n'avons fait que fuir’. Le 21 juillet 2002, Noir Désir avait alors donné à Montpellier, dans le cadre du festival Radio-France, une représentation unique de ce long poème de Bertrand Cantat, mis en musique en direct par Noir Désir.

Programmé par France-Culture, ce projet avait fait l'objet d'une parution en livre CD aux éditions Verticales, en 2004.

Tracklisting de « Chœurs » :

1.         Dithyrambique au soleil
2.         Déjanire
3.         Le Choeur Joie
4.         La puissance de Cypris
5.         Les mouillages
6.         Révélation de l’Oracle
7.         Puisse un vent violent se lever
8.         La victoire de Thèbes
9.         Rien n’est plus redoutable que l’Homme
10.       Heureux sont ceux qui du malheur
11.       Eros
12.       Bury me Now
13.       Dionysos
14.       Elle viendra l’Erinys
15.       Courir sous la pluie
16.       Le Chœur des Oiseaux
17.       Les serviteurs d’Arès